Ketwana, Afrique centrale. Quand la puissante multinationale Auror Corp s'empare de leurs terres, le village se déchire. Fuyant la mort, quatre destins que tout oppose se lient dans l'exil. Célestin, l'intellectuel déchu, et Elias, l'Enfant-Lune albinos traqué par les superstitions, entament une course pour la survie. Bientôt rejoints par Moussa et Joy, ils affrontent un périple impitoyable. Des sables brûlants du désert à l'enfer Libyen, jusqu'au froid glacial d'un camion vers Londres, ils devront déjouer les pièges de la Forteresse Europe et les sbires d'Auror Corp. Plus qu'un thriller implacable, Mwezi est un road-movie d'une urgence poignante où la noblesse de l'ombre et la solidarité deviennent les seules armes face au cynisme industriel.
Ce livre est noté par
@Valérie Lafougère
Chère Valérie,
Il y a des retours de lecture qui touchent juste, et le vôtre tape en plein dans le mille. Savoir que vous avez capté l'essence d'Elias — non pas comme une simple figure symbolique, mais comme le véritable moteur de l'histoire — est sans doute la plus belle des récompenses.
Vous avez posé des mots très justes sur la conclusion : "C'est amer, et c'est juste." Dans la réalité brute de ce monde, on ne terrasse pas les empires, on essaie seulement de sauver sa propre meute.
J'entends aussi parfaitement votre remarque sur le manque de "respirations". Quand on a le nez dans la mécanique du récit pour maintenir la tension de cette fuite en avant, on oublie parfois de laisser le lecteur (et les personnages) reprendre leur souffle. C'est une critique très pertinente et précieuse que je garde en tête.
Ce que vous m'expliquez de votre roman, Les gants blancs, m'interpelle viscéralement. L'exclusion qui, au lieu de briser, finit par forger et révéler ce qu'on a vraiment dans le ventre... c'est une thématique qui résonne très fort en moi. C'est donc avec une authentique curiosité que je vais me plonger dans votre univers.
Merci encore pour l'acuité de votre regard sur Mwezi et pour ce très beau message. À très bientôt, du côté de vos pages cette fois.
Amicalement,
E.L. Selmi
@Raphaël Lylas
Bonjour Raphaël et merci beaucoup ! Je suis ravi que vous ayez aimé. Ayant vécu dix ans en Afrique, j'ai pu m'inspirer de nombreuses rencontres et d'histoires vécues sur place (comme la scène de l'accouchement). J'ai ensuite pris le temps de croiser mes propres souvenirs avec quelques recherches, en ajoutant juste ce qu'il faut de fiction pour en faire un roman. Merci de m'avoir lu !