À chaque fois que l’on aborde le sujet de la corruption des nations, les efforts se concentrent essentiellement sur les dirigeants. Il n’est pas rare de rencontrer un certain nombre de plaintes et de revendications à l’encontre des gouvernements
En fait, l’une des causes principales des reculs des nations consiste bien en la responsabilité directe de leurs citoyens. Justement, leur corruption est un élément majeur de stagnation et même de régression des pays.
Ce livre est noté par
@Haze Bine
Encore un effort, et vous allez devenir le vrai champion du charabia tous azimuts. Mais quel est donc cet ami philosophe que j'aurais cité et qui viendrait d'engager une seconde secrétaire ?!? Parfois, il est bien difficile de vous suivre, au point que je me demande, non sans une certaine anxiété, si vous n'abuseriez pas clandestinement de substances prohibées.
PS : Je vous confie un grand secret, mais promettez-moi de ne le répéter à nulle âme qui vive : peu me chaut que vous me lisiez ou non. Je suis au-dessus de ces préoccupations mercenaires ; je n'écris que pour la petite soeur de la postérité.
@bichet denis
Je vous remercie pour votre commentaire. Vous avez tout à fait compris le drame de nombreux pays qui, malgré la présence de ressources naturelles, sont dans l’incapacité d’évoluer. La corruption des citoyens représente un facteur majeur. Bien sûr, il faudrait encore évoquer le rôle de la justice corrompue.
Généralement, dans les pays de la corruption, s’ajoutent les incivilités. Il y a de multiples raisons à la survenue de cet état. En premier lieu, une éducation précoce des enfants inadaptée. La manière dont on s’adresse aux enfants ressemble à celle de l’adulte. L’on inculque à des gamins, des superstitions, un côté effrayant de la religion, etc.
Les règles de la politesse du quotidien sont pratiquement absentes. Ou alors très complexe. On reconnaît facilement que le pays appartient au tiers-monde dès que l’on y met pied. Je pense mettre une publication sur cet aspect du sous-développement. En espérant ne pas recevoir les bouffées délirantes de certains. Mais, j’en suis habitué, en fin de compte. Il est navrant que des intellectuels s'abaissent à ce niveau.
@Cyrus Slapstick 2
Ce qui gouverne le monde, ce n’est pas la corruption, mais la servitude, la servilité et la soumission. Sous Louis XIV, des aristocrates l’admiraient alors qu’il était sur le pot. Les auteurs indépendants existent depuis plusieurs années. La conséquence en est qu’ici même on trouve des textes qui sont un plaidoyer pour les auteurs de best-sellers, ou bien encore un autre s’épanouissant sur les états d’âme d’une poète bougnate. À quand une cagnotte pour Guillaume Musso ?
Ce qui est préoccupantes « j’écris préoccupantes parce que ce n’est pas la peine de déranger la grammaire pour des types comme vous. », est que vous vous pensez indépendant parce que vous méprisez les autres. En fait, vous n’êtes que le pantin de service.
Vous êtes dans la servilité la plus dégénérée sans vous en rendre compte. Vous applaudissez votre propre vanité et votre propre bêtise en GIFLEs majuscules.
Quant à votre conseil concernant le bain de siège, au vu de résultats désastreux sur vous, ainsi que sur votre ami philosophe, sans façon.
Je ne lis plus le verbiage si long de l’auteur que vous citez. Je voulais demander à ChatGPT de m’en faire un résumé gratuit avec la voix d’Hortense, mais j’ai renoncé. Pourquoi martyriser cette brave intelligence artificielle par la bouffée délirante, toujours de ce grand philosophe que vous citez.
Auparavant, je lisais vos propos sarcastiques, mais honnêtement, vous devenez si tristement pathétique.
Je viens d’apprendre que votre ami philosophe vient de recruter une seconde secrétaire. En effet, il est tellement submergé puisque les grandes maisons d’édition s’arrachent ses textes.
Quel que soit ce que vous publierez, je ne le lirai pas.
@bichet denis
Je vous rassure, votre commentaire ne doit rien à Chateaubriand.
L’effondrement du système de santé en France même, n’est plus à démontrer : la longue litanie des personnes en attente, voire deux ou trois jours dans les couloirs… Les délais interminables pour obtenir un rendez-vous : plusieurs mois pour un spécialiste… Le recours aux médecins non conventionnés, qui se gavent avec des diagnostics faits à la va-vite…
Seuls quelques mandarins encroûtés dans leurs privilèges passés nient cette réalité. Comme si seuls les plombiers pouvaient juger de l'efficacité d'une soudure...
Quant à critiquer la dénonciation de la corruption au prétexte que le texte ne serait pas du Flaubert, c’est tout simplement stupide… Comme disait Audiard, la différence entre la bêtise et l’intelligence, c’est que la première n’a pas de limite...
De fait, je suis partagé entre M. Laurent, qui vous rudoie, et M. Bichet, qui vous encense (chercherait-il, le bougre, à vous stipendier ?). Mais, quoi qu'il en soit, et toutes choses étant égales par ailleurs (ceteris paribus, disaient les anciens Romains), vous avez bien raison de dénoncer ici la corruption de tout un chacun - et je pense à Esaü qui céda jadis son droit d'aînesse contre un plat de lentilles, je pense aussi à ma copine Séraphine qui serait prête à vendre son corps d'albâtre pour une place au prochain concert de Céline Dion. La corruption mène le monde, c'est un fait acquis, et la meilleure preuve en est qu'elle va jusqu'à carier votre propre écrit, qui, en l'état, ressemble fort à un combat de singes. Si c'est fait exprès, c'est très fort ; dans le cas contraire, je serais tenté de vous conseiller les bains de siège. Essayez : vous ne pourrez bientôt plus vous en passer.
Bien à vous.
Mes compétences et ma patience étant limitées, je me suis restreint à la lecture de la section consacrée à la médecine. J’ai eu la surprise d’y découvrir un petit traité de pathologie rédactionnelle. Car il faut reconnaître à ce texte une qualité assez rare : il parvient à traiter d’un problème grave - l’accès aux soins des populations démunies - avec une telle confusion qu’on finit par se demander si la première victime du système de santé n’est pas la syntaxe elle-même.
Dès la première phrase, le lecteur est convié à un remarquable numéro d’équilibrisme : « L’exclusion des personnes démunies de l’accès aux soins est non seulement désastreux ». Le sujet étant l’exclusion, on attendrait simplement « désastreuse ». Hélas, commence ici l'hémorragie grammaticale. La phrase suivante poursuit l’expérience en affirmant que l’accès aux soins est « strictement pénible ». Voilà une expression qui mériterait d’être brevetée : les soins ne sont plus difficiles, coûteux, corrompus ou inaccessibles ; ils sont strictement pénibles. On imagine le fonctionnaire à l’accueil : « Monsieur, votre dossier est complet, mais malheureusement votre souffrance n’est pas suffisamment pénible. Revenez demain. »
Le texte procède ensuite d’une méthode imparable : empiler les catastrophes jusqu’à ce que le lecteur, épuisé, renonce à demander où est l’argument. Maladies, enfants handicapés, insuffisance rénale, épidémies, famine, absence d’hygiène, corruption : tout y passe. Il ne manque guère qu’une invasion de criquets et la chute de l’Empire romain pour achever le tableau.
La démonstration médicale est, elle aussi, d’une remarquable précision... approximative. On apprend ainsi que « les maladies s’accumulent » et constituent un « problème médical à retardement ». Formidable découverte : la maladie aurait donc désormais une minuterie intégrée. On attend presque la suite : Attention, votre tuberculose arrive à expiration dans 48 heures.
Puis vient cette phrase magnifique : « On assistera impuissant aux conséquences suivantes, prolifération de maladies historiques ». Le lecteur reste naturellement perplexe devant ces « maladies historiques ». La peste est-elle historique ? La tuberculose ? La bilharziose ? Faudrait-il distinguer les maladies contemporaines, les maladies médiévales et celles qui, ayant suffisamment vécu, ont obtenu leur carte d’ancien combattant ?
Le passage consacré à l’enfant atteint de valvulopathie est encore plus péremptoire : il « ne peut être traité que par une chirurgie que ces pays ne possèdent pas ». Outre le curieux concept de pays possédant ou non « une chirurgie », la phrase semble avoir découvert une nouvelle spécialité médicale : la chirurgie nationale, probablement conservée dans un placard du ministère de la Santé. Il suffirait donc qu’un pays acquière « une chirurgie » pour résoudre le problème.
Le paragraphe suivant est un chef-d’œuvre de syntaxe en état de choc : « Il en a même des problèmes rénaux qui réclament des dialyses régulières. » Qui est ce mystérieux « il » ? L’enfant ? Le pays ? Le paragraphe précédent ? La grammaire française, sans doute, qui vient elle aussi d’être admise en urgence en néphrologie.
Mais le véritable tour de force est la conclusion : « par la faute d’un nombre plus ou moins important de personnes corrompues, une nation entre dans une souffrance dramatique ». On admirera le degré de précision du diagnostic. Le nombre de personnes corrompues est « plus ou moins important » : voilà une unité de mesure qui pourrait révolutionner la statistique publique. Quant à la nation qui « entre dans une souffrance », on la voit presque pousser la porte d’un cabinet médical : « Bonjour docteur, je suis la République, j’ai mal partout et je pense que c’est la corruption. »
Sur le fond, l’idée initiale n’est pourtant ni absurde ni dérisoire : l’exclusion des plus pauvres du système de santé peut effectivement avoir de graves conséquences individuelles et collectives. C’est même précisément parce que le sujet est sérieux que ce texte souffre autant de son traitement. Au lieu de démontrer, il dramatise ; au lieu de préciser, il accumule ; au lieu d’expliquer les mécanismes, il aligne les calamités comme un présentateur de télévision annonçant la fin du monde.
Le résultat ressemble moins à une analyse de santé publique qu’à une bande-annonce catastrophiste : « Dans un pays où les soins sont difficiles d’accès… bientôt… la dialyse ! Les épidémies ! La famine ! La corruption ! Et, dans le rôle principal, une syntaxe qui ne survivra peut-être pas au deuxième paragraphe. »
En somme, le texte veut dénoncer l’effondrement d’un système de soins et réussit surtout à mettre en soins intensifs la langue française. Le propos méritait une démonstration solide ; il reçoit à la place une avalanche de généralités, de raccourcis et de formulations bancales. La tragédie sanitaire est sans doute réelle, mais la tragédie rédactionnelle est, elle, largement démontrée.