À mon tour d'intervenir sur votre page.
J'ai relu votre texte (pour la 3ème fois depuis sa publication).
D'abord merci, à vous aussi, de ne pas recourir à l'IA.
Ensuite, pourquoi ne pas vous avoir laissé un commentaire...
Parce que j'attendais que d'autres le fassent. Pas toujours le même qui commence..
Et puis c'est un témoignage que vous livrez, pas une oeuvre de fiction.
Délicat de laisser un commentaire sur ce genre de publication.
Hormis votre foi que je respecte mais qui n'est pas ce que je recherche dans le champ de la littérature (sauf si le Ciel est une hypothèse narrative - comme je la pratique dans "Chimères"), je trouve vos premières pages, où vous ne citez pas Dieu, sublimes. Vous n'avez donc pas besoin de votre foi pour faire de la littérature.
Oui, sublimes, absolument (+ la page du cerisier). À reprendre dans un roman...
À propos de "l'apprenti écrivain", je ne partage pas votre point de vue. L'écriture n'est pas toujours un appel. Il faut surtout s'y mettre. Proust, que vous connaissez bien, écrivait jour après jour, vaille que vaille, mû sans doute par sa maladie, l'urgence, mais il n'attendait pas, Il écrivait. Il était pourtant un apprenti écrivain, car tous les écrivains sont des apprentis, ils recherchent à écrire mieux, à écrire loin, à apprendre de leur écriture et à avancer. En revanche, je crois que cette qualification d' "apprenti écrivain" vous est venue de la fréquentation de ce site, et qu'il y a une certaine condescendance de votre part à l'utiliser, car les auteurs sur ce site ne sont pas publiés, n'ont pas été validés... me trompé-je ? ces auteurs-là vous agacent, leur prétention vous agace (et peut-être la mienne :) mais que nous reste-t-il, si nous n'avons pas la prétention de nous mettre nous-mêmes en lumière (qui le fera à notre place ?!)
En revanche oui, l'écriture comme un chemin, une architecture, la mise en œuvre d'un questionnement, je cautionne.
"Se libérer de l'obligation d'écrire" est une phrase qui a son poids. Et qui fait écho, en ce moment, à mes propres pensées.
Merci pour ce texte.
Ces auteurs qui font écrire « leur » livre par une IA ne pourraient-ils pas comprendre qu’on en a NOTRE CLAQUE d’ouvrir des livres pour y entendre toujours la MÊME voix ? La « pensée unique » a fait un petit : le livre unique. Un cauchemar pour les âmes artistes qui recherchent dans les livres la SINGULARITÉ d’un regard, d’une voix, d’une langue. Le livre unique, reproduit à l’infini par une IA bienveillante, je vous le dis à vous, « auteurs » aveugles et muets, ON N’EN PEUT PLUS !!!
Merci @carpov
Je suis touché que vous ayez eu la gentillesse de laisser un commentaire.
Donneur de leçons, oui, sans doute, mais ne trouvez-vous pas beau un ordre du monde où certain.e.s en savent un peu plus que les plus jeunes et ont ainsi la joie de transmettre ce que leur expérience leur a appris ?
Et pour les recettes, je suis d’accord mais il me semblait avoir plutôt évoqué une attitude d’écrivain que donné des recettes. Néanmoins, si vous l’avez perçu ainsi, c’est que ça doit y être à mon insu :-)
Bonjour @Bruno Bonheur,
On sent beaucoup de sincérité et une gravité toute chrétienne dans cette prose poétique un peu donneuse de leçons. J'ai trouvé certaines images originales (le temps comme une maison par ex.), d'autres beaucoup plus attendues, comme le vase vide de l'IA. Les passages sur l'apprenti écrivain me semblent plus faibles du fait de l'emploi du présent de vérité générale. Il n'y a pas de recette, à mon sens, malheureusement et heureusement à la fois.
Publié le 28 octobre 2026
Bruno Bonheur
Biographie
J'aime écrire, je fais de mon mieux, je suis heureux que certains lecteurs apprécient mes textes, mais je sais qu'il existe des...
Ce livre est noté par
Merci beaucoup pour votre commentaire. Il est très riche. Ne l’effacez pas, s’il vous plaît (c’est une tentation que souvent vous eûtes :-)
@L’Adagio
@Bruno Bonheur
À mon tour d'intervenir sur votre page.
J'ai relu votre texte (pour la 3ème fois depuis sa publication).
D'abord merci, à vous aussi, de ne pas recourir à l'IA.
Ensuite, pourquoi ne pas vous avoir laissé un commentaire...
Parce que j'attendais que d'autres le fassent. Pas toujours le même qui commence..
Et puis c'est un témoignage que vous livrez, pas une oeuvre de fiction.
Délicat de laisser un commentaire sur ce genre de publication.
Hormis votre foi que je respecte mais qui n'est pas ce que je recherche dans le champ de la littérature (sauf si le Ciel est une hypothèse narrative - comme je la pratique dans "Chimères"), je trouve vos premières pages, où vous ne citez pas Dieu, sublimes. Vous n'avez donc pas besoin de votre foi pour faire de la littérature.
Oui, sublimes, absolument (+ la page du cerisier). À reprendre dans un roman...
À propos de "l'apprenti écrivain", je ne partage pas votre point de vue. L'écriture n'est pas toujours un appel. Il faut surtout s'y mettre. Proust, que vous connaissez bien, écrivait jour après jour, vaille que vaille, mû sans doute par sa maladie, l'urgence, mais il n'attendait pas, Il écrivait. Il était pourtant un apprenti écrivain, car tous les écrivains sont des apprentis, ils recherchent à écrire mieux, à écrire loin, à apprendre de leur écriture et à avancer. En revanche, je crois que cette qualification d' "apprenti écrivain" vous est venue de la fréquentation de ce site, et qu'il y a une certaine condescendance de votre part à l'utiliser, car les auteurs sur ce site ne sont pas publiés, n'ont pas été validés... me trompé-je ? ces auteurs-là vous agacent, leur prétention vous agace (et peut-être la mienne :) mais que nous reste-t-il, si nous n'avons pas la prétention de nous mettre nous-mêmes en lumière (qui le fera à notre place ?!)
En revanche oui, l'écriture comme un chemin, une architecture, la mise en œuvre d'un questionnement, je cautionne.
"Se libérer de l'obligation d'écrire" est une phrase qui a son poids. Et qui fait écho, en ce moment, à mes propres pensées.
Merci pour ce texte.
Ces auteurs qui font écrire « leur » livre par une IA ne pourraient-ils pas comprendre qu’on en a NOTRE CLAQUE d’ouvrir des livres pour y entendre toujours la MÊME voix ? La « pensée unique » a fait un petit : le livre unique. Un cauchemar pour les âmes artistes qui recherchent dans les livres la SINGULARITÉ d’un regard, d’une voix, d’une langue. Le livre unique, reproduit à l’infini par une IA bienveillante, je vous le dis à vous, « auteurs » aveugles et muets, ON N’EN PEUT PLUS !!!
Cultiver l'entre-soi et promouvoir un livre ne sont-ils pas deux choses différentes ? Où sont les lecteurs extérieurs (exogamie) ?
Entre ceux qui publient leur conversation avec une IA et ceux qui publient un texte écrit par l’IA sans le dire, on est mal barré les amis.
Merci @carpov
Je suis touché que vous ayez eu la gentillesse de laisser un commentaire.
Donneur de leçons, oui, sans doute, mais ne trouvez-vous pas beau un ordre du monde où certain.e.s en savent un peu plus que les plus jeunes et ont ainsi la joie de transmettre ce que leur expérience leur a appris ?
Et pour les recettes, je suis d’accord mais il me semblait avoir plutôt évoqué une attitude d’écrivain que donné des recettes. Néanmoins, si vous l’avez perçu ainsi, c’est que ça doit y être à mon insu :-)
Bonjour @Bruno Bonheur,
On sent beaucoup de sincérité et une gravité toute chrétienne dans cette prose poétique un peu donneuse de leçons. J'ai trouvé certaines images originales (le temps comme une maison par ex.), d'autres beaucoup plus attendues, comme le vase vide de l'IA. Les passages sur l'apprenti écrivain me semblent plus faibles du fait de l'emploi du présent de vérité générale. Il n'y a pas de recette, à mon sens, malheureusement et heureusement à la fois.