Vous avez dédié ce livre à tous ceux qui refusent de renoncer à leur identité, et j'en fais partie. Je suis française de souche, européenne et profondément attachée à mes racines. J'ai relevé quelques phrases : Parler de nos racines ne consiste pas simplement à évoquer un passé lointain...il s'agit de comprendre ce qui nous constitue profondément... car se couper de ses racines c'est risquer de perdre ses repères, de ne plus savoir d'où l'on vient et où l'on va.
Cela est tellement vrai que je vous cite une réflexion d'un célèbre philosophe grec (Aristote) : est aussi facteur de sédition l'absence de communauté ethnique tant que les citoyens n'en sont pas arrivés à respirer d'un même souffle.
Les problèmes que vous évoquez, la recherche d'une identité, se posent aujourd'hui en Europe. Une Europe soumise aux USA, devenue un supermarché ouvert aux quatre vents, dont les langues disparaissent au profit de l'anglais ; l'Europe perd sa diversité, son charme et sa beauté. Afrique ou Europe, il n'y aura pas de sursaut, de renaissance, sans une base ethnique qui rassemble avec des traits communs et c'est ce que voulait dire ce philosophe grec.
Je vous cite : la véritable richesse ne se mesure pas, elle se ressent, elle se vit, elle s'incarne dans ce que nous sommes.
Je tiens à souligner que trop d'ouverture finit par nuire à l'identité et la France est un bon exemple. Conrad Lorenz expliquait les phénomènes naturels : lorsque qu'une espèce étrangère envahit un espace, elle dévore le peuplement précédent et le remplace. L'Afrique est maintenant libérée, mais elle a du chemin à parcourir. Vous vous demandez pourquoi vos richesses si vastes ne profitent pas aux populations ? Je pense qu'il y a plusieurs problèmes : le manque d'unité, la corruption, la démographie et l'intervention des USA après la décolonisation.
Je cite Aristote : la richesse consiste bien plus dans l'usage qu'on en fait que dans sa possession.
Le continent africain a besoin d'une unité économique, une seule monnaie, et des échanges commerciaux développés sans poursuivre des guerres nuisibles. Mais avant tout, la population doit respecter son environnement et la faune sauvage qui est le fleuron de l'Afrique. Un continent sans lions, sans éléphants, serait un désert dans lequel vous n'aurez aucun repère. J'aurais aimé que vous pensiez à eux, car ils font partie de votre histoire. Je cite Aristote : le spectacle de la nature est toujours beau. @Sylvie de Tauriac
Publié le 28 Mai 2026