Actualité
Le 30 mai 2017

5 conseils pour profiter pleinement de la solidarité sur mBS (5/5)

Ah comme il est démodé ce mot "bienveillance". Il fait sourire les gentils qui pensent très fort "il y en a toujours qui sont prêts à se faire avoir", il aiguise les dents des cyniques qui guettent leurs proies à bon marché.
La bienveillance aide les auteurs à progresserLa bienveillance aide les auteurs à progresser

Eh oui, monBestSeller, toutes voiles dehors proclame la bienveillance comme une de ses valeurs centrales. "La critique est aisée mais l’art est difficile", on le reprend à notre compte.  Mais ce n’est pas tout, nous ne donnons pas dans le simplisme.
Si l’on prend le contrepoint de Beaumarchais "Sans liberté de blâmer, il n’est pas d’éloges flatteurs ». Nous y souscrivons aussi. Alors comment gérer cette contradiction apparente ?

Chez monBestSeller, il y a de bons écrivains, de très bons mêmes. Des ouvrages intéressants qui ne sont pas aboutis, des essais qui interrogent, des poètes bons et moins bons, des témoignages et des mauvais livres…

Un critique qui s’attaque à Flaubert ou à Rimbaud a le mérite de défier le monde intellectuel et de se mettre en danger face à des penseurs et interlocuteurs qui peuvent le réduire en miettes. A tout le moins, cela peut faire place à une joute équilibrée, à armes égales, et à un débat.

En contrepoint, quel type de gloire peut-on tirer à "descendre" un auteur inconnu d’un ouvrage inconnu.? La gloire des vaincus (inspiré) !
« A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire » disait notre ami (non ! pas le chanteur). Et c’est cela que nous combattons. Car monBestSeller n’est pas l’espace des « descentes en flamme », c’est l’espace du conseil et de l’écoute, de l’écriture comme rédemption, comme canal d’expression. 
Parce que nous croyons à l’écriture comme thérapie, comme un moyen de se désenclaver socialement, géographiquement, comme un moyen de créer des affinités, des partages. Comme un moyen de dire.

Et cela ne nous empêche pas de proclamer que la littérature de qualité est notre récompense ultime.

Conseil n°5 : La bienveillance

> Au même titre que nous encourageons le retravail de livres non aboutis, nous en trouvons toujours la substance...

Les rédacteurs de monBestSeller parlent essentiellement des livres qui leur plaisent. Nous conseillons à certains auteurs de reprendre et retravailler leurs livres soit pour fautes d’ortographe, soit pour textes destructurés, soit pour… avec quelques conseils.
ET ce, pour une raison évidente : le simple respect des auteurs qui se sont astreints à mettre en avant un travail soigné, leur propre sauvegarde, car l'agression d'un texte inachevé prend le pas sur son sens et sa perception.

> Nous demandons aux lecteurs, auteurs/lecteurs de monBestSeller de la bienveillance dans leurs commentaires.

Bienveillance n'est pas indulgence. Ce qui a plu au lecteur est aussi important que ce qui lui a déplu. Souvent les auteurs tirent de riches enseignements des critiques objectives de leur livre. Et l'absolution aveugle n'a aucun intérêt pour l'auteur. Car la motivation première de nos auteurs est de se mesurer à un lectorat. On peut être critique sans être injurieux ; on peut être sévère sans être blessant.

Car l’idée, c’est de commenter ou critiquer "constructivement" ou de ne pas critiquer du tout.
Mais aussi par-dessus tout de nous aider à repérer les bons textes, et les bons écrits pour que nous puissions les mettre en avant.

Selon Hutcheson, le principe de la vertu dans l'âme, est la bienveillance... Il la définit ainsi : "Une affection qui vous porte à désirer le bonheur de l’autre. Être bienveillant signifie prêter une oreille attentive, remarquer lorsqu'une personne a besoin d'aide, et aider son entourage sans rien demander en retour."

Allez, pas de sentimentalisme, la période ne s’y prête pas… Quoique… si on se laisse un peu aller, les cercles vertueux sont toujours porteurs, à terme.

Et n'oubliez pas...

> Conseil n° 1 : Inviter d'autres auteurs à rejoindre monBestSeller. Découvrez pourquoi c'est au profit de votre intérêt et de votre propre promotion d'auteur indépendant.
> Conseil n° 2 : Contribuer aux articles et aux rubriques du site pour attirer un public large et curieux. Découvrez comment cela profite à votre visibilité, votre audience, la lecture et la promotion de votre livre.
> Conseil n° 3 : Investir en priorité dans les offres du site qui répondent à vos besoins. Découvrez pourquoi cela sert la communauté et votre intérêt particulier : la visibilité, l’audience et la promotion de votre livre auto publié ou auto édité.
> Conseil n° 4 : Partagez vos écrits et commentaires... et ceux des auteurs que vous aimez. Découvrez pourquoi c'est un partage gagnant-gagnant qui amplifie la promotion de l'autoédition de votre livre.

18 CommentairesAjouter un commentaire

@J-C Heckers, Qui sème le vent, récolte la tempête, c'est ce que l'on dit. Toutefois, je ne suis pas rancunier. Regardez, j'ai apporté quelques modifications pour vous faire plaisir.

Publié le 19 Septembre 2017

Onze fois, maintenant, oui. Donc... Si la logique est boiteuse, qu'on la démonte et qu'on me montre quelles pièces manquent ou sont en trop ou sont faussées. Je ne demande pas mieux. Par ailleurs je n'ai de mandat de personne hormis de moi-même pour bondir quand je vois des livres même pas mis en page être vendus à prix d'or, du style qui pourrait mieux faire mais manifestement ne veut pas, ce qui me permet de me prendre des raclées bien méritées. D'ailleurs, pourquoi me préoccuper de ça? La postérité apportera l'oubli à la plupart (je n'ai pas à m'inquiéter de mon devenir en tout cas: un peu d'écume s'évanouissant entre deux vagues). Autant fermer les yeux et laisser faire...

Publié le 19 Septembre 2017

J’ai remarqué une chose sur cette page, c’est que le nom de @J-C Heckers apparaît onze fois. Est-ce que ce Monsieur aurait reçu un mandat de la part de @monBestSeller pour prodiguer des conseils avisés sur la façon d’écrire un livre ? Ne devriez-vous pas modérer ces propos @monbestseller ? Est-il éditeur, a-t-il vendu des millions de livres ou est-il un critique littéraire reconnu par ses pairs ?
La critique comme moyen de promotion, oui, c’est effectivement une stratégie dans le marketing, mais là, on frôle l’écœurement.
De plus, ces diatribes sont soutenues par une logique boiteuse et n’apportent pas grand-chose à la fin. Même dans ses « encensements mutuels », on ressent un certain malaise tellement c’est lourd.
@monbestseller Ne devriez-vous pas revoir certains de vos concepts sur les critiques histoire d’éviter ce genre d’excès ?

Publié le 19 Septembre 2017

Bonjour @monBestSeller et merci pour ce 5ème conseil. Merci aussi aux auteurs qui ont apporté des échanges intéressants dans les commentaires. Si l'on ne sait jamais vraiment où se situent les limites de la bienveillance d'un propos pour celui (ou celle) qui le reçoit, on peut au moins faire attention à garder ce principe en tête à chaque fois qu'on vient s'exprimer. Et si un propos est malgré tout mal reçu, il n'est jamais trop tard pour échanger et s'expliquer. Quant aux éventuels grincheux, jaloux et autres mal lunés, on en trouve partout, même ici. Dans tous les cas, quand on prend la peine de formuler un commentaire, il me paraît normal d'y aborder les points qui nous ont justement gênés, dérangés, ou du moins interpellés. S'il ne s'agit pas d'un travail de bêta-lecture, on peut néanmoins donner des pistes de réflexion et d'amélioration à l'auteur qu'on a lu. Du coup, je dirais que dans l'absolu, les commentaires qui ont le plus de valeur et devraient être le mieux reçus sont justement ceux qui viennent titiller l'épiderme et l'ego d'un auteur. La bienveillance est donc très importante pour faire passer le message, au même titre que l'honnêteté. C'est tout simplement une question de respect au final...

Publié le 13 Juin 2017

Bonsoir. Les "gentils", des centaine de livres sur le sujet depuis 1900.... Pour le dire mieux, les gentils sont les goys... Sinon, ici, une tonne de commentaires, que puis-je rajouter? Soyons conciliant. Peu importe comment l'on écrit du moment que nous ne trempons pas notre plume dans l'eau tiède propres aux pisseurs de copies, auteurs sandwich, du copié collé politiquement correct, (sans compter les "nègres", "Au nom de tous les miens" écrit par Max Gallo entre autres). Et monbetseller promeut des bons, et des moins bons qui s'affirmeront!

Publié le 12 Juin 2017

Comme vous avez raison ! La bienveillance n'est pas une indulgence. J'ajoute qu'il faudrait autant être bienveillant avec les autres qu'avec soi même. Être bienveillant avec soi même signifie accepter la critique constructive et ainsi tirer partie de cette critique pour revoir, corriger, parfaire ses écrits. La bienveillance désintéressée, je l'ai rencontrée. Elle m'a fait grandir car je l'ai accueillie avec reconnaissance. Il faut en permanence se remettre en cause et accepter l'aide avisée d'auteurs qui prennent souvent de leur temps et de leur énergie. J'avoue que je ne prends pas toujours la peine de faire preuve de bienveillance. Peut-être parce que je doute toujours de la pertinence de mon travail. Je vais m'attacher dorénavant à faire profiter cette communauté de mes modestes compétences.

Publié le 01 Juin 2017

@chathymi
Il est vrai que j'ai quelque peu hésité à inclure les hommes dans cette vulnérabilité. lls s'exposent généralement moins, ne donnant pas certains détails de leur vie, s'évitant ainsi l'effet boomerang de leurs aveus.Ils savent davantage comment se donner en pâture et je trouve que l'on apprend d'eux. Toutefois chère Chathymi, vous avez raison de souligner que je n'aurais pas dû employer ce mot. C'est impardonnable en effet : c'est afficher que la femme est un être faible, susceptible de flancher, de quitter une tribune pour marquer à bon droit qu'elle ne veut pas de ce jugement implicite, de cette catégorisation outrancière. Oui @mon BestSeller, la femme n'a pas besoin d'un mot de sollicitude, et même si vous aviez inclus Ivan, vous avez commis une grave entorse à la parité. @J-C Heckers: vous n'avez pas senti l'aggression? Moi qui m'étais imaginée vous avoir envoyé la pique du siècle! J'en serais presque déçue si je n'étais aussi ravie de découvrir que vous êtes un être passionné, par là-même exigeant,vous en imposant beaucoup, et faisant preuve de bien plus d'humilité qu'il n'y paraît au premier abord, à moins que vous n'ayez été en réalité touchant dans votre questionnement, inquiet même de ne pas être mieux perçu. Mais comment se découvrir, comme donner à penser que l'on est charmant si l'on y est pas invité?

Publié le 31 Mai 2017

Chère @VAY Céline. Juste, en passant, et je ne peux pas m'en empècher ;)
- Où êtes vous allée chercher que les femmes sont plus vulnérables? ça alors, j'en reste sur deux ronds de flancs!
@J-C Heckers. Vous me faites tellement rire! Ici, dans mon village il y a un berger qui, le matin, sur la plage, fait mettre son troupeau de chèvres quasiment en rang. Il les fait marcher au sifflet et, pour tout vous dire, on ne voit qu'une seule paire de cornes. Ca rigole pas! C'est fort parceque, voyez vous, il n'y a pas plus indisciplinées que ces bestioles. Bon, c'est vrai, dès qu'il a le dos tourné y'en a toujours quelques unes qui font la bamboula et comme les autres les imitent aussitôt, vous, vous pouvez comprendre l'agacement de notre homme. Et ben, vous me faites penser à Yiorgos! Y'a pas plus gentil que lui, mais personne ne comprends pourquoi il s'y prend de la sorte. Il peut pas s'en empecher, c'est comme moi. J'adore faire la chèvre.
@ Ivan Zimmermann, @Bossy je suis de tout coeur avec vous. Et d'autres.
@monbestseller. Votre site, je l'aime bien. Je suis là, surtout parceque je veux "m'amuser". Ecrire, et partager dans la bonne humeur. Je ne comprends pas votre formule "ne pas flancher".( ma mère l'employait beaucoup. Quand je lui demandais pourquoi, elle me repondait que c'était parcequ'elle avait été élevée chez les soeurs.) Ce serait donc quelque chose lié au sacrifice?Je n'ai pas ce penchant du tout. Si je venais à avoir à vivre des choses difficilement supportables chez vous, soit je vous demanderai d'intervenir en utilisant les lois qui sont faites pour ça (cyberharcellement), soit je partirai. Vous voyez bien que cela n'a rien à voir avec des critiques qui pourraient être déplaisantes pour un "auteur"comme certains ont l'air de penser. Votre message est donc à double sens. Aussi, je ne vais plus intervenir sur cette dernière rubrique. Je vais me concentrer pour finir un"Classiques et moi" et trois autres nouvelles. Concentrer? Ben oui, j'ai pas envie de me faire enguirlander par JC Heckers :)) si je laisse des fautes et des virgules et des points là où il ne s'y attend point....
Belle soirée pour tout le monde. Cha

Publié le 31 Mai 2017

@VAY Céline
Une agression? Ah, non, moi j'ai vu ça comme un tremplin pour faire rebondir l'échange, un petit coup de fouet donnant du piment au dialogue. Quand on a l'occasion de poursuivre sa réflexion ou la rectifier, on en profite. Pareil pour les évaluations et commentaires, sauf mauvaise foi évidente et volonté de nuire, si on vient avec quelques arguments m'instruire que tel texte est ennuyeux à mourir, pénible à lire, ou complètement idiot, je prends le temps de réexaminer ma prose avant de conclure que je la maintiens en l'état (si j'arrive à expliquer pourquoi c'est encore mieux), ou de soupirer en me remettant au travail (dommage, quand on croit en avoir fini, mais bon, s'il faut, il faut), voire de la retirer parce qu'elle n'en vaut pas le coup. Même un jugement d'apparence trollesque, concis et brutal mais assorti par exemple d'une citation dont je devrais être honteux, même ça, j'estime qu'il faut en tenir compte avec sérénité (pas évident) et sérieux. Tout défaut pointé est l'opportunité de progresser, si on commence à se vexer on prend le risque de refuser d'évoluer. J'ajouterai que lorsqu'on publie, ici, là, il y a bien pire que de récolter des volées de bois vert méritées ou non: l'indifférence est bien plus cruelle...

Publié le 31 Mai 2017

@monBestSeller
Tout est dit…
Vous avez employé le mot « flancher »…Je saisis l’occasion pour revenir à mon petit cheval de bataille : pourquoi flanche-t-on ? Pourquoi est-on atteint ? Parce-que l’on a placé toutes nos espérances dans nos écrits ? J’ai à maintes reprises en déposant un commentaire essayé (modestement, dans un but solidaire) d’inviter à rebondir sur les mots ‘image renvoyée », « sphère intime ». Je songeais plus particulièrement aux femmes, à mon sens plus vulnérables. On peut ne pas s’aimer…@Bossy l’a fort bien écrit. On peut le dire, l’amitié est une alchimie et l’auteur en face doit savoir l’entendre. Malgré la meilleure volonté au monde, on ne sait pas toujours pourquoi une remarque blesse. On peut s’en excuser bien sûr quand on l’a compris. Cependant prôner la bienveillance est un peu partir en guerre contre des moulins à vent. Le mot ne supporte aucune définition, il a comme adversaire la sensibilité de l’autre. Le plus sage n’est-il pas d’apprendre à écrire « oui…et » Oui tu me juges, me dis que je suis…Et ? Apprendre à ne pas se sentir agresser c‘est obliger à respecter qui on est, bien mieux que n’importe quelle rhétorique. Un exemple ? La réponse de @J-C Heckers. A mon agression (voulue) à peine voilée il a répondu sans pour le moins du monde se sentir « pris en faute », précisant seulement son point de vue. En cela, je le rejoins pleinement. Un auteur doit pouvoir entendre des critères objectifs, même s’ils viennent détruire ses rêves. Je ne doute pas qu’après avoir lu sa réponse tout un chacun appréciera d’être lu par lui. Cette réponse, je suis allée la chercher. Au risque de me faire fustiger, je soulignerai qu’à mon sens la bienveillance est une notion bien trop relative, bien trop personnelle pour qu’elle ne suppose pas un effort commun. Il n’est jamais agréable pour un auteur de recevoir de l’agressivité en réponse au temps qu’il aura pris pour commenter sa note. JC-Heckers par son commentaire en témoigne. Nous ne sommes pas des colis sur lesquels nous pouvons marquer "fragile, à manipuler avec précaution".Et heureusement car l'esprit humain est ainsi fait, à toujours vouloir s'engouffrer dans la faille entraperçue.

Publié le 31 Mai 2017

@J-C Heckers
Nous sommes profondément d'accord avec vos remarques. Et vous êtes parfois dans le (maximum) d'exigence tolérable. Et c'est pourquoi vous êtes important pour la communauté : ne rien laisser passer dans une forme de fermeté mais dans la justice et l'équité.
@Ivan Zimmermann
@chathymi Je sais ce qui vous assombrit. Notre propos est aujourd'hui d'avancer avec les majorités(:-)). Notre choix consiste à faire évoluer le site avec nos amis. Trop peu nombreux pour une guerre civile à l'interieur... Merci de nous aider à réaliser cela (et de ne pas flancher)

Publié le 31 Mai 2017

.....où l'on sent que l'on n'aborde pas ce qui préoccupe vraiment. Trop "Glyco" comme on dit ici. Et, malveillance, vous connaissez? Même si je n'ai pas eu à l'aborder ici," j'en sais des qui en souffrent". Le pansement n'est pas toujours la bonne indication. Belle journée à tous. Cha

Publié le 31 Mai 2017

Tout il est beau, tout il est gentil ! Magnifique, surtout quand il y a un Troll qui massacre sans lire et que mBS accepte en son sein. C'est beau la solidarité uni-latérale.
Amitiés, Ivan

Publié le 31 Mai 2017

Écoutez et surtout appliquez ces 5 conseils, parmi d'autres tout au long des newsletters et des tribunes, si vous voulez que monbestseller continue sur sa lancée, et vous avec, auteurs de toutes formes d'écriture, aux ambitions multiples, aux rêves inimaginables, aux espoirs ou désespoirs confus. Une maison d'édition qui ne refuse pas les manuscrits, qui ne retourne pas les oeuvres avec une formule plus ou moins consolatrice. Une maison qui vous offre les lecteurs auxquels vous ne pensiez pas, qui vous expose aux commentaires dont vous pouvez tirer orgueil et toujours profit. Nous sommes entre amis, avec nos préférences, avec nos doutes, avec nos soifs exprimées ou secrètes. On peut même se dire qu'on ne s'aime pas ! Et rester ensemble. La preuve est faite, maintenant : Certaines Maisons d'éditions classiques considèrent que mBS constitue un excellent comité de lecture, tout gratuit mon bon monsieur ! De mBS, on passe en librairie, et puis on gagne des prix, on prend racine dans la forêt littéraire aux rameaux fragiles ou aux arbres à vocation centenaire. Vous avez même le droit de ne pas suivre ces conseils, vous ne serez pas chassés...Mais vous tous, vous pourrez dire merci de vous avoir fait naître.

Publié le 30 Mai 2017

@J-C Heckers, je partage l'essentiel de votre commentaire, à une nuance près peut-être, la manière de le dire. Je n'ai été sévère (mais juste) qu'à deux ou trois reprises, vraiment justifiées. J'aurais pu tout aussi bien ne rien relever, c'était des cas désespérés.
Dans d'autres cas, un regard sur les premières pages a été suffisamment dissuasif, j'ai renoncé.
Dans les cas qui ont un rapport avec le sujet de ce conseil, il me semble avoir fait preuve d'un minimum de diplomatie pour signaler une diversité de fautes à corriger, une présentation à améliorer, prodiguant parfois des conseils ou proposant mes services au nom de la solidarité et de l'entraide entre auteurs.
Comme vous le relatez, J-C, certains auteurs le prennent mal, l'échange vire en "eau de boudin". Avec d'autres, c'est le côté positif de la bienveillance qui est perçu ; s'ensuit une solidarité entre auteurs avec bêta-lecture-corrections dans certains cas.
Mais avec @VAY Céline qui avait mal réagi dans un premier temps (voir nos échanges dans la rétrospective publée sous le titre : "Le cercle vertueux du partage entre auteurs" et dans la Tribune du 17 mai), ce n'est pas une forme de bienveillance qui a opéré, c'est une réconciliation fructueuse mettant fin à un malentendu, une forme d'intelligence du cœur et de la raison. Un malentendu initial a ainsi évolué d'abord vers un partage pour nos écrits respectifs, puis vers une coopération qui a trouvé un prolongement dans l'œuvre d'écrivain de Céline. Et cerise sur le gâteau, une amitié complice qui se poursuit.
Dans notre cas d'école, on ne peut certes pas parler de bienveillance, même si elle a fait partie du processus, ce cap à été largement dépassé.
Merci @monBestSeller pour cette série de conseils prodigués aux auteurs, quasiment tous auteurs-lecteurs, et accessoirement aux (seulement) lecteurs pour qu'ils prennent toute la mesure de l'importance de leurs avis pour les auteurs. J'en profite pour adresser une requête aux lecteurs : vos avis nous intéressent, nous sont très utiles, osez nous faire part de votre ressenti. Vous vous exposerez seulement à des échanges enrichissants selon le principe gagnant-gagnant. Au plaisir de vous lire !

Publié le 30 Mai 2017

@VAY Céline
Il faut livrer son âme sans donner l'impression, pardon pour l'image un peu crue, qu'on vient ch... sur votre paillasson. Pour moi ça gâche vraiment tout, parce qu'on se moque bien de ma lecture. Même si la prose est belle, disposée n'importe comment sur une page elle va devenir indigeste, alors si la prose est inaboutie, imaginez un peu... La sollicitude devient très vite difficile. Il faudrait alors moins de la bienveillance que de la complaisance. Désolé, mais pour moi c'est non, parce que c'est hypocrite de la part de qui lit, et ça n'apporte qu'une maigre satisfaction à l'auteur. Il y a des tournures stylistiques qui ne seront pas à mon goût, mais qui seront justes, qui porteront la voix de l'auteur. D'autres, perfectibles et qui ne seront jamais à mon goût, mais perfectibles et c'est ça qui compte, il faut pousser l'auteur à se dépasser. Si chaque âme a son propre vocabulaire, il appartient de le faire apprécier, donc de le mettre en valeur, du mieux qu'on peut. Et puis si on ne le fait pas, qui va croire qu'on prête une attention sincère à ce qu'on a soi-même écrit, qui va croire qu'il y a quelque intérêt à s'attarder sur nos pages ?

Publié le 30 Mai 2017

@J-C Heckers
A vous lire, Monsieur, je n'aurais qu' une envie, vous inciter à relire Monsieur Pagnol. Elles sont jolies , ses phrases sur l' instruction. Faire l'effort de construire sa critique comme vous le faites, et c' est très louable, vous avez pris le temps, ne justifie pas de préférer une tournure stylistique à la sollicitude envers l' auteur qui aura livré son âme. Et l'âme a son propre vocabulaire.

Publié le 30 Mai 2017

Il m’arrive d’être très sévère, au point de noter impitoyablement. Je justifie toujours, c’est la moindre des choses, et n’aurai jamais l’idée stupide de riposter à une mauvaise note par une autre, avec un commentaire de mauvaise foi en prime. J’ai été confronté à ce genre d’attitude navrante, il est vrai plus commode que de reprendre son œuvre pour la rendre au moins lisible (on se contentera de retirer le texte avant de revenir se défouler sur le critique).

La bienveillance, c’est aussi se montrer dur quand il le faut, et si certains le prennent mal, tant pis, d’abord pour eux. Un auteur qui ne respecte pas son lecteur se met dans la position de ne pas être respectable. Or, donner à lire un texte bourré de fautes mis en pages n’importe comment, c’est mépriser qui pourrait s’intéresser à un texte. Et ça ne mérite certainement aucun éloge.

Lorsque je mets ce que certains estiment être une sale note, j’ai conscience (mais pas eux, manifestement) que celle-ci est provisoire et que si les pages sont corrigées, ou du moins présentées de façon moins… précaire, une réévaluation s’imposera. Soit on y gagnera une étoile ou deux, soit je retirerai une évaluation jugée pénalisante.

Mais si l’on se braque, si l’on en vient sans réfléchir aux représailles, pas de bienveillance possible. Certains, hélas, se sentent persécutés dès qu’on vient toucher à leur œuvre fourrée vite fait en Arial 10 sur du A4 (paragraphes sans retrait et sans justification, afin d’en accroître la lisibilité). D’autres ont la certitude d’avoir fondamentalement raison de conserver, des phrases – comme celle-ci –, où, sans conteste la ponctuation erratique, est une souffrance pour l’œil. Pourtant, sévérité n’est pas méchanceté, et bien des auteurs qui se sentent agressés au moindre froncement de sourcil devraient plutôt songer à se mettre le mieux possible en valeur, et donc à revoir leur copie pour que le moindre regard qu’on y porte ne nous dissuade pas de fuir.

La bienveillance, c’est aussi protester. Et d’autant plus vigoureusement qu’on sent qu’un potentiel pourrait se dégager de ce qui ressemble encore à un fatras. Parfois, bien sûr, il n’y aura rien à sauver, et mieux vaut conserver un silence poli. L’indifférence vaut bienveillance, dans certains cas. Pourtant, ne faudrait-il pas pousser à faire mieux, plutôt ? Sachant que ce n’est pas avec des flatteries qu’on y parviendra…

Publié le 30 Mai 2017