Interview
Le 20 aoû 2015

Roman. Gérard Bossy, Prix Concours de l’auteur indépendant !

Lire gratuitement en ligne ou télécharger le roman de Gérard Bossy sur monBestSeller.comDestins décroisés, ses héros se retrouvent dans un dédale de sentiments.

Gérard Bossy reçoit ce mois-ci le prix littéraire des auteurs indépendants. Il signe un beau roman d’Amour éternel. Majuscule de délicatesse et de fraîcheur, il a ému la communauté des lecteurs du site qui l’a soutenu avec ferveur. « Destins décroisés » a été élu Prix Concours du mois d’août. Le thème : ces ratages qui jalonnent notre vie et font que nos destins auraient pu être tout autres. Elle qui cultive le souvenir en bord de Loire, lui qui apprivoise l’oubli sans succès au Pérou... Rencontre avec un auteur heureux si "après avoir refermé le livre, le lecteur regarde passer les nuages avec moins d'amertume au cœur."

Question: 

Votre roman explore d’une autre manière les grands mythes des amours empêchées. Comment vous a-t-il été inspiré ? Et que pensez-vous personnellement de cette « dévotion » à un amour unique ?

Réponse: 

Que  ce soit Wagner ou Shakespeare, en musique comme en poésie, les meilleurs nous empoignent quand l'amour est impossible. Mais dans la vie du commun des mortels, ce qui reste gravé dans le marbre, c'est cet amour imposé puis détruit par le destin (voir mon autre roman Trois jours, Trois nuits). Bien sûr, cette dévotion à un amour unique est une folie. Mais c'est un diamant qui brille dans une vie qui se rend.
Evidemment, dans tous mes textes, le personnage important est féminin. Par définition, il est une fiction et n'existe donc pas dans la réalité. Pour qu'il existe, je l'ai entouré de personnages masculins (Pour faire l'amour, il faut un homme, c'est clair). Il devient alors un mythe. Et c'est le rôle des mythes de faire croire au lecteur que de tels personnages féminins puissent exister dans la vie réelle.
Mon but est atteint si, après avoir refermé le livre, le lecteur regarde passer les nuages avec moins d'amertume au cœur.

Question: 

Vous entraînez le lecteur de Paris aux bords de Loire, puis jusqu’au Pérou que vous semblez bien connaître… Pouvez-vous nous en dire plus sur vos voyages personnels qui semblent nourrir votre récit ?

Réponse: 

Le Pérou a été pour moi, et reste un éblouissement. C'est un coin de terre magique pour son spectacle et l'âme de son peuple capable du meilleur et du pire (voir mon autre roman Jamais les pierres ne sauront). Il a été le premier maillon d'une chaîne professionnelle qui m'a démontré qu'il valait mieux vivre que d'être publié.

Question: 

Votre style d'écriture est à la fois très précis, très descriptif et sans image, sans métaphore. Est-ce ce qui convenait à ce récit ou bien votre style de prédilection ?

Réponse: 

On vous dira aussi que mon style est celui d'autodidacte qui ne sait pas imiter Balzac ou Flaubert. Mes auteurs préférés sont Kafka et Céline : on dit les choses telles qu'elles sont (comme on croit qu'elles sont), même si c'est moins joli.

Question: 

Vous dites avoir travaillé en étroite collaboration avec un écrivain public. Que cherchiez-vous dans cette collaboration et que vous a-t-elle apporté ?

Réponse: 

Ma collaboration avec Estelle est essentielle, car elle m'a permis d'exister techniquement comme livre du futur. Celle qui a saisi, revu et corrigé mon texte est aussi mon premier critique : de tous mes gribouillis qu'elle a mis au propre, "Destins décroisés " était son préféré.

Question: 

Que représente pour vous d’être élu Prix Concours de l’auteur indépendant d’août et votre nomination au Prix Concours 2015 ?

Réponse: 

Cette élection au prix Concours d'Août et la nomination au prix Concours 2015 obtenues directement de mes lecteurs est pour moi une plus belle récompense que serait celle d'un prix Goncourt concédée par un ensemble d'intérêts falsifiés par le commerce de mon intimité révélée aux académies.

Question: 

Que pensez-vous du site monBestSeller, que vous apporte-t-il ?

Réponse: 

J'ai découvert votre site par hasard, et je l'utilise abondamment. Il m'est vite devenu familier et agréable à fréquenter, comme auteur mais aussi comme lecteur. Je suis à une période de la vie où argent et notoriété ne sont plus des critères de conduite.
Je pratique parallèlement la fabrication autonome de mes livres (il est très facile, actuellement, de publier son livre soi-même, entièrement construit, en quantité réduite de 20 ou 30 exemplaires pour le distribuer gratuitement aux proches et aux amis pour un coût d'environ 10 € l'unité). Je mélange ainsi les avis de lecteurs plutôt enclins à l'admiration ou, au contraire très sévères, à ceux de vos lecteurs parfaitement libres de dire ce qu'ils pensent, bien que la critique négative soit trop rare, à mon goût.

Je me sers de ma vie pour publier des histoires, au lieu de publier pour faire ma vie. Vous me direz : "Et pourquoi écrivez-vous ?". Mystère ! D'autres étudient la vie des abeilles ou des grands singes d'Afrique. Moi, j'étudie la vie des personnages que j'invente.

À mon avis, les maisons d'édition classiques (que j'ai fugitivement fréquentées) ont une espérance de vie réduite parce que le progrès a permis à Gutenberg d'éliminer le papyrus.
Bon courage à toute votre équipe, pour un travail que j'estime remarquable de façon générale, en dehors de la distribution des Prix !

Cette interview m'avait échappé, cher ami. J'incite les lecteurs à accepter cette merveilleuse invitation au voyage. Ils trouveront des sentiments épurés, ciselés, sensibles qui les accompagneront sur le chemin des interrogations existentielles, loin des tortures de l'àme et du coeur. Longue vie et longue écriture à "peau de la vieille hutte" !Ta fan acquise mais ça, tu le sais déjà ! lol ! Lamish.
Publié le 10 Janvier 2016
Votre interview me séduit. Très envie de lire vos destins décroisés et de regarder les nuages passer avec encore plus de bonheur au coeur. Vous êtes dès à présent dans ma bibliothèque et j'ai hâte de commencer le voyage que vous nous proposez...
Publié le 21 Septembre 2015
J'aime beaucoup votre phrase 'Je me sers de ma vie pour publier des histoires, au lieu de publier pour faire ma vie.' J'aurais tendance à penser la même chose.
Publié le 20 Septembre 2015