Portrait de livre : Ronin

Auteur
Du 08 aoû 2020
au 08 aoû 2020
Scientifique de formation L.A. Di Paolo se sert de ce socle pour imaginer une civilisation déviée de sa biologie naturelle. La fantasy impose des mondes "surnaturels" comme une évidence aux lecteurs . Le roman de La Di Paolo ne déroge pas à la règle. Du genre littéraire "fantasy", son ouvrage s’assimile alors à un conte merveilleux qui normalise le monde imaginaire. On s’identifie alors à des héros symboliques, mais attention, la nature humaine veille. L'auteur est là pour nous le rappeler.

RONIN : De quoi ça parle ?

La nouvelle Ronin s’inscrit dans l’univers de L’Épopée de K’Tara, une série Fantasy/Science-Fiction qui se déroule sur une lointain planète nommée K’Tara, 3000 ans dans notre futur. La nouvelle offre un regard sur le monde des dieux k'tarans, un monde où l'élite de la société humaine s’est écartée de ses origines biologiques, et où un homme cherche une voie alternative, une voie qui lui permettra de vivre comme les humains étaient censés vivre. 

Qui est l'auteur : L.A. Di Paolo

C'est un italo-canadien-montréalais vivant aux É-U; biologiste, directeur de projets, amoureux des langues et passionné des questions sur la condition humaine. Ses expériences et peut-être quelque sensibilité intérieure, quelque besoin interne, l'ont guidé ici, l' ont poussé à écrire diverses choses, sous diverses formes jusqu’à ce qu’en 2006, il décide d’écrire un conte pour mes enfants, un conte qui devint, bien malgré lui, le premier volume de son premier roman publié en 2018.

Quel a été le point de départ qui vous a inspiré pour votre livre ?

Concernant mon roman amalgameb Fantasy et Science-Fiction, c'est un premier volume de la série très nettement codé comme un conte "Fantasy," Je désirais ardemment—après sa publication—trouver un moyen d’introduire l’élément Science-Fiction avant le troisième tome. Pendant que les idées me traversaient l'esprit sans répit,  je tombai par hasard sur une courte histoire, si simple et si curieuse de Brandon Sanderson, qui m’inspira. La fin de semaine suivante, j’ébauchai la première partie de ce qui devint la nouvelle "Ronin".

Quelles intentions ? Quelle ambition aviez-vous ? (héros / histoire / suspense) Diriez-vous que vous avez atteint vos objectifs ?

Je désirais montrer, par l’entremise d’un conte à la fois drôle et troublant, ce qui pourrait nous attendre si nous continuons à nous distancier de nos origines biologiques tout en introduisant mes lecteurs au monde des dieux des k’tarans. Je dirais que j’ai atteint mon second objectif, mais peut-être pas complétement le premier, car—en relisant la nouvelle—j’ai souvent pensé « merde, j’aurais dû… »

Comment qualifieriez-vous le style de votre livre ? 

Ronin est clairement une nouvelle d'anticipation. Je me sers de ces mondes inventés pour mener une réflexion sur les désirs, les besoins et les modes de communication des êtres humains, tout en explorant les conséquences possibles des changements que les avancées bio/technologiques continueront d’apporter aux relations humaines—des sujets que j’explore, par ailleurs, dans mon blog « The Science of my Fiction. »

Donnez-nous une bonne raison de lire votre livre ! 

C'est une nouvelle légère et facile à lire, mais derrière, il y a tout un cheminement philosophique qui nous conduit à nous interroger sur l'existence de l'Autre, les besoins animaux versus les désirs civilisationnels. Cette histoire de découverte entre un homme qui vit dans un monde où la technologie est poussée à l'extrême dans tout ce qu'elle peut avoir de déshumanisant et une femme qui est charnelle, sensuelle et, en un mot, vivante, a tout pour faire vibrer ses lecteurs. 

Merci @Eva Verna d'avoir lu, de vous être intéressée. Pour ce qui est de mon cheminement, qui sait s'il me mènera où je veux, mais je suis dejà heureux d'avoir réussi à rejoindre le petit nombre d'êtres humains qui ont décidé de prendre et de lire, et surtout d'une grande lectrice comme vous.

Publié le 15 Août 2020

C'est un cheminement intelligent : profiter de son savoir, d'une culture pour partir ailleurs dans un imaginaire qui a néanmoins des racines.

Publié le 13 Août 2020