Séries
Le 11 juin 2016

TANAGA d'Alice Quinn - Chapitre 12 : Trahison

Un nouvel épisode de TANAGA, la série d'héroïc fantasy d'Alice Quinn à retrouver et à lire en ligne gratuitement tous les mercredis et samedis sur le site. Saison 1 : Les ÉCORCHEURS - Chapitre 12 : TRAHISON.
Tanaga. Série héroïc fantasy d'Alice Quinn à lire gratuitement et en exclusivité sur monBestSeller.comTanaga. Série héroïc fantasy d'Alice Quinn à lire gratuitement et en exclusivité sur monBestSeller.com

Chapitre 12

Trahison

Dès qu'elle put sortir du lycée, elle décida de se rendre au chevet de son père pour prendre de ses nouvelles. Sur le trajet, dans le métro, en changeant de correspondance, elle acheta des fruits et un livre de poésie.
On lui permit d'entrer dans la chambre où il reposait, à côté d'un vieux qui toussait beaucoup.
Elle fut heureuse de voir que son père avait les yeux ouverts. Il la regarda s'approcher de lui, pleinement conscient.
– Ma puce. Comment vas-tu ?
– C'est surtout toi, papa ? Je suis tellement triste qu'on se soit disputés l'autre soir. Tu es toujours fâché ?
– Non, je suis même désolé. Pour quelqu'un qui devait rentrer plus tôt et être plus souvent présent, c'est réussi !
– Tu sais qu'ils voulaient me mettre dans un centre, alors j'ai menti, j'ai dit que ma grand-mère vivait avec nous.
– Quelle grand-mère ?
– La mère de maman. Elle est toujours vivante, non ?
– Oui, mais tu sais bien qu'elle divague et qu'elle ne peut pas voyager. Depuis que ton grand-père est mort, elle vit cloîtrée dans la médina d'Abalessa.
– Je sais, mais eux, ils ne le savent pas.
– Écoute, ma puce, on ne peut pas mentir comme ça. Ce ne serait pas sérieux de ma part. Si j'étais sûr que c'était le mieux pour toi, je mentirais bien sûr, mais au contraire, ça m'inquiète beaucoup de te savoir seule à la maison. Comment ça s'est passé hier soir ?
– Très bien, mentit Théo en repensant à l’Écorcheur qui se promenait la nuit précédente dans son propre bureau.
Bien entendu, il était hors de question qu'elle parle de ça à son père. Il la prendrait pour une folle. Elle tenta cependant un petit essai.
– Papa ?
– Oui ?
– Tu crois qu'il existe des mondes parallèles ?
Il sourit gentiment.
– Non, pourquoi, tu y crois, toi ?
– Heu... Eh bien, oui... Pourquoi pas ? Il existe probablement des mondes parallèles avec des forces maléfiques qui essaient parfois de pénétrer le nôtre.
– Et qui y arrivent ?
– Heu, oui, quelquefois...
Il rit franchement.
– Tu as bien raison. Quand on voit les horreurs que peuvent se faire les hommes les uns aux autres, ça ne peut s'expliquer que par des forces du mal qui viennent de mondes parallèles.
– Tu ne me crois pas ?
– Non. Mais je crois qu'il est peut-être sain d'y croire, plutôt que d'accepter intrinsèquement le mal qui est en germe dans chaque être humain. Au moins, si on parvient à chasser l'envahisseur, on a une chance de s’en sortir, n'est-ce pas ?
– Hum...
– Finalement, c'est encore de ton jeu que tu me parles, là ? Sauf que tu le transposes dans notre vie, non ? Pourquoi ?
Théo sentit le terrain devenir glissant et elle préféra changer de conversation.
– Papa ?
– Oui ?
– Elle s'est suicidée, maman ?
Jamais elle ne se serait attendue à la réaction qu'eut son père. Il rougit violemment, puis il blêmit, sembla s'éloigner d'elle et entrer dans une autre sphère, où elle ne pourrait plus jamais l'atteindre.
Des plis se formèrent sur son visage, déformant ses traits en une grimace grotesque et, avec stupéfaction et gêne, elle s'aperçut qu'il pleurait. Des larmes coulaient sur ses joues, qu'il ne cherchait pas à essuyer.
Elle détourna la tête avec malaise, devinant qu'il n'avait pas envie de sa sollicitude et elle attendit que le flot se tarisse.
Au bout d'un petit moment sans paroles, elle l'entendit se moucher bruyamment. D'une voix enrouée, mal équilibrée, il s'adressa à elle :
– Qui t'a dit ça ? C'est faux. C'est un mensonge. Je ne peux pas y croire. Je n'y ai jamais cru. Je ne veux pas.
– Tu veux dire que quelqu'un l'a dit ? Qui ?
Dans un murmure, il répondit :
– La police. Ils ont dit qu'après enquête, il apparaissait qu'elle s'était jetée sans raison d'un seul élan sous les roues d'un autobus qui s'approchait de l'arrêt du car et qui, bien que déjà en train de freiner, n'avait pas pu stopper.
– Comme l'autre.
– Quoi ? Qu'est-ce que tu dis ?
– Non, rien.
Mais elle pensait à la femme qui ressemblait à sa mère et qu'elle avait vue sous ses yeux poussée et non se jeter sous les roues du bus.
– Dis-moi, chérie. Quelque chose te tracasse, je le sens. Qui t'a parlé de cette histoire ? Qui a ressorti ça, devant toi en plus ?
– Non, personne, papa. C'est juste que...
– Quoi ?
– Je ne sais pas si je peux te le dire, tu ne vas pas me croire.
– Mais si, allez, dis-moi...
– Heu... Hier, en rentrant à la maison, pendant que j'étais à l'arrêt du bus, une femme est arrivée. Et elle ressemblait beaucoup à maman, tu sais, alors j'ai pensé à elle, bien sûr. Et là, le bus est arrivé, elle est tombée, elle a été heurté et projetée, je crois qu'elle est morte.
– Mon Dieu, c'est affreux ? Sous tes yeux ?
– Oui.
– Comme moi..., a continué son père.
– Oui, comme toi exactement au même moment.
Emportée par son histoire, Théo ne parvenait plus à retenir ses propos. Elle sentit en continuant qu'elle franchissait une limite et qu'elle aurait mieux fait de se taire, mais elle ne put s'empêcher de poursuivre son récit et de dire la vérité à son père, souhaitant de toutes ses forces qu'il la croie, qu'il la soutienne.
– Mais... Heu, ce n'est pas seulement ça. Il y a autre chose.
– Quoi ?
– Les gens disent qu'elle s'est suicidée, mais moi je sais que non.
– Comment ça, tu sais ?
– C'est parce que j'ai tout vu.
– Tu as tout vu quoi ?
Là, Théo se jeta à l'eau.
– J'ai vu une main qui la poussait, j'ai vu un 4 x 4 qui doublait le bus, qui lui fonçait dedans et qui s'éloignait à toute allure.
– Un 4 x 4 ?
– Oui.
– Mais les autres, qu'est-ce qu'ils ont fait ?
– Les autres ?
– Ben oui...
– Rien... parce que... je crois que... ils n'ont pas vu ça...
– Personne d'autre que toi ne l'a vu ?
– Non. C'est ça qui est bizarre.
– Tu dis que... quelqu'un l'a poussée ?
– Oui. Par-derrière.
– Tu as vu qui ?
– Oui. Heu...
Un sixième sens avertit Théo qu'elle était allée trop loin et que son père ne la croyait pas, même s'il restait très bienveillant à son égard. Elle se retint juste à temps, juste avant de parler de l’Écorcheur.
– J'ai vu quelqu'un qui a disparu tout de suite. Tu crois que c'est possible ? Je veux dire, qu'il vienne d'un monde parallèle, puisque les autres ne l'ont pas vu ?
– Cet assassin serait venu d'un monde parallèle et tu serais la seule à pouvoir le voir ?
Son père avait l'air de plus en plus inquiet. Il la regardait avec des yeux scrutateurs, semblant essayer de déceler en elle le degré du traumatisme qui pouvait la pousser à échafauder de telles élucubrations.
Il ferma les yeux un instant, respira profondément et changea de conversation :
– Comment s'est passée ta soirée, hier ?
– Mais bien, je te l'ai déjà dit. Je me suis fait des spaghettis et puis j'ai dormi. Je ne suis même pas allée sur mon jeu, mentit-elle.
– Je m'inquiète vraiment que tu sois seule. J'en parlerai aux services concernés, pour qu'ils t'envoient dans un centre pendant mon absence. Je préfère te savoir entourée, en sécurité.
Théo ne put retenir un accès de rage, qu'elle masqua du mieux qu'elle put, ne voulant pas se disputer avec son père alors qu'il était si mal en point. Comment lui dire ce qu'elle vivait en ce moment sans qu'il la prenne pour une folle ? Comment partager avec lui son expérience pour bénéficier de ses conseils et de sa protection ?
En même temps qu'elle formulait ces pensées, elle réalisait à quel point ses vœux étaient irréalisables. Son père ne la croirait jamais. Il ne saura jamais qu'il existe, quelque part, dans un univers parallèle, des Écorcheurs en chair et en os et que quelques-uns d'entre eux ont déjà réussi à pénétrer dans notre monde, se dit-elle.
Il ferma de nouveau les yeux et sembla s'endormir. Elle en profita pour se relâcher et laisser tourner son cerveau à vide.
Elle songeait au moment où elle allait rentrer chez elle, ce soir et à la nuit qu'elle allait encore passer seule.
Elle avait peur, mais elle savait maintenant comment éviter de matérialiser des Écorcheurs, en d'autres termes comment les empêcher de pénétrer la réalité et elle espérait bien pouvoir réussir cette nuit encore à les circonscrire. Elle préférait cela à l'obligation de partager des lieux inconnus avec des gens inconnus, loin de son PC.
Une infirmière entra dans la chambre en poussant la porte avec son chariot. Elle demanda à Théo de sortir un instant dans le couloir.
Théo ne sut jamais de quoi son père et cette femme avaient parlé ensemble, mais lorsque Théo revint dans la chambre, son père lui annonça que la psy arrivait.
– Quelle psy ? aboya Théo, immédiatement sur la défensive.
– Je vais t'expliquer. Ne t'énerve pas. Je suis suivi par une psy, car les témoins ont cru que je voulais me suicider, moi aussi. On a déjà longuement parlé de ça, elle et moi. Je la trouve très bien. D'ailleurs, tu sais, elle n'a pas douté un instant de ma sincérité.
Théo se sentit soulagée que son père aborde le sujet et aussi de savoir qu'il niait la tentative de suicide.
– Elle va venir te voir ?
– Non, cette fois, je lui ai demandé de venir spécialement pour toi. Je suis inquiet et je voudrais que nous trouvions une solution pour que tu sois prise en charge durant mon séjour à l'hôpital.
– Tu m'as trahie ! hurla Théo.
Mais quand elle se retourna pour partir précipitamment, elle se rendit compte que, l'air de rien, l'infirmière s'était mise entre elle et la porte et lui barrait le passage. Elle en rougit de rage et de dépit.
Une petite voix intérieure lui conseilla cependant de se calmer très vite et de contrecarrer le plan de son père par un comportement d'un calme olympien.
Elle s'étonna elle-même de sa réaction, sachant très bien qu'auparavant, jamais elle n'aurait eu la présence d'esprit ni la force de contenir ainsi sa colère.
Instinctivement, ses doigts attrapèrent l'épée bijou qui touchait sa peau à la base de son cou et elle sut, en un éclair fulgurant, que sa force lui venait d'elle.
La sérénité l'envahit et un sourire se forma sur ses lèvres, étonnant son père et l'infirmière, qui s'attendaient à une crise. Elle pensa : je suis un Pèlerin Glorieux. Je maîtrise mes émotions. Et elle dit :
– Très bien, mon papounet. Tout ce que tu voudras. Tu es mal en point et je ne veux pas être une source de fatigue supplémentaire pour toi.
Jules n'eut pas le temps de répondre car une dame un peu boulotte, qui avait l'air d'une gentille grand-mère, fit son apparition dans la chambre.
– Bonjour, tout le monde, c'est ici qu'on a besoin de moi ?
Et elle se présenta sous le nom de France Nahal, psychologue à l'hôpital. Ses joues rondes, légèrement roses, rendaient sa physionomie encore plus rassurante.
Son regard était à la fois bienveillant et perspicace et Théo se sentit, à son corps défendant, immédiatement en confiance avec elle.
La dame posa sa cape rubigineuse sur le bord du lit et se pencha pour saisir un dossier dans son sac. Ses cheveux, très longs, étaient retenus par une fine résille irisée. Cette vision donna à Théo une étrange sensation de déjà-vu, sans qu'elle puisse déterminer de quoi il s'agissait exactement.
Jules expliqua la situation, spéciale et urgente, dans laquelle se trouvait sa fille.
– Pourquoi as-tu menti à l'assistante sociale, à propos de ta grand-mère ? demanda madame Nahal, avec une expression réellement intéressée et pas du tout désapprobatrice, qui encouragea Théo à parler.
– Parce que je suis pratiquement adulte. Ça m’exaspère qu’on me traite comme une mineure. D’ailleurs depuis que ma mère est morte, je m’occupe de tout à la maison. Et ça fait longtemps que je reste seule à la maison, des week-ends entiers, par exemple, si papa a une conférence quelque part ! Je fais du baby-sitting depuis que j’ai quinze ans ! Expliquez-moi pourquoi je devrais, sous prétexte que papa est absent quelques jours, devenir comme une infirme qui a besoin qu'on fasse tout pour elle.
La dame sourit discrètement et jeta un coup d'œil vers Jules, qui regardait sa fille d'un air courroucé.
– Théo ? Tu n’es pas obligée d’être impolie, la raisonna-t-il.
– Mais, papa, tu sais bien que c'est vrai.
– Oui, d'accord, mais il n'y a pas que ça.
– Quoi alors ? lui demanda-t-elle sur un ton suppliant.
– Tu sais bien, lui dit-il, un peu gêné. Ce que tu m'as dit tout à l'heure...
– Que j'ai assisté à un accident ?
– Oui et le reste ? L'homme qui a poussé la victime, le monde parallèle ?
– Quel reste ? Quel monde parallèle ? Papa, de quoi parles-tu ? Ce n'est pas ma faute si j'ai assisté à un accident. Bien sûr, c'était horrible, mais je t'assure que ça n'a pas entamé mes capacités à m'adapter dans la vie quotidienne.
Madame Nahal prit la parole :
– Hum... Si je peux me permettre... Heu... Tu aimes les voyages, Théodora ? Tu t'appelles Théodora, n'est-ce pas ?
Théo eut de la peine à retenir un accès de mauvaise humeur.
– Oui. Je veux dire. Oui, pour Théodora et oui pour les voyages.
Elle se demandait où l'autre voulait en venir et quel était le piège.
– Bien. Et est-ce que tu es bonne en anglais ?
Théo rougit. Elle savait que, sur le point de la scolarité, elle était en position de faiblesse.
– Non, répondit-elle à mi-voix. Je sais bien que je vais rater mon bac ! Mais je ne vois pas le rapport. De toute façon, je ne suis bonne en rien...
– Oh, je suis sûre que non, continua la femme. Je suis sûre qu'il y a beaucoup de domaines dans lesquels tu excelles. D'ailleurs, quand tu reviendras, il faudra que nous nous revoyions pour établir ensemble la liste de tous les domaines dans lesquels tu excelles.
– Quand je reviendrai d'où ?
– Je ne sais pas encore et rien n'est sûr, il faut que je parle avec ton père pour voir s'il pourrait financièrement compléter le coût du séjour, mais je peux obtenir une aide d'une fondation pour te faire partir en classe de langue dans un centre linguistique en Angleterre et ainsi tu pourrais bénéficier d'un encadrement de la part d'un organisme, sans être pour autant enfermée dans un centre d'hébergement classique pour enfants, type Ddass. Du même coup, tu améliorerais ton anglais et tu découvrirais un pays que peut-être tu ne connais pas encore. Qu'en dis-tu ?
– Super, s'exclama Jules, enchanté de la proposition. Tu ne trouves pas, Théo ?
Présenté comme ça, Théo ne pouvait pas s'empêcher de trouver l'offre séduisante. Elle avait beau chercher le piège, elle ne le trouvait pas.
En plus, pendant ce temps, elle n'irait pas au lycée ? C'était vraiment cool. Bon, d'accord, elle ne raterait qu'une semaine de cours, puisque c'était bientôt les vacances de Pâques, mais tout de même c'était toujours ça de pris.
Elle sourit avec sincérité et questionna :
– Je pars quand ?
Son père éclata d’un grand rire de soulagement, habitué à plus de résistance de la part de sa fille.
Théo songeait, de son côté, que quelques vacances ne lui feraient pas de mal et dérouteraient peut-être les Écorcheurs qui essayaient de la pister en France.

C’était Trahison, le chapitre 12 de TANAGA - Saison 1 – Les écorcheurs
© Alice Quinn - tous droits réservés – 2016

Rendez-vous mercredi pour le chapitre 13 de la Saison 1 de TANAGA !

 

J’ai voulu retrouver avec ce roman d’héroïc fantasy la joie de l’écriture de feuilletons, qui m’a toujours fascinée. J’espère que vous partagerez cette passion avec moi.
Dans un premier temps, 2 tomes seront donc ainsi déclinés chapitre par chapitre, gratuitement, en ligne, le temps qu’il faudra, à raison de 2 chapitres par semaine, les mercredis et les samedis, à 10 heures.
Si des fautes, des incohérences ou des coquilles se sont glissées à mon insu dans le texte, je vous serais reconnaissante de m’en informer.
D’autant plus que le roman ne sera publié et proposé à l’achat pas avant la mi-Août, je pourrai donc y apporter les corrections et améliorations nécessaires, grâce à vous.
Si vous êtes impatients et que vous désirez connaître la suite, vous avez la possibilité d’acheter tout de suite en pré-commande sur Amazon le roman que vous recevrez automatiquement dès sa publication dans un format numérique.
Merci.

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Illustration couverture par Alex Tuis
Graphisme couverture réalisée par Kouvertures.com

 

@Colette bacro
Oui, j'espère que ma réponse ne vous a pas choquée, mais c'est vrai qu'il y a 1000 façons de considérer son rapport à lécriture.
Pour moi comme le plaisir et la jubilation à écrire prime sur tout le reste,
j'essaie de restituer ce plaisir au lecteur.
Bien entendu, que je gagnerai à peaufiner ma façon d'écrire,
et je vous assure que j'essaie,
mais à chaque fois l'histoire m'emporte.
;-)
@Yannick A. R. FRADIN
Oui, en effet c'est bon signe et j'en suis bien contente!
j'espère que ça va continuer!
Ce qui n'empêche que vos remarques me feront gagner en fluidité surtout,
car vous pointez les lourdeurs et les tics.
C'est super!
pas sûre que je les aurais repérées toute seule,
et j'ai quand même beaucoup relu déjà!
Quand on a le nez dans le cambouis c'est pas évident...
(oui, je sais on dit les mains...)
à bientôt...

Publié le 18 Juin 2016

Bonjour Alice. C'est justement les différences de points de vue qui sont intéressantes^^ Je suis d'accord avec vous quand vous dites que le fond est plus important que la forme. Il est plus facile d'intervenir sur la forme que sur le fond, et quand on n'a à s'inquiéter que de la forme, c'est déjà une très bonne nouvelle. En tout cas, je trouve que vous nous menez sans difficulté avec vous. Je suis content de lire la suite à chaque fois qu'un nouveau chapitre sort. Assez souvent d'ailleurs je rouspète intérieurement car il faut attendre la suite. C'est bon signe non ?

Publié le 17 Juin 2016

@Colette bacro, Chère Colette,
ce sont vraiment deux visions qui s'affrontent ici (gentiment).
Pour moi, la,qualité de l'histoire passe avant la qualité de l'écriture.
Je ne suis pas une puriste et je laisse cette qualité à ceux qui aiment peaufiner l'écriture.
Et j'adore autant lire des histoires superbement écrites, que des histoires qui me font rêver mais qui sont parfois écrites à l'emporte pièce.
Ce qui n'empêche que j'aime recevoir les critiques et voir comment je pourrais m'améliorer.
Mais disons, que le fond m'importe plus que la forme, toujours.
Peut-être parce que je viens de l'écriture du scénario de films.
Bien entendu, l'idéal, est quand la forme est parfaitement au service du fond,
mais mon chemin passe en ce moment par cette chevauchée.
J'en suis heureuse. Pour rien au monde je voudrais m'arrêter dans l'histoire pour améliorer l'écriture.
Ce que j'apprends ici me servira dans le futur...
J'espère toutefois que vous n'en souffrez pas trop?
Ce n'est pas le but! :-)
Mon objectif est de faire passer un bon moment au lecteur...
à bientôt j'espère quand même?

Publié le 13 Juin 2016

@Colette bacro et @Yannick A. R. FRADIN,
Chers lecteurs, j'ai dû d'abord digérer vos remarques avant de répondre.
Bon, je dois revoir mes que et mes qui... C'est clair!
Plus j'avance dans l'action plus je suis prise moi même dans le récit et moins dans la forme.
J'espère que prendre le temps de la correction, quand je le ferai, me permettra de perdre certains tics...
Merci pour votre aide!!!
à bientôt

Publié le 13 Juin 2016

Bonjour Alice et merci pour ce chapitre. Les remarques de Colette sont intéressantes. Je vous propose mes retours ci-après, désolé si c'est un peu volumineux. En espérant que vous trouverez des éléments utiles. « Sur le trajet, dans le métro, en changeant de correspondance, elle acheta des fruits et un livre de poésie. (phrase un peu hachée qui pourrait être fluidifiée) » / « Très bien, mentit Théo en repensant à l’Écorcheur qui (se promenait) (la nuit précédente) dans son propre bureau. (pas sûr que le temps soit adapté / est-ce utile de préciser nuit précédente alors que son père demande hier soir?) » / « Théo sentit le terrain devenir glissant et (elle) préféra changer de conversation. (utile de répéter le sujet?) » / « Il rougit violemment, puis il blêmit, sembla s'éloigner d'elle et entrer dans une autre sphère, où elle ne pourrait plus jamais l'atteindre. (modifier l'ordre de certains mots, notamment des sujets, permettrait probablement de fluidifier cette phrase un peu hachée et lourde) » / « Des larmes coulaient sur ses joues, (qu')il ne cherchait pas à essuyer. (ce que me paraît maladroit, il semble reprendre joues alors qu'en fait il reprend larmes) » / « Elle détourna la tête avec malaise, devinant qu'il n'avait pas envie de sa sollicitude et (elle) attendit que le flot se tarisse. (est-ce utile de répéter le sujet ?) » / « La police. Ils ont dit (qu')après enquête, il apparaissait (qu')elle s'était jetée sans raison d'un seul élan sous les roues d'un autobus (qui) s'approchait de l'arrêt du car et (qui), bien (que) déjà en train de freiner, n'avait pas pu stopper. (ouch ! Beaucoup de que / qui dans cette phrase, ce qui la rend, pour moi du moins, particulièrement indigeste / autobus et car dans la même phrase pour désigner la même chose, ça me gêne également) » / « Mais elle pensait à la femme (qui) ressemblait à sa mère et (qu')elle avait vue (sous ses yeux poussée et non se jeter) sous les roues du bus. (qui que et l'ordre des mots me paraît peu clair et maladroit. Cette phrase est bizarre, encore plus si on la lit à voix haute) » / « Quelque chose te tracasse, je le sens. (quelque-chose) » / « (Et) elle ressemblait beaucoup à maman, tu sais, alors j'ai pensé à (elle), bien sûr. (Et) là, le bus est arrivé, (elle) est tombée, (elle) a été (heurté) et projetée, je crois qu'(elle) est morte. (deux phrases successives commençant par et / beaucoup de elle / manque un e à heurté) » / « Mon Dieu, c'est affreux (?) (pourquoi un ? Ici ?) » / « Comme moi(...,) a continué son père. (virgule après trois points, ça n'est pas possible en typologie) » / « (Elle) sentit en continuant (qu')(elle) franchissait une limite et (qu')(elle) aurait mieux fait de se taire, mais (elle) ne put s'empêcher de poursuivre son récit et de dire la vérité à son père, souhaitant de toutes ses forces (qu')il la croie, (qu')il la soutienne. (beaucoup de que et de elle) » / « J'ai vu une main (qui) la poussait, j'ai vu un 4 x 4 (qui) doublait le bus, (qui) lui fonçait dedans et (qui) s'éloignait à toute allure. (4 fois qui dans la même phrase, ouch !) » / « grosse succession de que et de qui dans le court dialogue qui suit entre Théo et son père, dans chaque réplique ou presque » / « Elle se retint (juste) à temps, (juste) avant de parler de l’Écorcheur. (cette phrase gagnerait sûrement en fluidité en évitant de faire intervenir deux fois juste) » / « J'ai vu quelqu'un (qui) a disparu tout de suite. Tu crois (que) c'est possible ? Je veux dire, (qu')il vienne d'un monde parallèle, puisque les autres ne l'ont pas vu ? (bon, là ça passe, mais j'ai vu tellement de que et de qui jusque-là que je finis par être gêné même quand c'est utilisé à propos^^) » / « Théo ne put retenir un accès de rage, (qu')elle masqua du mieux (qu')elle put, ne voulant pas se disputer avec son père alors (qu')il était si mal en point. (cette surabondance de que relève d'un véritable tic d'écriture:-) ) » / « Comment lui dire ce (qu')elle vivait en ce moment sans (qu')il la prenne pour une folle ? (désolé je ne vois plus que ça^^ Pris hors contexte pas de problème, mais là j'ai l'impression que toutes les phrases sont construites de la même manière, avec une structure identique. Toutes j'exagère mais ça revient très très très souvent, et de manière très très proche) » / « En même temps qu'elle formulait ces pensées, […] loin de son PC. (très grosse succession de elle) » / « Elle demanda à Théo de sortir un instant dans le couloir. Théo ne sut jamais de quoi son père et cette femme avaient parlé ensemble, mais lorsque Théo revint dans la chambre, son père lui annonça que la psy arrivait. (trois fois Théo dans deux phrases dont deux fois dans la même / deux fois son père dans la même) » Bon week-end et à mercredi :-)

Publié le 11 Juin 2016