Veneno sueño.

5 pages de Mani Buenavista.
Veneno sueño. Mani Buenavista.
Synopsis

Podría uno regresar el tiempo por Amor ?
Podría uno ganar una venganza, por Amor ?

Volverse loco de Amor llevaría uno asta la muerte. Si , estoy loco pero de Amor.

118 lectures depuis la publication le 04 Avril 2019

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@Mani Buenavista Quelle idée qu'elle est bonne d'avoir posté une nouvelle en Inuit mâtiné cochon d'Inde ! Parce que, figurez-vous, je parle couramment (couramment, parce que je cours vite) le baragouin (je l'ai appris quand j'exerçais comme fille au pair en Jargonie Orientale), et que Paul-Henri, mon dindon dindonnant et glougloutant ainsi qu'une bouteille de forte gnôle qui se vide dans le gosier d'un polyglotte, possède, lui, à l'instar de Jeanine (ma voyante ultra-lucide assermentée) et de Ladislaw (mon gynécologue d'obédience disneyenne), quelques rudiments de farluchon – ce qui nous a permis, par un joyeux tour de passe-passe linguistique, et en passant par le moldo-valaque, l'ouïgour et le bas-breton, de traduire votre livre et de nous éberluer gravement en découvrant que ça n'était rien d'autre qu'une publicité un peu longuette pour les couches-culottes de la marque Kipiss (je ne la nommerai pas ici, parce que je ne suis pas payée pour faire sa réclame). Mais quel plaisir n'avons-nous pas pris à votre prose débordante de poésie cantabrique, de syntaxe asturienne et d'érudition castillane ! Et plus que tout peut-être, c'est votre recette de torero à la plancha qui nous a précipités, Paul-Henri et moi-même, dans les abîmes de la culinarité prospective. Car cette recette, si banderillante, si olé olé, est tant tellement pleine de promesses gastronomiques que la salive nous est venue aux papilles rien que d'imaginer combien doit être divine la dégustation des oreilles et de la queue du matador, lesquelles (on l'imagine avec un frisson tout oléagineux) doivent croustiller avec suavité sous la dent de l'aficionado. Ah, Monsieur, quel talent vous possédez pour nous faire vibrer l'ombilic au rythme des paellas endiablées, des paso-doble tire-bouchonnés et des poulpes à la galicienne ! Et quelle envie vous savez nous donner de découvrir le chant pelliculeux des castagnettes phocomèles, quand les jardins de l'Alhambra de Grenade s'endorment dans le soir andalou tout piqueté d'étoiles et de sangria ! Je ne sais pas si, dans la réalité de tous les jours, vous êtes fou d'amour, mais je peux vous assurer que, dans le domaine de la littérature, vous êtes un admirable et sacré bon Dieu de chaud lapin ! Amicalement.
Publié le 05 Avril 2019