Nous sommes au début du dix-septième siècle, à la veille de l'expulsion massive des Musulmans d'Espagne, considérés comme un danger mortel dans tout le royaume. L'atmosphère est des plus délétères, mais elle n'empêche pas Hernando, un paysan et un autodidacte morisque, de nourrir une double ambition. Il rêve de devenir avocat alors qu'il ne possède rien de plus que le bagage que le curé du village lui a inculqué, et de conquérir le cœur de la belle Maria qui n'est autre que la fille du comte de Salinas, son suzerain, c'est-à-dire son maître. On le devine, son avenir s'annonce plein d'embûches.
Ce livre est noté par
@Antoine Guy
Bonjour cher Antoine ! Tu permets que je te tutoie ? Je te remercie vivement pour ton commentaire au sujet de mon livre, qui m’a fait beaucoup plaisir. En ce qui concerne mon style, que tu as eu la gentillesse de comparer à celui des auteurs du dix-neuvième siècle (bien qu’il soit très en deçà), tu ne pouvais pas me faire de plus beau compliment. J’ai toujours admiré la littérature de ce siècle que je considère comme le vrai siècle d’or. Nos contemporains les plus illustres le citaient comme référence. François Mauriac, quand il voulait se faire plaisir, lisait un livre de Balzac au hasard. Tu ne t’es pas arrêté là. Tu as estimé que l’histoire des Musulmans d’Espagne, nous renvoie à notre époque présente et peut-être future. Maintenant que j’y pense, cet aspect est probablement un des ressorts qui m’a poussé à me passionner pour la tragédie des Morisques. Un ressort qui était inconscient, qui me parlait sourdement, et qui, maintenant que tu y as mis le doigt dessus, me parait évident. Mais ce qui m’a le plus touché dans ton commentaire, c’est que tu as « tourné avec envie les pages » de mon livre. Je le répète toujours : lorsque j’écris, j’éprouve la hantise d’ennuyer le lecteur. Mais là, par ta voix autorisée, je me rends compte que j’ai échappé à cet écueil. C’est un immense soulagement !
Que te dire de plus, sinon que les trois cœurs que tu m’as adressés, je te les renvoie remplis avec toute ma reconnaissance.
Merci, cher Antoine, et bon fin de week-end !
Bonjour @Vanessa Michel et merci pour votre gentil commentaire ! Bien sûr j'aurais aimé vous voir lire mon livre en entier pour m'en donner un commentaire plus exhaustif, mais je vous comprends très bien. Je vous comprends si bien que je vous signale que j'ai sur le site deux nouvelles très courtes, comme chacun de nous les aime. Elles sont intitulées : " Un mariage d'autrefois " et " Le vieil amiral ". Si vous avez le temps jetez-y un coup d'œil. Bonne journée !
@Zoé Florent Bonjour, chère Michèle,
Les belles étoiles que tu as décernées à mon roman m’ont fait beaucoup plaisir et encore plus ton commentaire. Au moment d’écrire cette histoire, à chaque page, j’avais la hantise d’ennuyer le lecteur, et lorsqu’une lectrice aussi avisée que toi m’affirme qu’elle l’a lue presque d’un trait, je me sens des ailes. En ce qui concerne mon style (si j’en ai un !), tu as mis en plein dans le mille. Dès le lycée, j’avais un penchant prononcé pour le classicisme. J’avais le goût de l’équilibre et la mesure dans l’écriture que je considérais et considère toujours comme devant être au service de l’idée. L’esthétique pour l’esthétique ne signifiait rien pour moi, et j’avais pour principe cette belle phrase de Pascal : « La véritable élégance se moque de l’élégance ». On se rejoint, toi et moi, sur ce point selon lequel l’accessoire ne doit jamais faire oublier l’essentiel et que plus notre phrase colle à ce que nous voulons exprimer, plus elle est belle.
Merci donc chère Michèle pour ton gentil commentaire. Je t’embrasse en te souhaitant une agréable journée. Amicalement, Antar.