Antoine Guy

Biographie

Antoine Guy est consultant spécialisé en télécommunications et cybersécurité. Également journaliste scientifique, il réside aujourd’hui dans les Alpes-Maritimes, à proximité de Sophia Antipolis.
Né à Paris, il passe son enfance au cœur du vignoble champenois, où sa famille s’installe. Très tôt attiré par les sciences, il se passionne pour les débuts de l’intelligence artificielle et les neurosciences. Il poursuit ses études à Lille puis à Lyon, avant de mener une carrière internationale, partagée entre Londres, Paris, la Côte d’Azur, et de nombreux voyages à travers le monde.
Il a publié plusieurs nouvelles, un recueil de poésie, une fiction, un ouvrage humoristique, ainsi qu’une saga en 4 volumes, réunis sous le titre Adolphine ou les lésions dangereuses.

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Antoine Guy a noté ces livres

2.01
Bonjour @Jean-pierre Bontront. J'ai lu la semaine dernière " un printemps de boue ". Je ne suis pas toujours un client facile aussi vais-je commenter ce qui m'a séduit, et ce qui m'a chagriné, si vous le permettez. J'ai apprécié toute l'intrigue, son déroulé, sa logique, la manière dont elle se découvre / révèle au lecteur. Nous sommes dans un bon thriller, où les personnages tiennent bien leur position, remplissent bien leurs rôles et, avantage, ils ne sont pas trop nombreux pour cependant tisser l'histoire. Bref ce côté là est selon moi de très bonne qualité (en plus le capitaine se prénomme Antoine ... alors forcément ... ça rapproche ). Ensuite, la lague, les mots, disent bien l'atmosphère pluvieuse d'une fin d'hiver. Quand on connaît ces régions, je crois qu'on s'y retrouve aisément. Là aussi je donne une bonne note. Mais, voilà le "mais", en refermant le livre j'ai été un peu (c'est très personnel) agacé par une forme de copier/coller rémanent dans les chapitres. Quasiment systématiquement, le chapitre commence par une mise en situation dans un lieu avec la vision, l'odeur, le sensoriel, pour ensuite aller à la narration d'un point qui va faire avancer l'enquête. C'est logique bien sûr, mais c'est trop systématique. Et de plus, on a un peu l'impression (je parle pour moi bien sûr) qu'il s'agit toujours des mêmes sensations et des mêmes adjectifs. L'odeur est toujours celle du café et elle est toujours "âcre", le temps est toujours poisseux, les néons grésillent toujours et partout, le froid gifle toujours les figures, il y a toujours un teint blafard avec des cernes ... je trouve que là vous vous répétez un peu trop. Il faudrait il me semble apporter un peu de diversité dans toutes ces descriptions sensorielles. Mais je propose deux coeurs car je confesse bien volontiers avoir passé un bon moment de lecture, et avoir tourné les pages, comme dans un thriller, avec envie et désir d'aller au bout pour "comprendre". Merci et félicitations.
Publié le 30 Mai 2026
3
Cher @FAKIR - J'ai terminé hier soir Lyna et donc j'ai eu la nuit et ce matin pour " réfléchir " à mon commentaire ! mBS nous invite à l'exercice que nous essayons de mener avec de plus en plus d'acuité et de pertinence, lecture après lecture. Bon, j'imagine que tout cela s'enracine dans du vécu ! L'histoire de la famille, nos véritables origines, nos héritages, les non-dits et el secrets ... un immense océan pour naviguer, où des Freud et j'en passe ont essayé (pas toujours avec succès) de nous donner des boussoles. Mais sur ce point là, je mets largement mes cœurs. J'ai ressenti vos tripes et l'épaisseur de cette histoire de vie. Ensuite, il y a une autre dimension je crois ... le religieux, le sacré et sa transformation (presque inéluctable ?) en rituels, en conventions sociales, en règlementations communautaires, en "moralité" familiale ... je ne vais pas instruire un procès, je prends acte que c'est une grosse pièce de ce puzzle, avec ses bons et ses mauvais aspects. Mais peut-être un dernier niveau de lecture, qui vaut alors le 3ème cœur. Cet enfant (vous donc), n'est-il pas une personnification de ce Liban, éternel et pourtant douloureux. Des parents qui s'aiment mais peut-être pas pour les mêmes raisons, et pas de la même manière. Une naissance oh combien difficile (psychologiquement) ! L'enfant né, mais mal. Une sorte de fatalité de l'arrachement, un destin marqué par le "quitter sa terre". Une nature magnifique mais des communautés qui peinent à le reconnaître, qui en se déchirant abiment en partie l'Eden dans lequel ils sont nés ... l'humanité dans toute sa complexité et dans son appétence pour se rendre la vie compliquée. N'avez-vous pas aussi ainsi exprimer dans cette métaphore/personnification, toute la dramaturgie du Liban et peut-être même du Moyen-Orient ? Enfin, deux mots sur la forme, le style. Original mais respectueux de la langue française, précis, pertinent. Peut-être un petit manque de fantaisie mais le sujet ne s'y prête guère. Merci beaucoup pour cette lecture, et la découverte de l'intimité de la vie de Lyna et de Sam.
Publié le 25 Avril 2026
2.01
Chère @Marie-Amélie Laporte - Vous vous êtes attaquée à des sujets radioactifs, si je puis me permettre ! La politique des extrêmes, la corruption, le grand gendarme du monde, les institutions dictatoriales et orwelliennes, le chantage jusqu'à la chausse-trappe ourdies à desseins, l'instrumentalisation des sentiments et de la sexualité, la perversion narcissique qui ne sa cache même pas ... la religion dévoyée utilisée comme prétexte et source du droit aussi ... pauvre humanité ! Histoire d'en rajouter une couche, vous installez cette dystopie (on l'espère comme telle) dans le contexte de la lutte contre le réchauffement climatique, de la recherche à des alternatives aux énergies fossiles ... l'uranium s'est invité dans l'actu du côté d'Ispahan et d'Ormuz depuis quelques semaines ! Je vous rejoins sur les défis : ils sont nombreux et de grandes amplitudes. Sommes-nous en capacité de les relever ? Une morale subliminale peut-être ? A terme, mieux vaut la "fusion" des familles, des individus et de l'hydrogène, que la " fission " des familles, des sociétés et de l'atome (d'uranium). Et puis ce qui compte, ce n'est pas tant les solutions, les technologies, mais les personnes en charge de les contrôler et de les mettre en œuvre. Une évidence depuis longtemps et pourtant ... Merci - Bravo - Vous devez continuer dans ce sens. Peut-être aurez-vous le temps de faire un détour par mon " Balles perdues " , dystopie qui évoque aussi la fusion de l'hydrogène entre autres choses, un sujet que j'ai pas mal étudié également (les Alpes maritimes où je réside ne sont pas loin d'ITER que j'ai visitée avec un certain éblouissement).
Publié le 17 Avril 2026
2.01
Cher @Frédéric Polizine - ce texte se savoure très agréablement, et visiblement vous aimez le vocabulaire lié aux oiseaux, à la forêt, à la nature ... c'est très bucolique pour certains paragraphes. Pour le reste, la dramaturgie est bien autre, se développe sur un registre plus punchy. On imagine assez bien un Chabrol ou même un Hitchcock mettre en scène cette histoire. Une unité de lieu (quasiment), peu de personnages mais bien campés, une intrigue musclée, limite trash ... de très bons ingrédients pour cette recette. On mange tout ce qu'il y a dans l'assiette et on sauce bien à la fin pour n'en rien laisser. Miam miam. Peut-être un petit bémol sur la fin qui n'a peut-être pas vraiment sa place là, mais qui oblige aussi à porter la réflexion vers d'autres rivages. Alors pourquoi pas ? Mais merci beaucoup. Lu quasiment d'une seule traite, et une jolie satisfaction de lecteur en refermant le livre. Félicitations.
Publié le 07 Avril 2026
3
Cher @STEPHANE GASPARINI - j'ai terminé ce weekend " Guignol ". Je suis un peu " raide " comme lecteur-évaluateur, mais cette fois-ci je mets les 3 cœurs ( habituellement j'en décerne deux ... ). La raison principale : je me suis retrouvé au barycentre d'une pièce de théâtre, d'un conte ( la Belle et la Bête ) et du " Grand Meaulnes " qui siège dans mes œuvres fétiches depuis longtemps. Vous mettez le projecteur sur une série de thèmes que la littérature et le théâtre affectionnent : les idées préconçues, les jugements hâtifs, les jeux (pas très drôles) politiques, les intrigues amoureuses et/ou intéressées, et puis " qui tire les ficelles de ma vie ? Moi, les autres, mon histoire ? " Suis-je en mesure (grâce à l'Amour de l'autre) de reprendre le contrôle des ficelles qui m'animent ? Et puis ... façon Cocteau (thème du miroir) ... notre vie est-elle bien réelle, ou jouons nous une pièce ? Où sont les acteurs et les spectateurs ? Où est la scène et la salle ? Nos vies ... un théâtre d'ombres, un guignol à notre insu ... etc Bref j'ai aimé cet imbroglio de symboles, de second degrés ... Joli texte, profond, interpellant, intelligent dans une forme presque d'autodérision de la nature humaine sur elle-même, sur sa façon d'envisager l'Amour de l'autre avec ou sans idées préconçues. Vous connaissez sûrement cette citation de Cocteau " Les miroirs feraient bien de réfléchir avant de nous renvoyer notre image " ? Bonne continuation sur mBS.
Publié le 02 Avril 2026

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La suite de la saga " Adolphine ou les lésions dangereuses " sera très bientôt disponible sur www.monbestseller.com

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