Bonjour @Jean-pierre Bontront. J'ai lu la semaine dernière " un printemps de boue ". Je ne suis pas toujours un client facile aussi vais-je commenter ce qui m'a séduit, et ce qui m'a chagriné, si vous le permettez. J'ai apprécié toute l'intrigue, son déroulé, sa logique, la manière dont elle se découvre / révèle au lecteur. Nous sommes dans un bon thriller, où les personnages tiennent bien leur position, remplissent bien leurs rôles et, avantage, ils ne sont pas trop nombreux pour cependant tisser l'histoire. Bref ce côté là est selon moi de très bonne qualité (en plus le capitaine se prénomme Antoine ... alors forcément ... ça rapproche ). Ensuite, la lague, les mots, disent bien l'atmosphère pluvieuse d'une fin d'hiver. Quand on connaît ces régions, je crois qu'on s'y retrouve aisément. Là aussi je donne une bonne note. Mais, voilà le "mais", en refermant le livre j'ai été un peu (c'est très personnel) agacé par une forme de copier/coller rémanent dans les chapitres. Quasiment systématiquement, le chapitre commence par une mise en situation dans un lieu avec la vision, l'odeur, le sensoriel, pour ensuite aller à la narration d'un point qui va faire avancer l'enquête. C'est logique bien sûr, mais c'est trop systématique. Et de plus, on a un peu l'impression (je parle pour moi bien sûr) qu'il s'agit toujours des mêmes sensations et des mêmes adjectifs. L'odeur est toujours celle du café et elle est toujours "âcre", le temps est toujours poisseux, les néons grésillent toujours et partout, le froid gifle toujours les figures, il y a toujours un teint blafard avec des cernes ... je trouve que là vous vous répétez un peu trop. Il faudrait il me semble apporter un peu de diversité dans toutes ces descriptions sensorielles. Mais je propose deux coeurs car je confesse bien volontiers avoir passé un bon moment de lecture, et avoir tourné les pages, comme dans un thriller, avec envie et désir d'aller au bout pour "comprendre". Merci et félicitations.
Publié le 30 Mai 2026