Cher @Ernest Cangabir - j'ai terminé les profanateurs et je vais donc vous proposer, en "bon" élève de mBS, un commentaire ! J'ai noté avec deux cœurs pour le fond et la forme, mais avec une petite déception (légère) sur la fin.
Sur le style, vous écrivez avec des phrases et des paragraphes courts, il me semble. Cette syntaxe sert utilement je crois les objectifs du livre. Vous voulez, comme un avocat qui mène sa plaidoirie, défendre / prouver une thèse et pour que la plaidoirie soit convaincante, le ténor du barreau (une femme !), sans abuser des effets de manches, doit dérouler du rationnel, de la logique, du solide pour être irréfutable, même irréfragable (vous utilisez ce joli mot vers la fin). Ceci est très réussi.
Sur le fond, je salue à la fois une certaine prise de risques, et une volonté d'aborder une question qui hante les humains depuis des lustres (et ce n'est probablement pas fini !). Dans le contexte géopolitique qui est le nôtre, votre livre est effectivement un prétexte à dénoncer toutes les dérives instrumentalisantes des religions, les théocraties, les mollarchies, les pseudo républiques bananières ... etc. Ceci n'est pas facile, loin de là, de s'exposer.
Je vous suis volontiers sur les passages proposant des explications physiques, quantiques, biotechnologiques, digitales, et finalement sur vos conclusions sur le vivant, la conscience, l'incarnation, le transhumanisme, ... l'évolution. Ils sont construits quoiqu'un peu tirés par les cheveux ici ou là. Je salue là aussi la démarche, mais je ne prétends pas de mon côté avoir la réponse. Avez-vous raison ou non sur l'existence de Dieu, ou son inexistence, ou sur l'impossibilité / l'inutilité de son existence ? Je n'ai aucune preuve dans un sens ou dans un autre mais j'apprécie l'effort que vous faites pour ouvrir des portes, élargir l'horizon.
Ma petite déception. Que voulez-vous signifier tout à la fin (je ne veux pas divulgâcher ) par le destin final de deux des personnages principaux ? Symbolique ou non ?
Dernier point, vous abordez donc brillamment la question du sacré, de Dieu et du religieux par le biais de la science et/ou de la technologie,, au prétexte d'un procès. Bravo.
Je l'aborde de mon côté par une facétie historique, géopolitique et imaginaire (dans "Balles perdues"). Je serais honoré de vous lire sur ce sujet.
Encore toutes mes félicitations pour l'effort d'écriture, la structuration de l'histoire, la volonté de creuser une question décidément fondamentale.
Une dernière question un peu intrusive qui ne nécessite pas forcément de réponse de votre part. A certains moments du livre vous semblez pencher un peu du côté du christianisme (comme moi !). Ai-je raison ?
Merci du partage. Bonne continuation sur mBS.
Publié le 28 Mars 2026