Merci pour cette balade orthographique... ce n'est pas la première fois que je commets cette faute. Je pense que maintenant j'ai bien saisi la nuance :)
Vous vous trompez pour @Bruno Bonheur. Ce n'est pas qu'un technicien du verbe. Il est bien plus que cela. C'est un auteur complet qui a le droit d'être exigent sur les deux tableaux, le fond comme la forme. Je vous invite à lire sa dernière publication, et à vous souvenir des fictions qu'il a publiées sur le site.
Pour revenir à votre commentaire, je partage votre avis. D'abord le fond, puis la forme, mais l'un ne va pas sans l'autre.
La forme, c'est l'art pour l'art.
Le fond, c'est la substance, la matrice, le graal.
La forme et le fond, c'est l'œuvre.
Et le talent, c'est l'art et la manière au service d'une construction de la pensée.
Lisez "Octobre 2026" de Bruno Bonheur. Tout est dit à ce sujet...
D’ailleurs, vous remarquerez que nos amis Jézabel et @Bruno Bonheur ont cette manie de se retrancher derrière la technique d’écriture, de l’ériger en qualité, comme une barrière, une tour d’ivoire, une forteresse destinée à se prémunir des autres et à échapper à la confrontation des idées. Ils mettent le style et la technique en avant, comme si la forme pouvait tenir lieu de pensée... Une pensée, un fond, un imaginaire poétique littéraire qui présenteraient éventuellement de graves lacunes...
PS ; Pour faire mon Jézabel et @Bruno Bonheur, "balade" dans le sens de promenade ne prend qu'un "l", avec deux "l" c'est une chanson, une ritournelle...
Il faudrait déjà s'entendre sur ce que l’on appelle un auteur… Prenons l’exemple de cette Jézabel : son style et sa syntaxe sont corrects, dignes d’une IA. Mais, sur le plan des idées, aucune pensée profonde ni originale, aucun renouvellement. Le vide sidéral, la même litanie sapho-sarcastique, rejouée cent fois. On finit par entendre les paroles d’un monomaniaque qui ne sait plus que ressasser... Un écrivain, c'est d'abord une pensée, une âme... Le style, l'orthographe, la grammaire, et la syntaxe sont d'agréables ingrédients, ils ne font pas à eux seuls, un écrivain... De même qu'un bon peintre en bâtiment n'est pas forcément Manet, Monet, Van Gogh, ou Chagall ... Il faut distinguer le talent et la technique... L'IA c'est la technique, pas le talent...
Merci d'avoir apprécié cette petite ballade tragique.
Pour revenir à l'IA, l'année dernière je complimentais un poète et j'appris quelques jours plus tard que je m'étais fait avoir. Complètement avoir. J'étais tombé sur un poète malin, ou alors c'était moi le roi de la farce. Un poète criminel, car il a tué mon envie de découvertes sur le site , il m'a aussi ouvert les yeux sur cette escroquerie, ce délit de littérature, ce crime d'assassiner la joie d'ouvrir un livre et de croire être en direct avec l'esprit d'un auteur, avec l'authentique travail d'un auteur.
Et d'ailleurs, il n'était pas un poète.
Évidemment.
Je viens de lire, c’est très beau, émouvant. Cela me fait penser à un poème en prose, un inventaire nostalgique et tragique à la Prévert…
On devine d’ailleurs aisément que l’IA n’est pas capable d’écrire ça. Essayez, par curiosité, de lui proposer le même thème : vous verrez que ce qu’elle écrit sera plat et ennuyeux.
Je me souviens d’une poétesse dont je ne me rappelle plus le nom et que j’appelais « la poétesse en béton ». Elle ne faisait pas la différence entre un poème d’Aragon et un médiocre plagiat écrit par l’IA…
Je comprends votre raisonnement qui est détaillé et logique. Je veux bien admettre que l IA fait des progrès mais il n'y a un je ne sais quoi qui fera toujours la différence. J'ai souvent dit que l IA écrivait mieux que les auteurs moyens mais quelle ne pourra jamais égaler les auteurs qui ont une vraie personnalité. En même temps je pense que l IA est une occasion formidable pour faire le tri entre les écrivains. Pour prendre un exemple que j'ai déjà utilisé on a cru que la photo allait tuer la peinture en fait ça n'a pas été le cas bien au contraire elle correspond à l'apparition d'un formidable mouvement qui est les impressionnistes et de tous ceux qui ont suivi parce que l'homme sera toujours plus fort que la machine.
Ce n'est pas la première fois que vous dites qu'il faut être idiot (je grossis le trait), un piètre lecteur, pour ne pas faire la différence entre un texte IA et un autre. Et ce n'est pas la première fois que je vous réponds que l'utilisation de l'IA n'est pas uniforme.
- Utilisation en amont : écriture d'un premier jet ou du plan.
Puis "humanisation". Difficile de repérer l'IA dans ce cas.
- Utilisation en aval : réécriture d'un texte IA, ou pire IA qui "humanise" une autre IA. Difficile également.
Il y a donc les petits faussaires, les grands faussaires, et puis les salauds qui se font passer pour des auteurs et qui n'ont pas écrit une ligne. Donc, non, on peut ne pas repérer un texte IA ou fait à partir de l'IA. Exception faite des cas grossiers qui vont se raréfier, voire disparaître. Parce que l'IA devient plus maligne chaque jour, et les tricheurs prennent gout à la triche.
Sur ce premier point donc, avec tout le respect que j'ai pour votre intelligence, vous êtes largué, ou naïf.
Sur le deuxième point, à savoir que je ne lis pas les autres auteurs, vous avez presque raison. L'IA m'a tué. Ou plutôt, l'IA a tué mon appétit de lecture. Je suis devenu un juge, un mauvais juge. Car ma lecture est biaisée. Chaque fois que j'ouvre un livre, je crois que l'IA est passée par là. Un juge injuste. Car je crois l'auteur coupable, alors qu'il ne l'est peut-être/sans doute pas. Avant le phénomène IA, je commentais beaucoup, je participais à la vie du site. Aujourd'hui, j'ai l'impression qu'on me roule dans la farine. Alors je ne commente plus, ou presque. Je m'abstiens, et me contente de lire des premières pages en me disant que l'IA est toujours plus maligne, ou le tricheur toujours plus malin. C'est bien triste. C'est tragique.
Cependant, je continue de suivre quelques auteurs que je crois 100%humains, dont vous faites partie.
@L'Adagio Je répondrai d'abord sur l'usage de l'IA qui serait la raison de votre non intérêt pour les autres auteurs.
Je me permets de penser que si un auteur ne fait pas la différence entre un texte écrit par l'IA et un texte écrit par un être humain, qu'il soit bon ou mauvais (le texte), c'est qu'il n'a pas la littérature chevillée au corps ou qu'il a peu de discernement. Ce qui revient au même.
Concernant la conséquence de votre affirmation, je n'en crois pas un mot; vous ne lisez pas les autres auteurs, dont certains sont d'authentiques auteurs, parce que vous ne vous intéressez pas aux autres. Point barre. Ce qui est un peu limitatif pour un écrivain...
Oui, Jourde. Je l’ai lu, c’était très drôle.
Avant (du fait des plateformes comme celle-ci) tout le monde pouvait déjà s’improviser auteur. Mais il y avait parfois des choses intéressantes, au moins pour mieux comprendre ce qu’est la littérature, à travers ce miroir maladroit, parfois grotesque, qu’est la littérature amateur.
Ce que nous sert l’IA (via ces trichauteurs sans estomac et sans honneur), c’est, comment dire, le bégaiement New Âge et sirupeux d’un manuel de développement personnel pour analphabètes. Ce n’est même pas de la merde car la merde au moins a une odeur. C’est pire.
(C’est dommage que vous ayez renoncé au long cours.)
Je suis un auteur à la petite semaine. Je ne cherche plus à faire du long cours, je me laisse porter par mon radeau et j'essaie d'avancer, d'accumuler des petits textes qui me transportent. Revenir sur un texte, c'est ramer à reculons. Pas envie. En fait ce qui me fait plaisir, c'est d'écrire au gré du vent qui me pousse ou de la mer qui me porte. Puis peut-être de faire d'une traversée un recueil. J'aurais eu la satisfaction d'avoir achevé un chemin, avant d'en reprendre un autre, ou de m'arrêter. Et tout cela avec un immense sérieux. Tout ce que je publie est examiné à la loupe, même si je laisse passer parfois des fautes énormes (que m'arrive-t-il ?!)
Quant à l'IA, oui, c'est la fin d'un monde.
Tout le monde peut s'improviser auteur, sans même écrire une ligne.
C'est même à la mode.
Je suis atterré, moi aussi.
"La littérature sans estomac" avait écrit un auteur il y a une vingtaine d'années. Jamais ce titre n'a été aussi vrai.
Oui, il y en a beaucoup, vraiment beaucoup.
Avant on avait des trucs mal écrits et sans imagination ni talent (en général).
Maintenant on a des trucs écrits par l’IA. Le même vivier d’auteurs, mais qui n’essayent plus de rédiger par eux-mêmes. L’uniformité du mal écrit a laissé place à l’uniformité d’une « langue » ultra stéréotypée et vide. C’est bien triste en effet.
Pour votre histoire, pourquoi ne pas consacrer vos trois ou quatre pages au seul récit de la rencontre (l’idée du coucher de soleil est pas mal) ? Il n’y a aucune obligation à présenter à chaque fois un texte achevé et prêt à rejoindre un recueil. L’idée de collectionner des textes n’est pas forcément la plus fertile. Se méfier de de l’accumulation et de la vitesse :-) Sauf si vous vendez vos bouquins à la tonne.
La dernière phrase est un écho au paragraphe où il reconnait l'avoir beaucoup écoutée. Mais en effet, cette phrase peut priver la chute de son effet. Dont acte :)
Pour le reste, dans ce genre de texte, je suis le mouvement de ma pensée qui, j'espère, deviendra celui du lecteur. D'où cette préférence du format court où j'essaie vraiment de coller à un cheminement spontané, mais évidemment relu, et 10 fois relu. D'où la difficulté d'ajouter un "méandre" d'écriture qui ferait perdre à mon premier jet sa spontanéité.
En revanche, si vous avez noté un certain formalisme, ou une construction mécanique, c'est que le texte est raté.
Hypothèse que j'accepte. Car Je n'ai pas le recul du lecteur, encore moins le vôtre.
Merci de ce commentaire qui me sera utile pour mes prochains textes.
(j'ai changé le prénom qui devient "Marie". Pas de raison particulière pour "Marie-Madeleine", ça sonnait bien quand j'écrivais l'histoire)
Pour l'IA, vous connaissez en effet ma position.
À quoi sert d'écrire, si c'est pour tricher.
Et des tricheurs, il me semble qu'il y en a beaucoup sur le site (et dans les éditions traditionnelles).
C'est pourquoi je ne commente plus.
Je me méfie maintenant de tous les auteurs.
C'est bien triste.
J’enlèverais la dernière phrase.
Le choix du prénom : je pense forcément à celle de Jésus. Marie ou Madeleine, plus simplement ? Ou alors il y a une raison à ce choix ?
Et merci de ne pas utiliser l’IA : une voix singulière, c’est ça le vrai « feel good » qui fait du bien.
PS : sur le fond, je pense que vous privilégiez trop systématiquement les constructions de phrases et de textes fermées (parfaites au sens de closes). Cela risque de vous éloigner de la vie qui est justement le titre de ce texte.
Attention à un certain formalisme : il faut que ça sente la vie (qui est si fragile et incohérente et illisible et désordonnée et imprévisible) ! Il faut que le lecteur puisse se perdre et se retrouver, qu’il ait le sentiment que cela nait sous ses yeux. Bref, à déverrouiller un peu si vous me permettez ce conseil qui ne vaut que dans la mesure où il peut vous aider.
Ce livre est noté par
@LA NUIT LES ETOILES
Merci pour cette balade orthographique... ce n'est pas la première fois que je commets cette faute. Je pense que maintenant j'ai bien saisi la nuance :)
Vous vous trompez pour @Bruno Bonheur. Ce n'est pas qu'un technicien du verbe. Il est bien plus que cela. C'est un auteur complet qui a le droit d'être exigent sur les deux tableaux, le fond comme la forme. Je vous invite à lire sa dernière publication, et à vous souvenir des fictions qu'il a publiées sur le site.
Pour revenir à votre commentaire, je partage votre avis. D'abord le fond, puis la forme, mais l'un ne va pas sans l'autre.
La forme, c'est l'art pour l'art.
Le fond, c'est la substance, la matrice, le graal.
La forme et le fond, c'est l'œuvre.
Et le talent, c'est l'art et la manière au service d'une construction de la pensée.
Lisez "Octobre 2026" de Bruno Bonheur. Tout est dit à ce sujet...
D’ailleurs, vous remarquerez que nos amis Jézabel et @Bruno Bonheur ont cette manie de se retrancher derrière la technique d’écriture, de l’ériger en qualité, comme une barrière, une tour d’ivoire, une forteresse destinée à se prémunir des autres et à échapper à la confrontation des idées. Ils mettent le style et la technique en avant, comme si la forme pouvait tenir lieu de pensée... Une pensée, un fond, un imaginaire poétique littéraire qui présenteraient éventuellement de graves lacunes...
PS ; Pour faire mon Jézabel et @Bruno Bonheur, "balade" dans le sens de promenade ne prend qu'un "l", avec deux "l" c'est une chanson, une ritournelle...
Il faudrait déjà s'entendre sur ce que l’on appelle un auteur… Prenons l’exemple de cette Jézabel : son style et sa syntaxe sont corrects, dignes d’une IA. Mais, sur le plan des idées, aucune pensée profonde ni originale, aucun renouvellement. Le vide sidéral, la même litanie sapho-sarcastique, rejouée cent fois. On finit par entendre les paroles d’un monomaniaque qui ne sait plus que ressasser... Un écrivain, c'est d'abord une pensée, une âme... Le style, l'orthographe, la grammaire, et la syntaxe sont d'agréables ingrédients, ils ne font pas à eux seuls, un écrivain... De même qu'un bon peintre en bâtiment n'est pas forcément Manet, Monet, Van Gogh, ou Chagall ... Il faut distinguer le talent et la technique... L'IA c'est la technique, pas le talent...
@LA NUIT LES ETOILES
Merci d'avoir apprécié cette petite ballade tragique.
Pour revenir à l'IA, l'année dernière je complimentais un poète et j'appris quelques jours plus tard que je m'étais fait avoir. Complètement avoir. J'étais tombé sur un poète malin, ou alors c'était moi le roi de la farce. Un poète criminel, car il a tué mon envie de découvertes sur le site , il m'a aussi ouvert les yeux sur cette escroquerie, ce délit de littérature, ce crime d'assassiner la joie d'ouvrir un livre et de croire être en direct avec l'esprit d'un auteur, avec l'authentique travail d'un auteur.
Et d'ailleurs, il n'était pas un poète.
Évidemment.
Je comprends votre raisonnement qui est détaillé et logique. Je veux bien admettre que l IA fait des progrès mais il n'y a un je ne sais quoi qui fera toujours la différence. J'ai souvent dit que l IA écrivait mieux que les auteurs moyens mais quelle ne pourra jamais égaler les auteurs qui ont une vraie personnalité. En même temps je pense que l IA est une occasion formidable pour faire le tri entre les écrivains. Pour prendre un exemple que j'ai déjà utilisé on a cru que la photo allait tuer la peinture en fait ça n'a pas été le cas bien au contraire elle correspond à l'apparition d'un formidable mouvement qui est les impressionnistes et de tous ceux qui ont suivi parce que l'homme sera toujours plus fort que la machine.
@LA NUIT LES ETOILES
Ce n'est pas la première fois que vous dites qu'il faut être idiot (je grossis le trait), un piètre lecteur, pour ne pas faire la différence entre un texte IA et un autre. Et ce n'est pas la première fois que je vous réponds que l'utilisation de l'IA n'est pas uniforme.
- Utilisation en amont : écriture d'un premier jet ou du plan.
Puis "humanisation". Difficile de repérer l'IA dans ce cas.
- Utilisation en aval : réécriture d'un texte IA, ou pire IA qui "humanise" une autre IA. Difficile également.
Il y a donc les petits faussaires, les grands faussaires, et puis les salauds qui se font passer pour des auteurs et qui n'ont pas écrit une ligne. Donc, non, on peut ne pas repérer un texte IA ou fait à partir de l'IA. Exception faite des cas grossiers qui vont se raréfier, voire disparaître. Parce que l'IA devient plus maligne chaque jour, et les tricheurs prennent gout à la triche.
Sur ce premier point donc, avec tout le respect que j'ai pour votre intelligence, vous êtes largué, ou naïf.
Sur le deuxième point, à savoir que je ne lis pas les autres auteurs, vous avez presque raison. L'IA m'a tué. Ou plutôt, l'IA a tué mon appétit de lecture. Je suis devenu un juge, un mauvais juge. Car ma lecture est biaisée. Chaque fois que j'ouvre un livre, je crois que l'IA est passée par là. Un juge injuste. Car je crois l'auteur coupable, alors qu'il ne l'est peut-être/sans doute pas. Avant le phénomène IA, je commentais beaucoup, je participais à la vie du site. Aujourd'hui, j'ai l'impression qu'on me roule dans la farine. Alors je ne commente plus, ou presque. Je m'abstiens, et me contente de lire des premières pages en me disant que l'IA est toujours plus maligne, ou le tricheur toujours plus malin. C'est bien triste. C'est tragique.
Cependant, je continue de suivre quelques auteurs que je crois 100%humains, dont vous faites partie.
@L'Adagio Je répondrai d'abord sur l'usage de l'IA qui serait la raison de votre non intérêt pour les autres auteurs.
Je me permets de penser que si un auteur ne fait pas la différence entre un texte écrit par l'IA et un texte écrit par un être humain, qu'il soit bon ou mauvais (le texte), c'est qu'il n'a pas la littérature chevillée au corps ou qu'il a peu de discernement. Ce qui revient au même.
Concernant la conséquence de votre affirmation, je n'en crois pas un mot; vous ne lisez pas les autres auteurs, dont certains sont d'authentiques auteurs, parce que vous ne vous intéressez pas aux autres. Point barre. Ce qui est un peu limitatif pour un écrivain...
Oui, Jourde. Je l’ai lu, c’était très drôle.
Avant (du fait des plateformes comme celle-ci) tout le monde pouvait déjà s’improviser auteur. Mais il y avait parfois des choses intéressantes, au moins pour mieux comprendre ce qu’est la littérature, à travers ce miroir maladroit, parfois grotesque, qu’est la littérature amateur.
Ce que nous sert l’IA (via ces trichauteurs sans estomac et sans honneur), c’est, comment dire, le bégaiement New Âge et sirupeux d’un manuel de développement personnel pour analphabètes. Ce n’est même pas de la merde car la merde au moins a une odeur. C’est pire.
(C’est dommage que vous ayez renoncé au long cours.)
@Bruno Bonheur
Je suis un auteur à la petite semaine. Je ne cherche plus à faire du long cours, je me laisse porter par mon radeau et j'essaie d'avancer, d'accumuler des petits textes qui me transportent. Revenir sur un texte, c'est ramer à reculons. Pas envie. En fait ce qui me fait plaisir, c'est d'écrire au gré du vent qui me pousse ou de la mer qui me porte. Puis peut-être de faire d'une traversée un recueil. J'aurais eu la satisfaction d'avoir achevé un chemin, avant d'en reprendre un autre, ou de m'arrêter. Et tout cela avec un immense sérieux. Tout ce que je publie est examiné à la loupe, même si je laisse passer parfois des fautes énormes (que m'arrive-t-il ?!)
Quant à l'IA, oui, c'est la fin d'un monde.
Tout le monde peut s'improviser auteur, sans même écrire une ligne.
C'est même à la mode.
Je suis atterré, moi aussi.
"La littérature sans estomac" avait écrit un auteur il y a une vingtaine d'années. Jamais ce titre n'a été aussi vrai.
Oui, il y en a beaucoup, vraiment beaucoup.
Avant on avait des trucs mal écrits et sans imagination ni talent (en général).
Maintenant on a des trucs écrits par l’IA. Le même vivier d’auteurs, mais qui n’essayent plus de rédiger par eux-mêmes. L’uniformité du mal écrit a laissé place à l’uniformité d’une « langue » ultra stéréotypée et vide. C’est bien triste en effet.
Pour votre histoire, pourquoi ne pas consacrer vos trois ou quatre pages au seul récit de la rencontre (l’idée du coucher de soleil est pas mal) ? Il n’y a aucune obligation à présenter à chaque fois un texte achevé et prêt à rejoindre un recueil. L’idée de collectionner des textes n’est pas forcément la plus fertile. Se méfier de de l’accumulation et de la vitesse :-) Sauf si vous vendez vos bouquins à la tonne.
@Bruno Bonheur
La dernière phrase est un écho au paragraphe où il reconnait l'avoir beaucoup écoutée. Mais en effet, cette phrase peut priver la chute de son effet. Dont acte :)
Pour le reste, dans ce genre de texte, je suis le mouvement de ma pensée qui, j'espère, deviendra celui du lecteur. D'où cette préférence du format court où j'essaie vraiment de coller à un cheminement spontané, mais évidemment relu, et 10 fois relu. D'où la difficulté d'ajouter un "méandre" d'écriture qui ferait perdre à mon premier jet sa spontanéité.
En revanche, si vous avez noté un certain formalisme, ou une construction mécanique, c'est que le texte est raté.
Hypothèse que j'accepte. Car Je n'ai pas le recul du lecteur, encore moins le vôtre.
Merci de ce commentaire qui me sera utile pour mes prochains textes.
(j'ai changé le prénom qui devient "Marie". Pas de raison particulière pour "Marie-Madeleine", ça sonnait bien quand j'écrivais l'histoire)
Pour l'IA, vous connaissez en effet ma position.
À quoi sert d'écrire, si c'est pour tricher.
Et des tricheurs, il me semble qu'il y en a beaucoup sur le site (et dans les éditions traditionnelles).
C'est pourquoi je ne commente plus.
Je me méfie maintenant de tous les auteurs.
C'est bien triste.
J’enlèverais la dernière phrase.
Le choix du prénom : je pense forcément à celle de Jésus. Marie ou Madeleine, plus simplement ? Ou alors il y a une raison à ce choix ?
Et merci de ne pas utiliser l’IA : une voix singulière, c’est ça le vrai « feel good » qui fait du bien.
PS : sur le fond, je pense que vous privilégiez trop systématiquement les constructions de phrases et de textes fermées (parfaites au sens de closes). Cela risque de vous éloigner de la vie qui est justement le titre de ce texte.
Attention à un certain formalisme : il faut que ça sente la vie (qui est si fragile et incohérente et illisible et désordonnée et imprévisible) ! Il faut que le lecteur puisse se perdre et se retrouver, qu’il ait le sentiment que cela nait sous ses yeux. Bref, à déverrouiller un peu si vous me permettez ce conseil qui ne vaut que dans la mesure où il peut vous aider.