@Fiorina Salerno
Style romancé qui me plaît bien. Je vous invite à lire les textes de Lord Dunsany, démons et merveilles, dans une traduction de Julien Green. Ceci pour le style.
Éventuellement, si vous pouvez supprimer « car » dans la phrase, « car s’il n’avait pas fui... » cela provoque une petite dissonance. C’est un avis strictement personnel.
Je suis profondément en opposition avec ce que vous dîtes. En premier lieu, le monde n’a pas d’existence, le destin pareillement. Les arbres, les oiseaux, les montagnes, les pluies, le tsunami, les torrents ne possèdent aucune conscience. Ils ne sont responsables de rien. C’est nous, par notre esprit, qui les relions pour en faire une entité. Qui, je le rappelle, ne possède aucune existence. Pareillement pour le destin.
Nous sommes les habitants d’une planète dans laquelle nous sommes inadaptés. Justement, la démarche de votre héros s’inscrit dans une recherche de l’adaptation. Et du surpassement de quelque chose que l’on appelle, condition humaine. Parce qu’il refuse son destin, Christos parcourt les horizons. Qu’il meure ou non ne possède aucune importance. Ce qui compte est ce qu’il entreprend pour échapper à sa destinée d’humain ou non.
Dans le mythe de Sisyphe, Albert Camus présente un héros qui se cristallise avec son rocher. J’ai toujours pensé qu’il s’agissait d’une erreur. Sisyphe aurait dû se détourner des dieux qui l’ont condamné : c’est moi qui vous ai créé, vous n’existez pas. À ce moment, Sisyphe pouvait abandonner la pierre et partir ailleurs. Pour une autre condition à découvrir. Comme Christos.
Concernant le libre arbitre, éventuellement, dans un autre commentaire, je pourrais vous proposer ma vision. Quoi qu’il en soit, je voudrais rappeler que je ne possède aucune formation littéraire ou philosophique.
PS : Pourquoi ne pas faire de vos textes et de vos contes des audios pour des podcasts. Je vous remercie pour élever le débat.
Publié le 26 Mars 2026