Holzer est riche, bel homme, artiste de la chose, mais crétin. Les femmes relaient l’information : tu passes une nuit de rêve avec lui, surtout empêche-le de causer.
Durant un dîner galant, une jeune femme de 20 ans vêtue d’une gabardine, un béret sur la tête l’aborde. Elle lui annonce qu’elle est la fille de Claire Martin qui est décédée. Elle ne reste avec lui que cinq jours, le temps de faire sa connaissance, par la suite, elle disparaîtra à jamais.
À travers les souvenirs tristes de Christian, on découvre l’amour immense qu’il portait à la mère de cette inconnue. Holzer, le crétin, pourrait-il surmonter une seconde séparation ?
Malgré la désinvolture du style narratif, c'est ’une histoire triste et tragique, qui, je l’espère, saura vous amuser, pourquoi pas vous émouvoir.
Ce livre est noté par
@Capucine Fleur
Je vous remercie pour votre commentaire. J’ai délibérément opté pour un style sarcastique et ironique. J’ai enlevé des liaisons entre mots et phrases telles que, « car, cependant, mais, et… »
Ce style narratif me sert d’arrière-fond pour y greffer des moments dramatiques. Lorsque Christian Holzer porte sa fille le long des escaliers, j’ai voulu suggérer qu’au cours de cette montée, il vit la naissance, puis l’évolution de sa fille. Il vécut avec elle, l’espace de quelques instants, ce qu’il n’a jamais connu.
Pareillement, la visite de l’appartement, ou encore du cimetière, représentent des instants de tragédie que je décris avec un style différent.
Lors des préparatifs pour le départ vers Paris, Holzer se comporte comme un gamin, Lydie comme sa maman. Je fais une description infantile de Christian que je brise par le fait que, subitement, Lydie se jette dans les bras de son père, se met à sangloter.
Lorsque Holzer descend à la cuisine en empruntant les escaliers, je suggère que, à aucun moment, ses pieds ne touchent les marches. Symboliquement, il fait de la lévitation. Lorsqu’il éteint derrière lui les lumières, l’obscurité ne l’atteint jamais, ce qui est impossible.
Cet homme a tellement été meurtri qu’il en devient insouciant. Le regard d’autrui ne l’intéresse plus. Pour cette raison, il grimpe le trottoir en prononçant, ET HOP. Ce n’est qu’au moment où sa fille accepte de faire la même chose, qu’elle est prête à vivre avec son père.
Le tragique a été atteint lorsque Claire Martin qui quitte définitivement son amoureux, se rend compte de son erreur. Elle est prisonnière d’elle-même, elle ne peut plus faire marche arrière. Elle se prend photo en pleurant et en ce grimant en clown. J’ai voulu rendre, de façon indirecte, la tragédie. Ce sera cette même photo qui, 20 ans plus tard, sauvera sa fille du même son sort.
@VeroniqueD
Je vous remercie pour votre commentaire. Je suis désolé pour ce retard ainsi que pour avoir mal interprété vos propos. En ce moment, je suis épuisé par les réseaux sociaux. Il était important pour moi d’y prendre du recul pour ensuite les quitter progressivement. Cette histoire raconte le drame de deux personnes qui s’aiment intensément. Cependant, l’idéologie l’emporte. Certains faits sont basés sur des événements réels. J’avais vu, il y a plusieurs années, un reportage dans lequel des familles communistes se mettaient en retrait de la société. Entre autres, ne fêtaient pas Noël. Éventuellement, je vous invite à écouter la cantate Staline. Vous la trouverez en recherchant sur YouTube.
https://www.youtube.com/watch?v=b63qOLqNCX4
Elle est envoûtante.
Une femme devrait s'intéresser à un homme pour des bonnes raisons et pas parce qu'il est riche comme c'est le cas dans votre récit; ce qui est tres décevant en soi pour l'homme en question qui a besoin d'être aimé pour ce qu'il est et non pour ce qu'il a.
Homme qui a vraiment aimé une femme et qui retrouve un peu d'elle lorsqu'il rencontre sa fille. Car on prolonge sa vie via ses enfants comme vous le dites très bien dans votre histoire.
Tout cela est beau.
J'ai aimé cette belle histoire et cette manière de la raconter avec des phases courtes, bien construites et résumées.
@Franzele
Merci pour votre commentaire. La convivialité n’est pas l’objectif de ce roman. Le restaurant dans lequel Holzer est en compagnie d’une femme doit rester impersonnel. Une ambiance heureuse ou nostalgique est exclue. À ce propos, je vais enlever la référence à Strasbourg pour qu’il n’y ait aucune projection sur ce lieu.
« Christian regarda longuement cette jeune femme debout en face de lui, complètement anachronique dans cet endroit aseptisé. »
Votre remarque m’interpelle sur la mienne concernant votre texte. Je me rends compte que votre façon de concevoir la partie de pêche est la meilleure par rapport à que je vous suggère.
Les seuls endroits que je décris sont l’appartement dans lequel il a vécu avec sa bien-aimée, ensuite le cimetière.
Christian Holzer n’est pas un candide. C’est quelqu’un qui est devenu impersonnel après sa séparation avec la femme qu’il aimait. Il se détache de tout. Il est conscient de ce que pensent de lui les autres. Je le décris brièvement lorsqu’il descend ou lorsqu’il monte les escaliers. Lorsqu’il éteint les lumières, l’obscurité derrière lui ne le touche jamais. Je donne ici une petite vision biblique.
C’est bien un drame et un profond drame. Claire Martin au moment où elle part définitivement se rend compte de son erreur. Cependant, elle est prisonnière d’elle-même, elle ne peut plus reculer. Elle exprime sa profonde tragédie par cette photo qu’elle prend dans le photomaton et dans laquelle elle pleure. Pour la première fois. Cette photo, à titre posthume, sauve sa fille du même destin.
J’ai voulu donner une fin heureuse en forme d’un épilogue. Quelle que soit la fin heureuse que je pourrais proposer, ni Lydie ni son père n’auront connu des moments précieux de famille avec Claire Martin.
Continuee d’écrire d’autres histoires animalières, toutefois selon votre propre inspiration. C’est ce qui me semble le mieux.
Oupss... une faute à la relecture :
J'aurais aimé retrouver - bien sûr -
Cher @aj.michel
La réécriture représenterait plus de 80% du temps consacré à l'écriture d'un roman... Je comprends parfaitement ce que vous décrivez, j'ai repris plus d'une centaine de fois le roman que je publie actuellement sur MbS, chapitre après chapitre...
Se remettre en question, mûrir ses écrits, les faire évoluer avec nos expériences et nos vécus, nos réussites ou nos douleurs, c'est aussi ce qui rend la littérature si belle... ^^^
Au plaisir de vous lire, encore.
Amandine
@Amandine D'AILLEURS
Je vous remercie infiniment pour votre commentaire plein de gentillesse et de bienveillance. J’ai écrit ce texte il y a plusieurs années, ensuite je l’ai oublié. Au début, L’histoire était différente. Il s’agissait d’un play-boy vieillissant qui voit arriver dans sa vie son fils de 20 ans. Pour ne pas paraître âgé, il entreprenait tout pour le cacher. Je ne sais à quel moment, dans mon esprit, l’histoire s’est complètement transformée. En le relisant après toutes ces années, pour le corriger, je me suis rendu compte que je m’identifiais à Claire Martin. Même si c’est moi qui écris cette histoire, elle me rend mélancolique. En tout cas, je vous remercie pour votre commentaire qui m’encourage.
Merci,
Oui j'ai habité 3 ans à Strasbourg.
@Franzele
Merci pour votre commentaire. Je mets mon roman en téléchargement. Le mieux serait de l'ouvrir avec Adobe acrobate reader. Ce qui permet de l'enregistrer sur votre disque dur ensuite le transférer sur un liseuse. Malgré son début humoristique l'histoire est tragique.
Vous apprécierez le fait que le héros soit alsacien.
Bonjour @aj.michel
J'ai commencé la lecture, c'est très prenant.
Malheureusement, je ne lis qu'une trentaine de pages maximum sur ordinateur.
Est-il possible d'avoir le récit en téléchargement pour une liseuse ?
@Alhéna Skat
Je vous remercie pour votre commentaire. Par une étrange coïncidence, on a déjà employé le mot bienveillance concernant une de mes publications anciennes.
J’ai écrit ce roman il y a plusieurs années, ensuite, je l’ai laissé croupir dans les poussières numériques de mon disque dur. Je ne l’ai repris que récemment. Je pensais avoir écrit une histoire humoristique. En le relisant pour le corriger une ultime fois, je me rends compte que c’est une histoire tragique et triste. Je me suis identifié à Claire Martin.
Je dois avouer que j’ignore comment voter pour votre livre ou pour d’autres. Éventuellement, si vous pouviez m’aider sur ce point. Continuez de nous offrir de si jolis contes.