Cordoba
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Professeur
Littérature comparée
Montpellier

Cordoba a noté ces livres

5
L’amour prend la forme qu’il veut. Il se loge où l’on ne peut l’atteindre. Il nous échappe et quand il est là il nous arrive trop souvent à ne pas le reconnaitre. Il a fallu à Émile et à Jeanne, biens des erreurs, d’allers, de retours, des refus, des découragements avant de retrouver leur bien, ce qui renait et se prolonge même au-delà. Merci Mélissa. Tous mes vœux pour le Concours d’Auteur Indépendant 2018.
Publié le 17 Novembre 2018
5
Comment ça marche l’amour à trois ? Je m’interrogeais en ouvrant Polyamour avec l’assurance qu’après avoir lu « Les Rebelles du XXe siècle » je serais peut-être éclairée sur ce nouveau modèle, même connaissant vos pudeurs. Je ne serais pas étonnée d’une réponse du genre : « Et comment ça marche, l’amour à deux ? ». Vous a bien raison de nous conter par l’intermédiaire du Journal de Joseph son coup de foudre pour Varvara sans entrer dans les détails de son polyamour avec Michel, son mari. Je le remercie pour tout ce qu’il nous raconte dans son Journal sur les années 1918-1921 à Odessa, en Ukraine, sur la Révolution russe contre laquelle déjà les Allemands, les Anglais, les Français et les Américains ont fait la guerre en l’envahissant et surtout, en s’alliant à l’extrême droite royaliste qui massacrait les juifs dans toutes les villes qu’ils traversaient. Je le mentionne parce que l’antisémitisme, le racisme n’a pas cessé de marquer nos sociétés, en Europe comme aux États-Unis. Cela dit j’étais encore une fois émerveillée par Nadav, même par ses silences. Je sais qu’écrire c’est attendre d’être lu, mais dans la vie c’est aussi attendre l’amour, l’écouter, le vivre. Ce que n’ont cessé d’attendre Varvara, Joseph et Michel, pour que nous soyons ravis de mettre le pied dans cette réalité. J’ai voté pour "Les Rebelles" pour que vous puissiez continuer à nous enchanter.
Publié le 17 Novembre 2018
5
Quelle belle et incroyable histoire, une tragédie sophocléenne : Sioma, Tsipora, Alec - Ulysse, Pénélope, Télémaque. Sioma, le père, sa foi en ses idéaux et surtout la constance de son engagement, de son amour en font définitivement un être à part. Il s’agit d’un personnage de tragédie. Le destin du monde a eu raison de tout ce en quoi il a cru, pourtant il apparaît en comme un héros plutôt que comme une victime. Tsipora, la mère, que lui confère cette autre constance : celle de l’amour qu’elle porte à Sioma. J’abuserais volontiers des références à l’antique en la comparant à Pénélope, si ce n’est qu’elle est loin, très loin de se contenter de faire de la tapisserie. Libre, grande, généreuse, elle mérite peut-être d’ailleurs d’être mise plus en avant. Enfin, Alec, le fils, sa guerre de 1948 pour l’Indépendance d’Israël, ses études à l’Université Hébraïque de Jérusalem, son passage dans l’Administration du Trésor à Paris avec « les francs-tireurs du Louvre », les mendésistes Claude Gruson et Simon Nora mériterait sans doute un roman à eux seuls, bien des auteurs s’en contenteraient, toutefois ce serait dommage de ne pas le mettre en résonance avec ce qu’ont vécu ses parents. Le passage d’une génération à l’autre permet de mettre en lumière à la fois les transformations du monde et les enjeux de la transmission de l’idéal. « Les Rebelles du XXe siècle » méritent la palme du Concours de l’Auteur Indépendant 2018. Je pense seulement que la plupart des éditeurs préfèrent d’autres « marchés ». Mais le succès du dernier livre de Robert Badinter, sur la vie singulière de sa grand-mère juive en Ukraine, dans le même Yiddishland d’Odessa où vécurent Sioma, Tsipora et leurs parents peut les encourager de l’éditer et de le diffuser parce l’histoire de Sioma, de Tsipora et de leurs compagnons et aussi notre histoire et en voyant le nombre de ses lecteurs su MBS, il a toutes les chances d’intéresser et de plaire au public.
Publié le 15 Novembre 2018