Shifrad
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Consultant DRH

Shifrad a noté ces livres

3
Histoire pas étonnante de nos jours. Je ne connais pas grand monde qui arrive à s’échapper de notre smartphnoncratie où chacun les yeux rivés sur son écran ambulant dans ses mains, les oreilles bouchées, ignorant autrui, creuse sa vie qu’il ne s’est pas donnée, vers sa mort certaine. Belle et triste histoire kafkaïenne absente de toute espérance. Mais bien écrite.
Publié le 17 Novembre 2018
5
Après avoir lu « Les Rebelles du XXe siècle » j’étais intéressé de savoir ce que Nadav pouvait nous dire sur le Polyamour. Comme avec « Les Rebelles » Nadav nous pousse à réfléchir sur nous même, sur notre vie individuelle et collective. Si on le situe politiquement, le polyamour est aujourd’hui féministe. Ce que vit un homme peut être vécu par une femme, la symétrie du désir est acceptée. L’égalité homme-femme est une de ses caractéristiques. Un homme ne peut pas être polyamoureux s’il ne supporte pas que sa femme puisse l’être aussi, si elle le veut. Mais, comme la monogamie, le polyamour ne convient pas à tout le monde, pourtant ils peuvent vivre côte à côte. Aujourd’hui, le divorce est entré dans les mœurs, le mariage homosexuel hérisse encore beaucoup de monde, mais la loi est passée. Le point commun à ces choix personnels, c’est que l’on revendique le droit d’être ce que l’on est. Autonomes et libres de réfléchir nos vies, ce qui ne nous empêche pas d’avoir des devoirs ni d’être responsables, comme le sont Varvara, son mari Michel et Joseph, combattant infatigables pour obtenir, la liberté de vivre en paix une véritable société à l’unisson avec la nature. J’invite les lecteurs de MBS à lire Nadav, Le Polyamour et « les Rebelles du XXe siècle » car il semble être le seul parmi les nominées de notre Concours d'Auteurs Indépendant à nous inviter à faire le point sur nous-mêmes et sur la société dans laquelle nous vivons... pour notre salut. Merci Nadav.
Publié le 10 Novembre 2018
5
J’aime la façon dont Nadav renouvelle le « partage du sensible » à travers les témoignages de Sioma, de Tsipora, de leurs amis et de leurs compagnons. Une polyphonie narrative qui peut dérouter des lecteurs, mais qui va sans aucun doute les entrainer dans ce témoignage de « deux guerriers, deux amoureux », deux combattants contre l’insoutenable d'un monde de trahisons, de mensonges, de peur, de haine, de massacres et de guerres du XXe siècle. Pareil à notre monde globalisé d’aujourd’hui. J’aime sa recherche d’une forme littéraire d’intervention qui lui est propre, sa façon d’utiliser la littérature pour restituer une visibilité aux actions et aux paroles des Oubliés de l’Histoire qui font de l’amour de la liberté la grande affaire de leur vie. Sait-on encore pourquoi ils sont morts, pourquoi ils ont tout sacrifié, femme et enfants ? Personne, et encore moins ceux aujourd’hui, pour lesquels ils se sont battus. Puis, surtout, c’est une grande histoire d’amour non seulement d’un couple, mais celui aussi d’hommes et de femmes hantés par le refus de s’adapter aux réalités du temps présent, à toute forme de servitude, de mensonges, de trahisons, de statu quo ou de toute idée établie, comme une prison étouffante. J’ai remarqué aussi qu’ils emploient toujours le verbe aimer au sens fort, comme le dit Tsipora dans une de ses lettres à Sioma « de cette vie je n’ai appris qu’une chose, j’ai appris à aimer. Et je ne souhaite rien d’autre que savoir aimer ». Ce livre n’est peut-être pas dans l’air du temps, mais j’ai la conviction que les valeurs que Nadav évoque, l’amour, la justice et la liberté, même si certains veulent aujourd’hui les faire passer pour naïves, demeurent les seules qui justifient en nous la fierté d’êtres humains. Je vous invite à lire "Les Rebelles du XXe siècle" et de dire ce que vous en pensez. Bonne chance Nadav pour le concours de l'auteur indépendant.
Publié le 18 Octobre 2018