LE PARADISE

502 pages de Georges-André QUINIOU
LE PARADISE Georges-André QUINIOU
Synopsis

"Était-il possible que je passe à ce point inaperçu tandis que je marchais dans les rues, moi qui voyais tout le monde normalement et me sentais disposé à tant de sympathie, prêt à répondre à la moindre manifestation d'amabilité? Était-il possible que les autres n'aient même pas idée que je puisse être l'un des leurs?" se demande Grégoire. C'est alors qu'il entreprend de creuser un trou dans le sol de sa cave. Ni à ses amis les plus proches, Marianne et Jean-Louis, ni à la jolie Cynthia, l'entraîneuse qu'il a rencontrée dans un bar de nuit, il ne confiera la raison de ce comportement insolite; et pour cause: la connaît-il vraiment lui-même?

710 lectures depuis la publication le 17 Septembre 2018

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7 commentaires , 6 notes Ajouter un commentaire
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@Nadav
Merci pour cette belle histoire de la vieille taupe. Elle creuse effectivement comme Grégoire mais ce qui les différencie c'est qu'elle creuse avec l'espoir d'arriver quelque part; lui, non; il ne sait pas pourquoi il creuse; et lorsqu'il le comprendra il sera déjà trop tard...

Publié le 16 Octobre 2018
5
J’aime le personnage de votre livre qui creuse pour creuser, pour vivre…pour avoir un projet comme cette taupe de Schopenhauer. Il m’a remémoré l’histoire de cette vieille taupe que mon père m’avait racontée quand j’étais petit, l’histoire que son père lui avait racontée lorsqu’il était enfant et qui s’est racontée de génération en génération. Je ne peux m’empêcher de vous la raconter tellement votre personnage m’y a fait penser. C’est l’histoire d’une vieille taupe qui n’arrêtait pas de creuser la terre et s’ensevelir sans espoir de changer sa vie de vieille taupe, de vivre enfin en plein air, sur la terre avec le soleil, le ciel et les étoiles, libre, débarrassée des loups et des renards si elle ne se rebelle pas pour être enfin débarrassée des renards qui lui arrachent la peau pour les manteaux de belles dames. Elle croyait en la Promesse qu’à la sortie du long tunnel qu’elle creuse depuis des lustres, elle deviendrait Immortelle. Mais très vite elle a compris qu'elle n'est qu’une taupe, que la terre, le soleil, le ciel et les étoiles ne sont pas pour elle, que les loups et les renards continuent d’imposer leur voracité si elle n’abandonne pas ses préjugés ancestraux et ne se décide pas de piéger les renards dans ses tunnels, de les aveugler avec sa terre et de les dénuder de leur peau avec ses griffes pour les offrir à son tour aux belles dames, elle ne renverserait pas l’inacceptable de sa vie de vielle taupe condamnée à fouiller la terre et à s’ensevelir pour le bien-être des loups et des renards. C'est alors que la taupe a compris qu'elle est une taupe tragique…Philosophe, pour se remonter le moral, elle se dit que sans l’espérance elle n’avait aucune chance de trouver l’inespéré…
Publié le 16 Octobre 2018

@lamish
J'ai beaucoup apprécié vos réserves sur ce texte; les commentaires critiques ne sont pas si fréquents! D'autant plus que vous mettez finalement le doigt sur l'essentiel, le fait que "Grégoire creuse physiquement, à défaut de pouvoir le faire mentalement". Je comprends que, pour une lectrice aimant la concision, les ratiocinations de ce personnage puissent vous rebuter. Elles ne me paraissent pourtant pas inutiles puisqu'elles reflètent son mode de pensée très particulier et son difficile rapport au monde.
Merci en tout cas pour cette contribution très constructive.
Amicalement, Georges-André.

Publié le 04 Octobre 2018
5
Contrairement à vos précédents lecteurs, je dois avouer que jusqu’aux deux-tiers de votre roman et à part quelques passages, j’ai peiné à vous lire. Les pensées fugaces, la dissection des détails de la vie quotidienne dans lesquels s’empêtre inutilement votre personnage, m’ont vite lassée, d’autant que les quelques conclusions sur lesquelles elles débouchent se limitent à des théories comportementales que nous vivons tous sans en faire tout un fromage ;). Comment dire ? J’ai eu l’impression que, sous ce premier stade de réflexion, sa pensée était déstructurée, qu’elle buttait sur des raisonnements désabusés mêlant tout et son contraire. Finalement, j’ai été tenté de conclure que Grégoire creuse physiquement, à défaut de pouvoir le faire mentalement. C’est comme s’il avait voulu représenter un vide intérieur qu’il justifie durant trois cents pages, avant de s’y enfermer. Si je n’avais pas lu les précédents commentaires, j’aurais certainement jeté l’éponge avant la fin, mais je ne l’ai pas fait. Je reconnais que bien m’en a pris car j’ai boulotté les deux cents dernières pages avec facilité. Est-ce dû à l’accélération du scénario ? à la présence plus assidue des autres personnages ? aux deux ou trois ellipses ? à la force de l’habitude ? Probablement un peu de tout ça. Mais à votre décharge, aimant la concision, je ne suis pas la lectrice idéale. Par ailleurs, je rends hommage à votre plume dont j’ai apprécié la précision et l’aisance… Un vrai nectar, même si abusez un peu trop des propositions incises à mon goût :). Merci infiniment pour ce très singulier partage. Amicalement. Michèle
Publié le 03 Octobre 2018

@Lila L
J'espère mériter réellement votre appréciation enthousiaste... en tout cas je vous en remercie; il n'est pas si fréquent de trouver des lecteurs qui prennent la peine de faire part ainsi de leurs impressions, tellement importantes pour les auteurs.

Publié le 02 Octobre 2018

@André LECOMTE
Il est toujours réconfortant de sentir que l'on a été compris, jusque dans les détails techniques qui pourraient paraître fastidieux mais ont aussi leur fonction. Merci pour ce commentaire pertinent qui touche à l'essentiel. Heureux que vous ayez apprécié le "lapin aux grandes oreilles" que j'aime beaucoup moi aussi...

Publié le 02 Octobre 2018
5
A l'intention de Geoges André. Si l'allégorie est une figure de style utilisant l'une ou l'autre métaphore pour expliquer un concept abstrait ou une quelconque absurdité, l'auteur du livre "LE PARADISE" comble le lecteur du début jusqu'à la fin. J'ai bien aimé l'écriture faite de détails et de précision permettant de visualiser les faits et gestes du héros dans son entreprise de creusement d'un trou ! Pourquoi et Comment : les deux interrogations ! Ces deux questions resteront sans réponse laissant au lecteur la responsabilité d'y répondre. Est-il possible de creuser - le terme prend tout son sens ici - l'àme humaine pour y découvrir tous ses secrets ? Cynthia ou mieux encore le lapin aux grandes oreilles est un allié de premier choix dans cette quête utopique. Merci pour cette réflexion psycho-philosophique.
Publié le 01 Octobre 2018
5
Bravo pour ce roman incroyable qui m’a tenu jusqu’à la dernière page. Quelle maîtrise de l’intrigue, des non dits. Je sais que je vais m’en souvenir longtemps. Non à cause de votre expertise en bricolage semi-pro, mais à celle des mots, à celle de rendre délectable ce qui serait repoussant dans toutes autres mains, à celle pour faire progresser votre histoire. Vraiment bravo. Et merci !
Publié le 01 Octobre 2018

"Le Paradise" est le "Livre le +" du 28 septembre. Retrouvez l’article qui vous donnera envie de le lire : https://www.monbestseller.com/actualites-litteraire-conseil/9996-le-para.... Bonne lecture ! Et n'oubliez pas : si vous laissez un commentaire à l'auteur, il vous répondra.

Publié le 28 Septembre 2018

@Brice Epédrague
Je vous sais gré de ce commentaire, à la fois élogieux et précis, qui perçoit combien toutes les scènes de ce livres sont visuelles. Je suis heureux que Cynthia vous ait "alpagué"! Quel plus beau compliment faire à un auteur?

Publié le 28 Septembre 2018

@Chris Martelli
Merci pour la "totale empathie" avec laquelle vous avez lu ce livre. C'est un réconfort de rencontrer de tels lecteurs.

Publié le 28 Septembre 2018
5
Voilà un récit à la gloire de l’absurde. Et on vous lit conter cette étrange quête comme si on participait soi-même à creuser et à creuser encore. J’ai adoré ce roman à la gloire de l’inutile qui a un sens. Et votre style tout en retenue, en suggestion. Bravo. Un magnifique moment où l’on tourne les pages, non pour l’intrigue, mais en totale empathie.
Publié le 27 Septembre 2018
5
Il faut un talent formidable pour se lancer dans de telles litanies, tant lascives qu’animées, sans craindre de perdre son lecteur. J’ai commencé à une mauvaise heure, je crois que mes yeux se fermaient un peu (ou alors je ne suis pas très marteau piqueur), et je suis arrivé sur la scène des prénoms. Magnifique ! Je dis scène, tant elle est visuelle, tant on voit les deux. Je suis retourné à votre bio, qui dit tout de cette sensation que j’ai eue. Le talent des mots qu’on voit. Bref, Cynthia m’a alpagué ! Et une fois lancé, on se réjouit à vos observations, aux détails, utiles ou pas, au rythme. On creuse le trou aussi. Et on attend que Cynthia revienne. Bravo et merci pour ce partage.
Publié le 26 Septembre 2018