Berry, 1848. Quand une charrette s’arrête devant la maison voisine, Lucie ne sait pas encore que son monde va bouger.
L’arrivée d’une famille venue d’ailleurs trouble l’équilibre discret de deux maisons voisines. Lucie observe Flore, cette femme qui ne parle ni ne vit tout à fait comme elle. Peu à peu, malgré leurs différences, un lien se tisse entre elles.
Autour d’elles, les familles tiennent, les habitudes se déplacent, les détails comptent. Mais certains gestes suffisent à déplacer une vie.
Ce livre est noté par
@Jean Claude S : Merci beaucoup pour cette lecture attentive et pour les souvenirs qu’elle a fait remonter. Je suis heureux que l’atmosphère rurale, la solidarité entre les personnages et le soin apporté aux détails vous aient touché.
Votre remarque sur le rythme est intéressante. Le roman ne repose pas sur les ressorts d’un thriller : il suit le quotidien de personnes simples, leurs gestes, leurs travaux et leurs relations, dans un monde où les usages et la place de chacun ordonnent les vies. L’événement historique y entre à pas feutrés, presque à leur insu. Les normes sociales, l’autorité et le poids de la réputation imposaient souvent l’acceptation ou le silence. La frustration du lecteur contemporain est donc en partie recherchée : elle participe à une immersion à hauteur de regard, vers 1850.
Votre remarque sur une cadence parfois trop uniforme me paraît néanmoins juste sur certains passages, et j’en prends bonne note.
@MARIAULT : Merci beaucoup pour ce retour attentif. Je suis heureux que vous ayez été sensible à cette manière de laisser les gestes, les dialogues et le quotidien installer peu à peu le récit. Cette apparente "passivité" est volontaire : elle permet d’aborder l’Histoire à hauteur de personnages ordinaires, par ce qu’ils vivent et perçoivent. Votre lecture me touche d’autant plus qu’elle rejoint précisément ma démarche d’écriture.
Bravo pour cette belle amorce. En tant que passionné de roman historique, je suis immédiatement séduit par la délicatesse de votre cadre. J'aime la "passivité" de l'action et la variation de l'échelle de l'intime et du quotidien est une excellente idée. Les nombreux dialogues dynamisent le texte. C'est bien ancré et très évocateur. Bonne continuation.