
Depuis, le Prix a évolué, grandi. Mais une chose n’a pas changé : notre volonté de défendre les auteurs inconnus.
Parce qu’au fond, l’idée était simple : choisir un livre, c’est bien. Lui donner une chance supplémentaire d’aller vers ses lecteurs, c’est mieux.
Douze ans plus tard, la bouteille de champagne est donc devenue… une édition chez monBestLibraire et dans les librairies partenaires.
Et le mouvement ne s’arrête plus là.
Aujourd’hui, ce sont des libraires qui composent le jury du Prix Concours.
Des professionnels qui lisent les manuscrits finalistes avec leur regard de libraire : celui de quelqu’un qui devra peut-être, demain, mettre ce livre entre les mains d’un lecteur.
Cette année, le lauréat du Prix Concours est Le silence de Lyna de David Amiouni.
Son livre, édité par monBestLibraire, est proposé dans deux librairies partenaires à Paris et à Lyon.
Le 5 septembre, David Amiouni dédicacera son roman à Lyon.
Pour la première fois, quelque chose devient très concret : un livre monBestLibraire est sorti de notre Best Librairie pour franchir d’autres portes.
Il arrive sur la table d’un libraire. Il va être présenté à ses clients. Et surtout, ce libraire peut expliquer pourquoi il a choisi de le défendre.
Lorsqu’on se souvient de la bouteille de champagne des débuts, le chemin parcouru raconte quelque chose de l’histoire de monBestSeller et monBestLibraire : avancer, modifier ce qui doit l’être, chercher encore, recommencer souvent — et continuer à croire qu’un auteur inconnu mérite qu’on donne une vraie chance à son livre.
Un premier roman, un récit sensuel et spirituel sur l’exil, sur la recherche d’identité, et la rédemption possible par un amour plus fort que toutes les blessures.

Vous avez écrit un livre : un roman, un essai, des poèmes… Il traine dans un tiroir.
Publiez-le sans frais, partagez-le, faites le lire et profitez des avis et des commentaires de lecteurs objectifs…
Félicitations ! Un livre sincère et touchant. Bravo !
C'est une bonne nouvelle pour l'auteur, et je lui souhaite un immense succès. @Sylvie de Tauriac
Quand un livre trouve ses lecteurs, ce n’est pas seulement une bonne nouvelle pour son auteur. Il donne aussi confiance aux libraires, aux lecteurs et aux partenaires qui ont choisi de le soutenir.
Chaque livre qui avance rend les suivants un peu plus visibles, un peu plus crédibles, un peu plus attendus.
C’est pourquoi nous nous réjouissons particulièrement du chemin que prend aujourd’hui le livre de M. Amiouni : sa réussite lui appartient, bien sûr — mais elle ouvre aussi une porte aux autres.
Il y a deux choses que les Français n’arriveront jamais à prononcer : "Félicitations" et "The squirrel chewed through the wires throughout the house". »
Du champagne => à la librairie.
Le livre de Patrick Letellier "Le ciel en enfer" a été ma première lecture sur le site. Ma porte d'entrée.
Eh oui, à cette époque, le lauréat partait avec sa bouteille de champ' sous le bras, les accolades et les sourires et c'est tout.
A côté de Patrick, Hubert Letiers, second au classement avait également embarqué sa bouteille de mousseux.
Patrick et Hubert étaient aussi spontanément des piliers du site.
Ils lisaient, commentaient, s'adressaient à la communauté, et ....... riaient, s'amusaient.
Hubert Letiers (deuxième sur le podium cette année-là) a été mon tout premier lecteur pour mon bouquin "Bientôt nous nous aimerons". J'ai découvert, grâce à lui, mon premier commentaire de lecteur : enfin, quelqu'un qui ne me connaissait ni d'Adam ni d'Eve lisait et s'exprimait sur ma bafouille et me donnait une pêche d'enfer.
Son commentaire enthousiaste en a amené des tas d'autres. Mon bouquin est passé dans la sélection en quelques semaines, comme candidat au Prix Concours.
Etc.
Cette belle ambiance, il suffit d'un claquement de doigts pour le recréer, monsieur @Haze Bine (pour moi, vous comprendrez que ma position est un peu tendancieuse): lisez le livre de monsieur Amiouni, commentez-le, faites-en la promotion sur vos réseaux, racontez la "storytelling", rédigez une chronique, et ne pleurez pas devant "deux libraires". Ce n'est pas peu... c'est un miracle. Ou plutôt le signe que dans l'ombre, certains ne baissent pas les bras.
Imaginez... un bouquin issu de mBS, arrivant juste au moment où la grande distribution du livre cravache les libraires et attend d'eux des chiffres et pas n'importe lesquels. Trouvez-moi un libraire prêt à sacrifier une vente de je ne sais quel auteur au sommet de la vague, pour un obscur inconnu. C'est ce qu'il se passe actuellement.
Heureusement que certains y croient encore.
@MBS
J’étais réticent à lire ce texte du fait de la référence au champagne. J’ai pensé qu’il s’agissait de fêter une victoire. Je suis opposé à ce que l’on célèbre au champagne un couronnement de quelle nature qu’il fût. J’ai été touché lorsque j’ai appris qu’il s’agissait un prix en fonction de vos moyens. Un petit prix, il est vrai, mais tellement grand par ce qu’il représente.
Je ne crois pas qu’un lieu de publication ait autant fait que le vôtre pour des écrivains inconnus. Bien sûr, des textes ne sont pas bons. D’autres, de petits bijoux. Mais, tous sont présents.
Deux librairies, honnêtement, c’est peu. Mais, en même temps, c’est symboliquement énorme si l’on mesure l’ampleur des efforts consentis.
Ces deux librairies auraient pu se multiplier si nous étions solidaires. Une entraide à travers nos blogs, nos commentaires, nos réseaux sociaux. Il n’en est rien. J’ai voulu, mû par une bonne intention, réserver dans mes pages et mes blogs une rubrique pour les auteurs indépendants. J’y ai renoncé par résignation. À quoi bon !
Ce que je voudrais, une seconde fois, c’est vous exprimer ma gratitude pour cet effort accompli, souvent dans le silence. Et l’indifférence. L’indifférence qui se mesure par le nombre de commentaires ici même.