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Le 16 sep 2015

La quatrième de couverture. Qui doit l'écrire ?

La quatrième de couverture, argument majeur de vente, doit être écrite par l’auteur. C’est l’avis de Charlotte de Garavan. Est-on le meilleur vendeur de son œuvre ? L’œil extérieur n’est-il pas le mode d’entrée qui libère les regards sur une œuvre ? Là est la question.

La quatrième de couverture, la porte d’entrée d’un livre.

Après le titre, la couverture, c’est la première chose qu’on regarde avant d’acheter un livre. Dans un hebdomadaire, récemment, on pouvait lire qu’un écrivain n’est pas le mieux placé pour écrire la quatrième de son livre. C’était de l’avis d’un éditeur. J’étais stupéfaite. Comment celui qui a écrit 200, 300 ou même 400 pages ne saurait pas écrire dix lignes ? C’est à cause du côté flatteur dit-on, il serait difficile de se flatter soi-même.
Dans ce cas, je me demande comment les écrivains qui ne seraient pas en mesure d’écrire quelques lignes pour mettre en valeur leur travail le seraient quand il s’agit de vendre leur œuvre dans les salons du livre ou sur les plateaux télé.
J’ai été surprise aussi d’apprendre, que dans un pays voisin, les maisons d’édition peuvent payer des gens rien que pour écrire les quatrièmes de couverture. Je n’en croyais pas mes oreilles…

La quatrième de couverture, ce doit être la propriété de l’auteur.

Les auteurs auto-édités possèdent leur livre de la première à la dernière page, couverture comprise. Dans les contrats d’édition classique il arrive que la quatrième n’appartienne pas au livre. Il parait même qu’on reconnait parfois une maison d’édition à la façon dont est écrite la quatrième de couverture.
Enfin, certains écrivains ayant suffisamment fait leurs preuves conservent leurs droits sur cette fin de livre. Ils peuvent choisir notamment d’y mettre un extrait du bouquin. Beaucoup d’écrivains se plaindraient des quatrièmes imposées. Et préfèrent la faire eux-mêmes. C’est bien connu, on n’est jamais aussi bien servi que par soi-même. Evidemment, meilleur est l’écrivain, meilleure en sera la quatrième, enfin c’est ce qui est dit. Imaginez Proust faisant sa quatrième… ça déborderait sur la première !

La quatrième de couverture, une invention commerciale récente.

La quatrième n’a pas toujours existé, elle daterait du XIXème, et serait née aux Etats-Unis. Au temps où le livre faisait figure d’objet luxueux, la quatrième n’y participait pas. Elle est apparue avec la démocratisation du livre. La quatrième fait plus partie du marketing que de l’élitisme.
De quoi est faite une quatrième ? Il y en a qui refusent le pitch, les quelques lignes… trop racoleur. Pour la plupart, ça relève plutôt du résumé ou du commentaire commercial. Qu’on le veuille ou non la démarche est bien d’accrocher le lecteur au premier coup d’œil.

La quatrième de couverture, un exercice périlleux.

N’empêche, une quatrième, pour un auteur, c’est difficile. Résumer son livre en quelques lignes ou choisir son extrait est une gageure. On voudrait tout y mettre et, à la fois, cultiver le mystère. La quatrième est un exercice de style qui vous ferait presque revenir au temps de … votre quatrième au collège quand on vous demandait de faire un résumé de texte. C’est vrai que, déjà, on se rendait compte qu’il y avait ceux prêts à disserter quand d’autres étaient meilleurs au résumé. Et pourtant, aurait-on envie de dire, qui peut le plus, peut le moins !

Charlotte de Garavan

Bonsoir. Je suis à la fois d'accord et pas d'accord avec le fait que seul l'auteur est en mesure de rédiger une quatrième de couverture. Du haut de ma mince et récente expérience d'écriture, j'ai le sentiment qu'un avis extérieur ne peut être que très positif, et qu'un "professionnel" fera probablement quelque chose d'aussi bien, voire de mieux, que l'auteur lui-même, pour cet aspect de communication important,  pour ne pas dire essentiel, de la découverte de l'ouvrage. En fait, je pense que l'auteur doit être au moins associé à la rédaction de cette partie, et j'ose espérer que c'est le cas de ceux qui sont édités en version papier. Ce n'est que le point de vue d'un "débutant" inexpérimenté, mais je pense sincèrement qu'il est périlleux pour un auteur de rédiger seul une quatrième de couverture, comme il est délicat de rédiger soi-même le synopsis d'un livre qu'on a écrit. Je fais un rapprochement avec la relecture. On a certes une conscience pleine et intime de ce qu'on a  écrit et / ou voulu écrire, mais c'est justement cela qui peut nous mettre en difficulté devant le choix, car il s'agit bien d'un choix, des mots et contenus qu'on voudra voir apparaître sur cette quatrième de couverture. Je ne fais pas beaucoup avancer le sujet, me direz-vous... Il n'empêche que je suis persuadé que l'auteur devrait participer, mais pas rédiger seul cette partie. Peut-être changerai-je d'avis quand j'aurai plus de pratique et d'expérience en la matière, qui sait? Bonnes lectures à tous :-)

Publié le 24 Septembre 2015

 

La 4ème de couverture, c'est le squelette du livre. Pour le découvrir, il faut enlever toute la chair que l'auteur a mise. Il n'y a que lui qui peut le faire. Certains considèrent que c'est la publicité pour inciter à acheter. Vous achéteriez un squelette, vous ? Pour acheter un livre, il faut le feuilleter, lire un, deux,trois passages. C'est une autre démarche. Sinon, toutes les 4èmes de couverture seraient identiques : " Lisez  ce livre, c'est une merveille "

 

 

 

Publié le 18 Septembre 2015

Je pense que la 4 ième de couverture ne devrait être réalisée que par l'auteur lui-même, lui seul connait le message qu'il veut faire passer concernant son ouvrage ! Est-ce plus facile en poésie, sur plus de 16 recueils écrits, le poème considéré le plus fort de chaque recueil, même de la manière la plus simple, a toujours eu la meilleur place, c'est à dire sur la 4 ième !

Publié le 17 Septembre 2015

Ecrire une quatrième de couv est un exercice de miroirs assez complexe pour un auteur (qui souvent n'a pas assez de recul par rapport à son oeuvre pour se prêter à ce jeu) et demande également de connaître certains fondamentaux du marketing. Si vous en tant qu'auteur n'avez pas cette distance (souvent) ni cette connaissance (parfois), il est préférable de déléguer cette tâche à quelqu'un qui l'a. J'ai fait écrire la quatrième de couv de ma dernière publication par une lectrice issue de mon public cible qui avait lu et commenté mon livre, et j'ai adoré son approche, à laquelle je n'aurais pas pensé tout seul. Donc un point de vue extérieur sur votre écrit peut être très, très enrichissant. Accessoirement, le livre s'est vendu plus que tout ce que j'ai publié jusqu'à présent et la quatrième de couv n'est pas étrangère à ce succès.

Publié le 17 Septembre 2015

C'est un sujet intéressant. Certes l'auteur est le seul à savoir où il a voulu aller, mais quand on obtient des avis de lecteurs, on se rend compte que ce n'est pas toujours ce qui les a intéressés et qu'ils ont accroché pour d'autres raisons. C'est très instructif pour écrire la 4ème de couverture puisqu'après la couverture, le texte qui y figure doit donner envie au lecteur d'acheter le livre. Ce regard extérieur me semble fondamental. Ensuite, il y a l'art de la concision et ce n'est pas si facile à manier. Par exemple, je trouve que les synopsis des livres sur monBestSeller ne sont pas toujours réussis. Certains en disent trop, d'autres trop peu, d'autres en restent à l'histoire sans restituer l'ambiance du livre et c'est vraiment dommage. Quand on a la chance d'avoir un éditeur, on peut aussi penser qu'il sait ce qui va accrocher le lecteur parce que c'est son métier. Il faut donc sans doute un peu des deux...

Publié le 16 Septembre 2015

Là où j'aurais tendance à penser que l'auteur est le mieux placé pour rédiger sa 4ème, c'est parce que seul lui sait où il a voulu aller, ce qu'il a voulu transmettre alors que chez tout lecteur il y aura une interprétation ou un point du livre qui l'aura plus marqué. Ceci étant, quand une bloggeuse à qui j'ai envoyé mon livre en fait un résumé, je n'ai pas à me plaindre. L'idée qu'une partie du livre puisse ne plus appartenir à son auteur lors d'une publication, de même la couverture, peut me déranger. Mais si l'auteur préfère que quelqu'un fasse le travail à sa place alors pas de problème... encore une fois, certains peuvent être plus doués pour tel ou tel exercice. Certains livres sont peut-être aussi plus faciles à résumer que d'autres... j'avoue que pour mes quatrièmes j'ai dû m'y reprendre à plusieurs fois et je ne suis même pas sûre qu'elles soient du meilleur effet. La quatrième c'est un peu l'équivalent de la présentation que l'on fait sur monBestSeller pour nos livres. La question que l'on pourrait poser ici est la suivante : voudrait-on que monBestSeller présente notre livre ? Je pense que les avis seraient partagés. 

Publié le 16 Septembre 2015