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Le 19 fév 2026

Édition, autoédition : pourquoi personne ne parlera de votre livre à votre place

Si l’instant où l’auteur reçoit son carton de livres est généralement un moment grisant (surtout quand l’objet est de belle facture), les temps qui viennent ensuite ramènent l’auteur au principe de réalité : un moment plus discret, moins plaisant. L’auteur réalise que personne ne parlera de son livre à sa place.
monBestLibraire, la librairie en ligne des talents non édités

Aujourd’hui, qu’on soit publié chez un grand éditeur ou en autoédition, la règle est la même : l’auteur devient le premier passeur de son texte.

Ce n’est pas toujours la nouvelle qu’on espérait entendre. Surtout quand on n’est ni visage connu des plateaux télé, ni vedette des réseaux sociaux, ni déjà porté par une foule de lecteurs fidèles.
Alors il faut accepter deux vérités simples :
> Il va falloir s’y mettre,
> Les ventes ne tomberont pas du ciel.

Mais monter dans ce train de l’édition réclame des comportements qu’on n’avait pas forcément imaginés devoir produire en écrivant : parler de soi, montrer son livre, répéter sans lasser, recommencer sans se décourager, planifier dans le long terme.
Non seulement, ce n’est pas confortable, mais c’est rarement ce dont on rêvait.

Même entouré, même soutenu, il faut avancer soi-même. Lentement parfois, avec maladresse souvent. Mais il faut avancer quand même : humble, patient et obstiné.

La tentation se fait forte alors de rester sur le quai, et puis d’attendre… que quelque chose se passe tout seul. Cependant, l’expérience le démontre sans bémol : un livre abandonné n’a qu’un seul destin : il s’étouffe et meurt. Son auteur lui-même finit par s’en détourner, déçu.

La réalité est cruelle :

Un livre « en librairie » répond à une actualité : sa sortie, sa visibilité dans les media. Il a trois mois pour faire ses preuves avant d’être remplacé dans les rayons. Et quelques mois plus tard, il passe au pilon pour libérer sa place chez le distributeur.

Dans le cas d’un auteur autoédité, c’est à lui de faire son actualité. Autant qu’il le peut, aussi souvent qu’il le peut. Pour lui, c’est la durée qui compte, car la diffusion est plus lente et se fait au fil du temps…L’auteur autoédité a besoin d’un lieu où son livre continue à respirer le temps de comprendre comment tout cela fonctionne et ce que son livre attend de lui.

 

ANTONIA DELPOPOLO

"…pour moi qui n'ai pas réussi à entrer dans cet univers, c'est un peu comme regarder passer un train rempli de voyageurs très actifs, très enthousiastes et très heureux. Et de me dire que c'est dommage de rester sur le quai."

FRED OPALKA
"Pour celles et ceux qui veulent se lancer, il faut le faire. Par contre, ne jamais prendre cette décision sans avoir en tête que vous êtes l’actrice ou l’acteur principal de votre promotion en ligne et autour de chez vous.

Dernièrement, j’ai envoyé des boxs à certains influenceurs et journalistes. Le genre de cadeau qu’on envoie aux gens pour leur permettre de découvrir de façon ludique le livre que vous avez écrit. Une box sur les thématiques de mon livre avec dedans des goodies faisant références à l’histoire. Pour le moment, j’attend leur retour, s’il y en a un…."

F.J. LÉCOLLIER

"mBL reste une formule accessible, tout en posant clairement les services qu’elle propose : une librairie en ligne pour les auto-édités, avec une participation financière raisonnable et une information claire sur la nécessité d’assurer soi-même la promotion des livres.

Ce que j’ai fait : Un calendrier de l’avent sur instagram : du 1er au 24 décembre dernier, j’ai posté chaque jour un contenu en rapport avec les tomes 1 et 2 de ma série de romans.
J’ai également laissé quelques exemplaires en dépôt dans une librairie proche de mon lieu d’habitation (j’aurai les résultats de cette démarche en mars).
Enfin, je me suis rapprochée d’une médiathèque pour proposer des animations sur des sujets en rapport avec l’univers de ma série de romans. J’ai également laissé un exemplaire de mes livres en prêt pour évaluation."

ANNE GOUNON

"A part ça, je ne suis pas du tout douée pour promouvoir mon livre et j'y consacre peu de temps. Ce que j'ai fait de mieux récemment est d'en parler sur facebook et d'illlustrer avec la si belle couverture. La magnifique promotion de mon best librairie est donc bienvenue !"

PHILIPPE MANGION

"mBL est un levier pour faire décoller les ventes au-delà de son cercle de fidèles, à condition d’être actif sur mBS et ses réseaux associés. Lire les autres auteurs, écrire des articles, commenter, poster, etc.

La formule proposée assure quasiment de rentrer dans ses frais. Au-delà, si l’on adhère à l’esprit collaboratif de mBL et mBS, et si l’on s’investit dans la promotion de son livre, la plate-forme, forte des conseils qu’elle prodigue et de sa communauté de lecteurs, offre les meilleures chances d’en faire décoller les ventes.

J’ai posté des extraits de mon livre sur les réseaux. J’ai dans l’idée d’organiser une lecture avec d’autres auteurs de mon entourage."

ELLA MARYAN

"Je consacre environ cinq heures par semaine à la promotion de mon livre. J’ai imprimé des marque-pages et créé des affiches. Je me suis inscrite à un salon du livre à Vichy. Je publie régulièrement et je relaie sur les réseaux sociaux les publications concernant mon livre. Je vais également essayer d’organiser une séance de dédicaces.

Je me suis inscrite à un salon du livre, j’ai envoyé des exemplaires de mon livre à des bibliothèques et aux personnes susceptibles d’être intéressées."

THOMAS COMBE-ABARNOU

"Malheureusement je consacre assez peu de temps à la promotion en raison d’une vie personnelle et professionnelle très chargée en ce moment. Toutefois, je suis présent sur Instagram où nous avons un groupe de discussion entre auteurs et où nous partageons, soutenons et relayons les bonnes pratiques. Je manque également d’expérience dans ce domaine et n’ai pas toujours les bons réflexes."

MICHEL LAURENT

"Comme je fais moi-même très peu de choses pour la promotion de mes ouvrages (hormis une présence soutenue sur monBestSeller.com et la publication de quelques extraits), j’ai le sentiment que cet accompagnement est un véritable plus, tout en ayant pleinement conscience que je suis loin de l’exploiter de manière optimale."

DANIEL CLEMENT

"(le temps consacré à la promotion de mon livre) très variable, en octobre et novembre 2025 pas loin de 5 heures par semaine, beaucoup moins en décembre mais il apparaît nécessaire d’y consacrer un temps minimum de 2 à 3 heures par semaine pour espérer un impact (je précise faire la promo uniquement sur Instagram) À inclure aussi les like, commentaires, partages des autres publications."

FREDERIC MICHELET

"J’attends encore des résultats. Je fabrique des montages photos avec ChatGPT que j’envoie partout... J’ai pleIn de clics et malgré mes 700 followers sur Insta et plus de 1400 sur Facebook... ça marche pas beaucoup."

CATARINA VITI

"J’ai compris le fonctionnement des Réseaux. D’Instagram en priorité. Je m’y suis installée, et j’ai découvert que c’était l’endroit pour parler d’un livre. Plus performant encore qu’un site d’auteur qui demande une trop forte implication aux usagers."

ERIC MARTY

"Le bouche-à-oreille sur les réseaux sociaux, LinkedIn et Instagram et dans le milieu professionnel. La rédaction de posts sur LinkedIn à propos du livre et sur les thèmes abordés dans le livre. L’actualité m’a aussi permis de faire des références au livre (l’INSP qui remplace l’ENA fait encore couler beaucoup d’encre). Un article publié à la fois sur MBL et LinkedIn à l’occasion de la rentrée littéraire de janvier est une dernière piqure de rappel."

 

 

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Moi quand je lis les commentaires drolatiques de @Michel Laurent 2 je me dis qu'on est bien sur mBS (et encore mieux sur mBL), j'en parlais il y a peu autour d'une bonne bière belge à JCVD et l'ai convaincu de lire les "petites philosophies du désordre" : "promis ! A-t-il éructé, dès que j'ai terminé "ainsi parlait Zarathoustra" je m'y colle".
Bon c'est pas le tout mais faut que je retourne sur Insta, j'ai deux bouquins à vendre.
Amicalement.

Publié le 24 Février 2026

@mBL Source et @Daniel Clément

Avec cette histoire d’évaporation, on est à cheval entre la philosophie hydraulique et le kung-fu existentiel. Alors j’y vais à pieds joints, depuis mon pédiluve métaphysique. Pour conclure que la patience, c’est accepter que le progrès soit régulièrement transformé en nuage. Si jamais le vase est percé, là on peut espérer entreprendre une thèse de doctorat.

D’autant que, grâce à Daniel Clément, les universitaires viennent d’ouvrir un nouveau cycle sur “la dialectique Kierke-Van-Dammologie comparée”, au terme duquel on apprend qu’entre la goutte d’eau syndiquée contre l’évaporation et le difficile qui décide de devenir lui-même le GPS du destin, on ne peut comprendre qu’une chose : si tu avances lentement, que ça s’évapore et que tu ne saisis plus très bien si tu es sur le chemin ou si tu es devenu toi-même le chemin, c’est que tu es probablement en train de philosopher sans le savoir, ou bien d’étudier la pensée de JCVD, ce qui revient à peu près au même.

Publié le 21 Février 2026

La question est complexe, épineuse, et douloureuse. On peut aussi la complexifier pour finir par « jeter l’éponge ». En tout état de cause, la seule réalité, c’est qu’un livre invisible et un auteur muet auront beaucoup de mal à être découverts.
Aussi, les états d’âme — même compréhensibles — ne sont, en l’occurrence, d’aucune aide.
La seule chose à faire est de montrer son livre, en parler, le présenter de 36 façons, et... d’exister en tant qu’auteur : se montrer, s’exprimer (d’autant plus à l’époque de la machine !), montrer qu’on est l’auteur, montrer qui est l’auteur.
Et ne pas s’attendre à des résultats spectaculaires (tant mieux si ça fonctionne).
C’est le travail de la goutte d’eau qui remplit le vase : non seulement ça prend du temps, mais il faut compter en plus avec l’évaporation !

Publié le 20 Février 2026

Ce n'est pas le chemin qui est difficile, c'est le difficile qui est le chemin... (je ne sais plus si c'est de Jean-Claude Van Damme ou de Kierkegaard)

Publié le 20 Février 2026

Après un premier tout de piste sur MBS / Instagram et LinkedIn, ma principale difficulté est d'élargir le cercle des lecteurs potentiels. La formule la plus efficace pour obtenir des lectures a été la publication gratuite sur MBS. Mais, pour l'instant le force de frappe de la plateforme ne suffit pas pour transformer les lectures gratuites en vente, surtout pour un livre de niche. La promotion sur les réseaux et au-delà prend beaucoup de temps surtout lorsque l'on a pas la fibre commerciale. Enfin, j'ai plus envie d'investir du temps dans l'écriture d'un nouveau livre. Une fois écrit, la question de la promotion restera ouverte. Je réfléchis déjà à la rédaction de communiqués de presse pour la presse locale et régionale plus accessible, à des contacts avec des influenceurs littéraires et d'anciennes relations journalistiques dans le monde de la radio pour ce nouveau livre une fois écrit. Mais après tout, il n'est pas vain de penser marketing dès l'écriture d'un nouveau manuscrit.

Publié le 19 Février 2026

@Alain T. Brunner
Entièrement d’accord pour penser que parler de son livre ne suffit pas et que la promotion demande des compétences spécifiques que, pour la plupart d’entre nous, nous ne possédons pas. Le marketing ne s’improvise pas, même si certains peuvent avoir d’excellentes intuitions. Je suis aussi d’accord pour penser que mesurer autre chose que les ventes — comme les mentions, les retours lecteurs ou la visibilité en ligne — est pertinent pour évaluer l’impact réel d’une stratégie.

Maintenant, l’idée que les auteurs devraient créer leurs propres magazines ou sites, suppose du temps, des compétences et une énergie que tous ne peuvent mobiliser. Mutualiser les efforts (revues collectives, réseaux d’auteurs comme tente de le faire mBL) me semble sans doute plus réaliste que l’initiative isolée.

Publié le 19 Février 2026

Merci pour cet article très honnête et qui met en avant nos difficultés d’auteurs, ça ouvre le champ des réflexions sur ce qu’il convient d’améliorer de notre côté et du côté des plateformes et éditeurs !

Publié le 19 Février 2026