Auteur
Le 18 mar 2026

Que font les auteurs de leurs droits d’auteur ?

Les droits d’auteur font partie du grand imaginaire littéraire. Ils nourrissent les espoirs des écrivains, les rêves des débutants et parfois les fantasmes du grand public. On les calcule, ils font rêver et peuvent même susciter certaines vocations. C’est l’argent du talent… et parfois de la chance. Mais lorsqu’ils arrivent réellement, sous forme de virement ou de relevé de compte, ils prennent souvent une destination qui en dit long sur l’esprit de l’auteur.
Que font les auteurs de leurs droits d’auteur ? et chez monBestLibraire.com

Les droits d’auteur font parler et parfois même jaser : avec perplexité, sarcasme ou envie. En tout cas, plus ils sont mirobolants plus ils interrogent. Qu’un chef d’entreprise cherche à s’enrichir, on le comprend, que des êtres animés du désir de briller, de posséder aient besoin d’argent, cela aussi on le comprend. Le chef d’entreprise veut investir et croître, les autres veulent une piscine, un SUV et tout le bazar. Mais un écrivain, lui, que fait-il de l’argent ? Et surtout Une question revient souvent chez les lecteurs comme chez les aspirants écrivains : combien gagne réellement un auteur avec un livre et ses droits d’auteur ?

Que font réellement les auteurs de leurs droits d’auteur ?

Certains ont des ambitions assez modestes.

Stephen King raconte que le premier argent gagné avec Carrie lui a permis de payer ses dettes et ensuite d’acheter une machine à laver et une voiture. Sa femme n’aurait plus besoin d’aller à la laverie automatique.

D’autres voient plus grand.

Céline aurait écrit Voyage au bout de la nuit avec une idée simple derrière la tête : s’acheter un pavillon de banlieue, ce que ses revenus de médecin de prolétaires ne lui permettaient pas.

Alexandre Dumas, lui, fit encore mieux : grâce au succès de ses romans, il fit construire le château de Monte-Cristo, près de Paris.

Certaines écrivaines préfèrent des plaisirs plus rapides.

Françoise Sagan dépensait volontiers ses droits d’auteur en voitures de sport, en nuits parisiennes et sur les tapis des casinos.

Amélie Nothomb avoue : les siens, de droits d’auteur, lui servent à acheter son champagne quotidien. Il faut dire qu’au prix du Ruinart...

Et puis il y a ceux qui utilisent leurs droits d’auteur pour acheter quelque chose de très précieux : du temps.

C’est ce qu’a fait Guillaume Musso lorsque le succès de ses premiers romans lui a permis de quitter son métier d’enseignant pour écrire à plein temps.

Enfin, certains utilisent cet argent pour aider les autres.

J.K. Rowling a consacré une part importante de sa fortune littéraire à des œuvres caritatives et à une fondation dédiée aux enfants vulnérables.

Mais la plupart des auteurs vivent une réalité plus… terrestre.

Paul Berger a invité sa femme au restaurant.

Nadia Manfredi s’est offert une belle plante verte pour son bureau d’écriture.

Marc Boullanger s’est payé un plein d’essence — et en a profité pour passer par la librairie du coin.

Claire Bonnaud s’est acheté trois Pléiade « état bon » sur momox.com plus un carnet de notes neuf.

Julien Fradin : Un Jéroboam vin rosé Ott côtes de Provence Clos Mireille Millésime 2022 qu’ils ont sifflé entre ami avec quelques sars pêchés par Fifi et grillés à la cagette mode pescadou.

Sophie Meilland s’est abonnée à une revue littéraire.

Antoine Degé s’est offert un Stylo Roller CROSS ATX - Basalte Noir et Chrome pour écrire son prochain livre

Petit détour : d’où viennent les droits d’auteur ?

L’idée que l’auteur doit être rémunéré pour son œuvre et ses livres est relativement récente dans l’histoire du livre.

Pendant longtemps, les écrivains vendaient simplement leur manuscrit à un libraire-éditeur qui en devenait propriétaire.

Le principe moderne du droit d’auteur apparaît progressivement au XVIIIᵉ siècle, notamment avec le Statute of Anne en Angleterre (1710), considéré comme la première loi reconnaissant un droit aux auteurs sur leurs œuvres.

En France, la Révolution va consacrer cette idée : l’œuvre est considérée comme la propriété de son créateur.

Depuis lors, les droits d’auteur représentent la part revenant à l’auteur lorsque son œuvre est exploitée et vendue.

Et aujourd’hui ?

Dans l’édition traditionnelle, la rémunération de l’auteur se situe encore très souvent autour de 7 % du prix de vente du livre.

Ce pourcentage peut augmenter avec le succès du livre, mais il reste généralement dans des marges assez limitées.

Cela signifie qu’un livre vendu 20 € rapporte environ 1,40 € à son auteur.

On comprend alors qu’il faut vendre beaucoup de livres pour vivre uniquement de ses droits d’auteur.

Sur monBestLibraire, les auteurs touchent en moyenne 4 € par livre vendu

Les droits d’auteur ne sont pas seulement une question de pourcentage. Ils posent aussi une question simple : comment la valeur d’un livre est-elle partagée ?

Certaines initiatives cherchent aujourd’hui à repenser cet équilibre.

Chez monBestLibraire, par exemple, le principe retenu est simple : les bénéfices sont partagés à parts égales : 50 % pour l’auteur, 50 % pour la structure éditoriale (et les auteurs touchent en moyenne 4 € par livre vendu).

Parce qu’avant tout le reste — fabrication, diffusion, promotion — il y a une chose sans laquelle rien n’existerait : la plume.

Et vous, que faites-vous de vos droits d’auteur ?

Pour la plupart d’entre nous, les droits d’auteur n’ont pas changé grand-chose financièrement. Aussi serait-il dommage de traiter ces sommes comme un simple revenu. Au contraire, voilà une somme qu’il faut dépenser d’une façon particulière, voire mettre sous verre les quelques billets et pièces de monnaie que cela représente. Soyons fous ! Transformons cet argent en quelque chose d’inoubliable pour commémorer l’instant !

Alors comment pensez-vous transformer vos droits d’auteur ?

> Un voyage (billet de bus ou de train, croisière entre Toulon et Porquerolles (pour les varois), ou Fromentine > Ile d’Yeu pour les vendéens)
> Une plante verte ?
> Du champagne ? Bien rafraîchi, un Devaux Brut millésimé à 30€ peut faire son petit effet et vous donner, l’espace d’un instant, l’impression d’être presque Amélie Nothomb.

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Pour le moment, la question ne s'est pas posée pour moi...

Publié le 22 Mars 2026

Comme on ne peut pas vendre nos créations sans avoir le statut d’artiste-auteur, nous devons déclarer nos droits d’auteur à l’URSSAF et remplir la petite case qui va bien dans la déclaration de revenus, sinon c’est l’éditeur qui se charge de toutes les formalités. Je dois fournir au mien mon numéro de sécurité sociale. Et veiller à ne pas confondre, chiffre d’affaires et bénéfice ! Bonne journée à la communauté. Fanny

Publié le 19 Mars 2026

Ma meilleure récompense serait d'être lue au niveau international. Les droits d'auteur ? Je voudrais acheter une maison chez moi à Toulon, mais c'est encore un rêve. @Sylvie de Tauriac

Publié le 19 Mars 2026

Un site (aujourd'hui disparu) m'avait proposé quelques euros de droits d'auteur ; je ne les ai jamais réclamés !

Publié le 19 Mars 2026