
Dans cette rubrique, nous présentons les romans édités sur monBestLibraire. Des romans sélectionnés par les Editions50/50 qui révèlent les talents non encore édités et permettent à ces auteurs de rencontrer leurs lecteurs en dehors des circuits traditionnels.
monBestLibraire, c’est une nouvelle librairie dédiée aux seuls auteurs indépendants. Acheter leurs livres, c’est reconnaitre que la qualité des livres ne dépend pas de la notoriété de leur auteur.
Chronique d’Eric Neuville
Ils changent seulement de place ou d’apparence. Ils quittent parfois le centre de la poitrine pour se cacher, comme dans le roman de Christiane Pablo-Mora, dans une boîte, une enveloppe, un silence un peu trop bien rangé.
Marie a perdu les êtres qu’elle aimait par-dessus tout : sa fille, puis son mari. Elle vit avec ce qui reste, les habitudes, les objets, l’absence, les gestes simples du quotidien, les questions sans réponse.
Un séjour solitaire en montagne l’oblige à revenir vers ce qu’elle croyait tenir à distance. Là-haut, loin du bruit, les souvenirs remontent, le corps se rappelle, la vie insiste malgré tout.
Puis Marie rencontre Paul. Lui aussi connaît la solitude, la peur, la violence. Entre eux, rien ne va vite. Leur lien avance par hésitations, pudeur, reculs, retrouvailles, cafés partagés et mots parfois retenus. Ce n’est pas une renaissance spectaculaire, plutôt une approche lente : deux êtres blessés qui apprennent à se rejoindre “par petites touches”, sans promesse excessive, mais avec une vraie capacité d’attention.
proche du roman-mémoire. Les voix alternent, les scènes surgissent par éclats, les silences comptent autant que les phrases. Le leitmotiv de Marie — “Ne pense pas, fais” — donne au récit son mouvement discret : continuer, marcher, écrire, aimer peut-être, sans tout comprendre.
Ce livre parlera à celles et ceux qui aiment les romans sensibles sur l’amour adulte, la pudeur des sentiments et les chemins de reprise après la perte. Un texte simple, grave et lumineux à sa manière, sur ce qui demeure vivant en nous quand la douleur n’a pas tout emporté.
« Il lui fallait récupérer également certains gestes, comme savourer une tasse de café au bar d’à côté, terminer les deux livres déjà commencés, revisiter le square et s’asseoir sur le banc où elle attendait avec lui. Tout cela devait l’aider, pensait-elle, à mesurer combien Paul lui manquait, ce qu’elle était sans lui et à apprivoiser sa nouvelle solitude. »

Vous avez écrit un livre : un roman, un essai, des poèmes… Il traine dans un tiroir.
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@aj.michel
Merci pour vos félicitations. Toucher mon livre imprimé a été un tel plaisir qu'il m'est difficile de trouver un autre mot que MERCI.
Je vous souhaite un bel été de lecture.
Bravo pour votre publication. De la solidarité entre auteurs indépendants devient nécessaire pour promouvoir les livres entre collègues. Je m'y attèle. Encore une fois, félicitations à l'autrice avec mes vœux de succès.