Ce qui m'interesse, ce sont les sujets traités : le rapport aux réseaux, la gestion de l’image publique, les clauses contractuelles, le décalage entre vie privée et profession. Cela donne de l'étoffe au récit.
La fille sur le balcon décrit la frontière entre victime et bourreau (une sorte de syndrome de Stockholm) . Tension garantie dans un univers des cités, des trafics et des combats clandestins. Et ça marche.
En observant plantes, animaux ou humains, vous sublimez l'invisible et une forme de quotidien. Vous nous apprenez à voir l’extraordinaire dans le banal et à valoriser chaque souffle de vie. Et quel plaisir d'avoir une présentation soignée...
On pense à une sociologie du détail intime, de l’expression, du mot. Chaque silence, chaque regard, chaque mot mal choisi devient l’occasion d’une réflexion brillante sur notre rapport aux autres, à nous-mêmes, au langage. Mais cela va plus loin car c’est à l’ordre social que l’auteure s’adresse. Le diable est dans les détails. J’adore.
Bien écrit et structuré, le récit est mené avec un ton assuré. La rencontre entre un psychiatre rationnel et un homme prétendant être Jésus est une idée forte, inhabituelle et immédiatement captivante. C'est un terrain pour explorer foi, doute, pouvoir et humanité. Le texte questionne les institutions religieuses et dénonce les dérives historiques de l’Église. Habile et surprenant. Complexe parfois