Baiser, Bouffer, Kiffer et...

46 pages de Maria Andreas
Baiser, Bouffer, Kiffer et... Maria Andreas
Synopsis

Baiser, Bouffer, Kiffer et... partir en vacances!
Zoomy, un jeune adolescent, semblait satisfait de ce programme... Un jour survint l'épreuve terrible...Désespéré, il trouvera sur sa route un étrange protagoniste que le lecteur découvrira, s'il le souhaite... Est-ce que Zoomy va réussir à renouer avec la vie?
Avec la Vie...

141 lectures depuis la publication le 11 Mars 2019

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@Maria Andreas Au vu de la photo qui accompagne votre impressionnante, quoique cursive, biographie, je me dis à moi-même en personne (dans l'un de ces soliloques dont je me suis fait une spécialité [au même titre que la recette du cuissot de chevreuil à la Pompadour et celle du cuisseau de veau à la Madame Sans-Gêne – mais c'est une autre histoire], qui font une grande partie de mon charme de midinette aérodynamique et qui souvent laissent croire à mon entourage que je suis frappadingue au plus haut degré [en réalité, je ne suis que moyennement frappée, ayant interrompu trop tôt mes études de psycho-phytopathologie appliquée à l'entretien des espaces verts]) ; je me dis à moi-même, vous disais-je, que vous ne devez pas être femme à vous contenter d'euphémismes, aussi chantournés soient-ils, ni à craindre la vérité énoncée avec la rude franchise du soldat au sortir du bordel – chose qui me semble confirmée par le fait que vous avez, si l'on en croit vos dires, beaucoup bourlingué (ce qui n'est pas une grossièreté) et, qu'ayant beaucoup bourlingué (ce qui n'est toujours pas une trivialité, non plus qu'une attaque contre votre moralité), vous avez très certainement acquis cette sagesse hauturière qui consiste à savoir entendre, sans frémir des nageoires (c'est une image, car je sais bien que vous n'êtes pas une sardine) ni tortiller du croupion (c'est une autre image, car j'ai bien compris que vous n'êtes pas une pintade), un commentaire sur votre production, fût-il des moins enluminé et des plus exacerbé. "Que de précautions oratoires !" allez-vous sans doute, ici, vous écrier. Certes. Je n'en disconviens pas. Mais c'est parce que, après la lecture que j'ai faite à voix haute de votre nouvelle (j'y ai gagné un enrouement qu'il va falloir que je traite sans faiblesse, avant qu'il n'ait eu le temps de métastaser dans mes ovaires), Réglisse, l'aîné de mes trois saint-bernard (il montre une prédilection pour l'œuvre de Minou Drouet), bientôt rejoint par Manitou et Eisenhower (respectivement le cadet et le benjamin de la portée), a déclaré dans un aboi accablé, avec la mine du bullmastif qui vient d'avaler une potion amère : "Dans ma chienne d'existence, j'ai déjà entendu pas mal d'histoires idiotes, mais là, nom d'un clébard ! on atteint des sommets. Cette auteure-là, il faudrait la piquer !" Le propos est excessif, quoique joliment persillé, j'en conviens volontiers ; l'euthanasie n'est pas forcément à conseiller avant d'avoir essayé d'autres remèdes d'une drasticité moins définitive ; vous avez bien raison, il ne faut pas mettre la charrue devant Elbeuf ni lâcher la proie pour Londres ; pour ma part, il me semblerait assez que la prise d'un antihistaminique à chaque repas durant une semaine devrait suffire à régler le problème. Et j'entends bien, soyez-en persuadée, tout ce que peut avoir d'occlusif une déclaration pareille, et je concevrais aisément que vous en fussissiez percutée jusque dans les recoins les plus homéostatiques de votre psyché, mais je compte sur votre sapience congrue (et sans doute hypocalorique) pour faire la part des choses, rendre à César ce qui n'appartient pas à Pompée, à Pompée ce qui n'appartient pas à Mme Laberlue, notre concierge, et ne pas vous froisser outre mesure – ce qui aurait pour effet regrettable de creuser vos charmantes ridules de femme mature, alluvionnaire et centrifuge. Je compte sur vous ? Alors je vous octroie cinq étoiles en papier crépon doré (je n'en ai pas plus sous la main, désolée). Amicalement.
Publié le 17 Mars 2019