Lys Jean-Luc
Biographie

Je suis marié, père de deux enfants et j’ai deux petits enfants.
J’ai fait des études de biologie à l’Ecole Nationale de Chimie, Physique et Biologie de Paris.
Je suis technicien de laboratoire spécialisé en bactériologie
Passionné de sciences,d'astronomie et de littérature, j'écris depuis quelques années des récits, des nouvelles et maintenant des romans.

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5
Bonjour Agamemnon. Cela se passe-t-il réellement dans le futur ? Car l’histoire de l’humanité nous a souvent gratifiés de ce genre de régime totalitaire ! Et d’ailleurs, en matière d’horreur, l’humain a déjà tout inventé, et il ne nous reste plus, à nous autres, pauvres auteurs, que les lieux et les dates à changer. Ne croit-on pas lire ce que la Révolution culturelle a fait de pire, en Chine, au temps de Mao Ze Dong, quand les enfants dénonçaient leurs propres parents et/ou grands-parents au pouvoir central ou aux Gardes rouges, et qu’on les faisait défiler, portant un écriteau sur le dos, sur lequel étaient écrits leurs nombreux crimes (supposés), sous les injures et les crachats ? Ne retrouve-t-on pas la terreur qui régnait en URSS, sous Staline, quand la simple remarque ou réflexion d’un enfant en classe (même involontaire et c’est ce qui nous distingue de votre roman) pouvait conduire leur père au goulag pour 10 ans minimum, sans avoir même le droit de communiquer avec lui. Ne retrouve-t-on pas la surveillance très étroite de la police des mœurs en Iran, qui peut condamner à des peines très lourdes, des personnes accusées d’avoir offensé Dieu Lui-même, pour un non-respect du port du voile, ou simplement, pour s’être tenus la main en dehors des liens sacrés du mariage ? Ne retrouve-t-on pas les pires moments de la Terreur pendant la grande Révolution de 1789 que nous glorifions tant en France ? Mais ce qui est plus subtil dans votre roman, c’est de montrer que ce totalitarisme de l’enfant roi est déjà bien ancré dans nos sociétés occidentales, dans lesquelles la démission des parents (ils ne peuvent pas toujours faire autrement dans nos sociétés de service où tout tourne maintenant 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, et dont ils sont bien souvent, les salariés, et nous les clients) ; et dans lesquelles cette absence est compensée par des biens matériels : jouets, tablettes, ordinateurs, etc… N’a-t-on jamais entendu les cris déchirants d’un enfant auquel on refusait un jouet parce que trop cher, mais que son copain possédait déjà ? Sur la passivité des adultes face à cette dictature que représentent ce Code parental, et l’obéissance à l’autorité publique, ne vit-on pas en cette période de confinement la même chose ? Pourquoi acceptons-nous ce confinement ? Parce que c’est pour notre bien, à tous, cela, nous le savons. Alors, si l’on arrive à nous inculquer que le respect du Code parental est bon pour la société, ne serions-nous pas d’accord pour le respecter ? Votre livre n’est pas seulement agréable et intéressant à lire, il est surtout matière à réflexion, et nous pourrions en parler des heures. Souhaitons seulement que cet avenir que vous nous décrivez ne reste qu’une fiction, alors soyons vigilants ! Amicalement. J2L
Publié le 02 Mai 2020
5
Bonjour Gersende De Bie. Un confinement sanitaire. Qui aurait pu l’imaginer il y a seulement un an ? On pouvait s’attendre à pas mal de catastrophes : un accident nucléaire majeur, voire un tremblement de Terre même dans les Flandres ou bien en Île de France, mais le coup du virus respiratoire, transmissible par voie aérienne, asymptomatique chez les uns, mais pouvant être mortel chez les autres, on n’osait pas y croire ! Votre témoignage est vraiment un plaisir à lire car tout y est écrit sur un ton assez léger et humoristique, qui dédramatise un peu ce que nous vivons en ce moment. Alors, bien sûr, il y a tous ces tracas du quotidien durant cette période étrange, surtout quand on a des enfants encore jeunes, qu’il faut leur faire l’école et leur trouver des occupations autres que celle des écrans, qu’on va faire ses courses avec une certaine appréhension, qu’on ne peut plus aller travailler, chez le coiffeur, dans une jardinerie ou un magasin de bricolage, on regrette la vie d'avant où l'on se sentait libres. Mais, quand les difficultés de cette période seront passées, sous réserve qu’on n’ait pas été victime soi-même ou l'un de nos proches de ce Coronavirus, on s’en souviendra comme une de ces péripéties que toutes les générations ont rencontrées. Merci pour ce témoignage, et protégez vous bien. Amicalement. J2L
Publié le 01 Mai 2020
5
Bonjour @Gabin Chiprent . Voici un texte qu’on lit avec un grand plaisir. Écrit comme on parle, sa lecture est un vrai régal. Les nouvelles décrivant le monde du travail son délicieuses : quel humour et quel cynisme aussi… mais quelle description réaliste de ces boîtes où l’on rencontre des collègues aux dents longues qui rayent le parquet, comme on dit familièrement, près à écraser les autres pour une petite promotion ou un semblant de considération… Probablement très réaliste aussi la description de la pensée des clochards (qu’on appelle pudiquement SDF aujourd’hui), confrontés aux divers bénévoles des associations d’aide aux personnes en difficulté, dont ils pensent qu’ils les importunent, parce qu'ils sont désocialisés. Vraiment une petite perle que j’invite les lecteurs de mBS à découvrir. Amicalement. J2L
Publié le 03 Décembre 2019
5
Bonjour @Nabla Eellag . Voici un livre bien agréable à lire. Je dois dire que les premières pages m’ont enthousiasmé car j’y ai retrouvé ces réflexions absurdes que font des personnes toujours prêtes à critiquer tout ce qu’elles ne comprennent pas, ou avec tout ce qu’elles ne partagent pas : « il leur faudrait une bonne guerre, ça règlerait tous les problèmes ». Mais la guerre ne règle jamais aucun problème, et elle est toujours un drame pour ceux qui devront la faire ou la subir. Voilà la situation dans laquelle se trouvent vos personnages. Elle les conduira à faire le bilan de leurs vies et surtout de faire renaître cette amitié qui les rapproche depuis leur enfance. Ils découvriront aussi que chacun d’eux avait gardé des secrets malgré leur amitié, mais que la proximité de la guerre et d’une fin prochaine les conduira à révéler. C’est un beau livre, qui décrit bien quel peut être l’état d’esprit de ceux qui connaissent la mobilisation, ce à quoi nous avons eu la chance d’échapper. Amicalement. J2L
Publié le 30 Novembre 2019
5
Bonjour Chiara Catalina . Votre livre nous raconte l’histoire terrible d’une enfant martyrisée par sa mère biologique, qu’elle appelle sa « matrice ». Oh combien sont illusoires les liens du sang qu’on met chaque fois en avant quand on veut expliquer l’amour parental ! La lecture de ce récit nous conforte dans l’idée que les liens du sang ne sont rien, et que seul l’amour que l’on porte à nos enfants, qu’on en soit les géniteurs ou les parents adoptifs, a une réelle valeur. Vous nous contez avec talent, l’histoire de Pola, petite fille affreusement martyrisée par sa mère. Cette femme est cruelle, dépourvue de la moindre trace d’humanité, une personne abjecte au plus haut point. Elle maltraite Pola continuellement avec la plus grande violence, sous n’importe quels prétextes, vrais ou même, inventés. La faire souffrir, voilà ce qui semble être le seul but de sa vie. Et Pola, petite victime innocente n’a aucun moyen de se défendre. On apprendra aussi au cours du récit que son père, une voisine et peut-être d’autres personnes étaient au courant mais ne l’on pas protégée. Triste monde ! Mais l’émotion est à son comble quand on lit dans les commentaires que ce livre est un peu l’histoire de l’auteure elle-même. Chiara s’en est sortie, comme Pola, et nous en sommes heureux, mais quand on est parent soi-même, qu’il est dur de penser que des enfants, créatures par nature innocentes, sont victime de sévices sans que la société n’agisse, comme elle le devrait, pour les sauver. De plus, ce texte est servi par une belle écriture, simple et fluide, de celles qui nous donnent envie de lire, toujours plus. Merci Chiara pour ce beau récit. Amicalement. J2L
Publié le 26 Novembre 2019

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