le discours du coupe légumes

66 pages de crapanne
le discours du coupe légumes crapanne
Synopsis

Alex fait partie de ces petites gens qui après une période de chômage se sont reconvertis . Lui a un stand sur des marchés locaux en Bourgogne. Ses voisins de stand sont ses meilleurs copains. Il est doué pour vendre sa camelote . Un jour, un député en campagne électorale sur son marché le remarque et semble s'intéresser à lui. Alex ne va pas dire oui immédiatement à l'offre que va lui faire le député mais tout va tenir dans un discours à faire en public.

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@lucie pergola
Bonjour Lucie,
Merci de vos 5 étoiles. Vous êtes née si j'ai bien compris dans le pays du palimpseste et votre propre discours sur les batteries de cuisine en tout genre est impressionnant. Je me propose de partager avec vous cet éloge maçonnique...

Publié le 15 Mars 2019
5
@crapanne Encore qu'il ait été rédigé à la truelle (à quand, sous votre plume fertile et mimétique, bétonnière pour tout dire, une ode coruscante au BTP ?), votre livre n'est pas inintéressant ou superfétatoire, obsolète ou giratoire, en ce sens qu'il donne la parole à un coupe-légumes, chose pas si tant tellement courante dans la littérature française (dans l'étrangère, je ne sais pas : de par ma formation d'exégète cocardière [je détiens à moi toute seule un CAP de xénophobie appliquée aux belles-lettres, obtenu auprès de l'université d'Angélus-sur-Millet, et qui m'a ouvert grand les portes de la charcuterie aveyronnaise], je ne lis jamais les saugrenuités polyglottes des écrivains qui n'ont pas même la décence de s'exprimer en français). Et – voyez comme le monde est petit – il n'y a pas si longtemps, à la buissonneuse époque où je méditais de reprendre en main la prose et la poésie de notre beau pays tout encourbassé par la gabegie éditorialiste, je travaillais à un livre d'environ 5000 pages qui aurait donné la parole à une passoire à grattons (ou à une écumoire à scampi fritti : j'hésitais encore sur la nature exacte de mon héroïne). Car il me semblait – et c'est un véritable scandale – qu'on ne prête pas assez l'oreille aux enseignements que pourraient nous délivrer, franco de port et d'emballage, les ustensiles de cuisine, corvéables à merci (je vous en prie, ne dites pas le contraire) et dont on n'écoute jamais les doléances culinaires et circonstanciées. Si j'ai finalement renoncé à ce projet d'envergure et qui aurait sans doute passionné l'Académie française (sans parler de l'académie de billard du boulevard Richard-Lenoir), c'est sous la pression d'occultes, comminatoires et patibulaires services de l’État, lesquels allèrent jusqu'à me menacer d'une dénonciation auprès de la SPA pour de prétendus sévices que j'aurais exercés à l'insu de leur plein gré sur mes saint-bernard (ils sont au nombre de trois et répondent, respectivement, en partant de la droite, aux noms de Réglisse, Manitou et Eisenhower). En l'occurrence, que craignaient exactement et subsidiairement les hautes sphères du pouvoir ? Je vous avoue que je l'ignore, mais je vous confesse aussi que, parce que je tenais quand même à ma réputation de fanfreluche bienséante dans l'immeuble où je gîte, tout ça m'a fichu les chocottes et qu'à la place du bouquin que je projetais d'écrire pour l'édification des masses et la défense du prolétariat de nos cuisines, j'ai préféré confectionner des crottes en chocolat et des guirlandes de chapelure (je tiens la recette d'une mienne ancêtre qui l'inventa et la perfectionna sous le Second Empire). Mais il n'est pas dit qu'un jour prochain je ne reprendrai pas la plume pour dénoncer ce qu'il y a à dénoncer, c'est-à-dire l'esclavage dans lequel dont de quoi l'on retient tous ces ustensiles, depuis l'aspersoir à persil jusqu'à la girandole à fromage, le ciseleur de melons jusqu'à la catapulte à olives, le dénoyauteur de crustacés jusqu'à l'accordeur de flammekueches. En attendant, souffrez que je vous colloque cinq étoiles, pour preuve de mon subreptice, quoique stéréophonique, admirement. Amicalement.
Publié le 15 Mars 2019