LE MASSACRE D’ARHIBA, survenu à Djibouti le 18 décembre 1991, demeure une tragédie profondément ancrée dans les mémoires. À travers une exploration rigoureuse et saisissante, l’auteur met en lumière les zones d’ombre de cet événement et les vérités qui dérangent.
Ce récit donne voix aux victimes et interroge le silence qui entoure encore cette page douloureuse de l’histoire, invitant à la réflexion et à la mémoire.
Ce livre est noté par
@Bahloul. Salam Bahloul,
Merci beaucoup d’avoir pris le temps de lire le livre avec autant d’attention et de sensibilité. J’ai été très touché par les détails que vous avez relevés et par la profondeur de votre lecture. Vos mots montrent une vraie compréhension de l’intention du travail, et cela compte énormément pour moi.
Votre regard sur les traumatismes, les mémoires blessées et les vies brisées donne encore plus de sens à cette démarche de transmission et de mémoire. Savoir que ce livre peut susciter une réflexion aussi sincère est très précieux.
Je vous remercie également pour vos encouragements et votre soutien. Ils me touchent profondément et me donnent la force de continuer à écrire et à faire vivre cette mémoire.
Merci encore pour votre gentillesse et votre engagement envers le livre.
Bien cordialement,
Yacin
@FANNY DUMOND Salam Fanny, Merci beaucoup pour votre message, il me touche sincèrement. Vos mots sont à la fois encourageants et lucides, et je vous en suis reconnaissant.
Je comprends tout à fait ce que vous exprimez sur la circulation de l’information aujourd’hui. Nous vivons dans un flot continu d’actualités, mais paradoxalement, certaines réalités profondes, parfois tragiques, restent peu visibles ou insuffisamment comprises. C’est justement ce qui m’a motivé à partager mon témoignage : apporter une petite pierre pour mieux faire connaître des histoires, des vécus, qui méritent d’être entendus.
Votre regard sur la jeunesse, ici comme ailleurs, est très juste. La mémoire, l’histoire et la compréhension des événements passés sont essentielles pour construire une conscience collective solide. Sans cela, beaucoup de choses perdent leur sens, y compris les symboles et les commémorations.
Je suis également heureux de voir que votre rencontre avec Haissama a été une ouverture vers une autre réalité. Ce sont souvent ces échanges humains qui nous apprennent le plus.
Merci encore pour votre bienveillance et vos encouragements. Je vous souhaite également une excellente journée.
Bien cordialement, Yacin
Salam@FANNY DUMOND . Merci pour votre lecture attentive et votre retour nuancé, Fanny.
Dans ce témoignage, j’ai choisi de me concentrer sur les récits des victimes et des témoins afin de préserver la dimension mémorielle du propos. Le contexte historique, politique et social, bien que fondamental, aurait nécessité un développement beaucoup plus large, au risque d’atténuer la portée testimoniale recherchée. Cela s’inscrit dans une démarche de recherche centrée sur la mémoire des événements.
Pour rappel, le massacre d’Arhiba s’inscrit dans la guerre civile de 1991 à Djibouti, un conflit opposant le gouvernement aux forces du FRUD (Front pour la restauration de l’unité et de la démocratie), sur fond de tensions politiques et de fractures communautaires.
Djibouti, ancienne colonie française, a conservé le français comme langue officielle, comme tant d’autres, d’où mon choix de partager cette histoire avec le public francophone, tout en en préparant une version anglaise.
Concernant la question de l’impunité, les auteurs de ces crimes, malgré la gravité des faits commis contre des personnes qu’ils étaient censés protéger, n’ont jamais été inquiétés à ce jour.
Ainsi, ma démarche consiste à la fois à lutter contre l’oubli, à rendre hommage et à ajouter un ouvrage de témoignage au corpus de l’histoire djiboutienne.
Je vous remercie enfin pour votre intérêt et vos échanges, qui contribuent à faire vivre cette mémoire.
Cordialement.
Y.M.N
Bonjour@YACIN MOHAMED NOUR
J'ai lu et apprécié votre témoignage fort et émouvant, votre devoir de mémoire qui vous tient tant à coeur de partager et que vous nous proposez, à nous Français. Mais je trouve dommage que vous n'expliquiez pas,, en préambule, le contexte politique, ethnique, voire tribal et, surtout, pourquoi ces massacres ? Je connais un peu votre pays depuis ma rencontre sur ce site, en 2018, avec un jeune djiboutien vivant à Obock, et avec qui je corresponds toujours ! Après une recherche sommaire, j'ai lu que les auteurs de ces crimes jouissent d'une totale impunité. Je vous souhaite de poursuivre votre travail d'écriture, le meilleur moyen de transmettre l'Histoire. Bien cordialement. Fanny
@Antoine Loiseul . Cher Antoine Loiseul,
Merci beaucoup pour votre lecture et pour votre commentaire. Vos mots me touchent profondément, d’autant plus venant d’un écrivain.
Je suis très sensible au fait que vous ayez perçu cette dimension de mémoire et l’importance de faire émerger ces vérités à travers un regard intime.
Votre retour m’encourage sincèrement à continuer ce travail d’écriture et de transmission.
Avec toute ma gratitude.
Ce texte est intéressant. En racontant ce massacre ethnique après la prise d'indépendance de Djibouti, l'auteur fait état des violences d’État invisibilisées
et surtout la difficulté de faire émerger la vérité dans des contextes autoritaires. Le texte raconte, à travers le regard d’un enfant devenu adulte cette épreuve que seuls les souvenirs peuvent évoquer. Un récit personnel : la littérature devient un outil de mémoire.