Les affaires des autres

132 pages de Audrey Rechal
Les affaires des autres Audrey Rechal
Synopsis

Timéo, quatre ans, vit avec sa mère Émilie et son beau-père Cédric. Un dessin d’école où il représente leur famille recomposée, d’un trait d’enfant, naïf, sans intention, déclenche la colère de son père Joachim, qui commet l’irréparable.
Un an après le drame, Timéo vit chez sa grand-mère, qui l’élève désormais. Le récit déroule les jours qui ont suivi, puis précédé la disparition d’Émilie, et dévoile les silences, les tensions, les gestes manqués, les signes ignorés.

Publié le 29 Avril 2026

Les statistiques du livre

  11 Classement
  964 Lectures 30 jours
  997 Lectures totales
  +22 Progression
  48 Téléchargement
  6 Bibliothèque
 

Ce livre est noté par

3 commentaires , 3 notes
Pour répondre à un membre, précédez d'un @ son nom d'utilisateur , et il sera prévenu de votre réponse !

Bonjour @Bahloul

Court roman, et non nouvelle… j’insiste sur le genre ! même si la question fait toujours débat dès qu’il s’agit de savoir à partir de quand un texte devient un roman :)
Merci pour votre lecture et pour votre commentaire. Ce qui me touche, c’est que vous avez perçu ce que j’ai essayé de déplacer dans ce récit. Le drame était presque pour moi à la périphérie. Ce qui m’intéressait davantage, c’était ce qui use lentement les êtres, ce qui s’installe sans bruit dans un entourage, et qui produit peu à peu les renoncements ordinaires.

Je vous souhaite un agréable week end.

Audrey.R

Publié le 14 Mai 2026
3
@Audrey Rechal. Bonjour. Votre nouvelle installe immédiatement un contraste terrible entre l'innocence de l'enfant et la violence du drame. Elle est chargée d'une force émotionnelle, mais aussi d'une sensation de fatalité étouffante. Les silences, les signes omis, annoncent une tragédie où chacun a vu sans parvenir à empêcher. Autre particularité réussie dans cette nouvelle c'est qu'elle présente le drame non comme un fait divers, mais comme explorateur de la fragilité de l'équilibre familial, des blessures de séparation ainsi que des conséquences psychologiques qui en découlent. Texte subtil et bien mené, bravo et merci pour l'échange.
Publié le 14 Mai 2026

Grand merci pour votre lecture et pour cet avis précieux @WildGoose
Votre remarque sur le ton adopté m'intéresse beaucoup, parce qu'elle touche précisément à ce que j'ai cherché en écrivant ce texte.
J'ai privilégié la posture et l'innocence de l'enfant. Ce regard s'est imposé naturellement à moi, avec sa manière de traverser le drame sans toujours pouvoir le nommer ni l'expliquer. Ce décalage entre le sujet et le ton participe, je crois, à la tragédie elle même. Jamais en la soulignant, mais en la lassant affleurer dans les silences, dans les gestes, dans ce qui demeure en marge.
J'ai essayé d'écrire dans cette retenue, en laissant au lecteur toute la place de ressentir et de regarder dans le miroir tendu. C'est un parti pris, sans doute aussi parce que je suis moi même ce type de lectrice.
Merci encore pour votre lecture. Je vous souhaite une agréable journée.
Audrey.R

Publié le 13 Mai 2026
3
Il y a beaucoup de douceurs dans vos mots pour raconter ce drame. Pas d’emphases, pas de mouchoirs, mais ce ton presque léger qui survole les scènes, comme si la distance que vous imposiez permettait d’être encore plus touchée. Mais, à vouloir laisser entendre, laisser comprendre, ne pas tout dire, ne manque-t-il pas l’émotion avec un grand E inhérente à ce type de drame ? Pour moi, je crois que si. Pas parce que j’aime pleurer !, quoi que, mais parce que les grands romans font que le soir, on ne peut pas fermer la page, et on retient ses larmes pour ne pas éveiller son conjoint ! Et j’ai trouvé votre histoire pas loin de pouvoir générer de tels sentiments. C’est très beau.
Publié le 13 Mai 2026

Bonjour @VeroniqueD
Je vous remercie pour votre lecture et votre avis.
Vos mots sont très justes sur ce qui se joue entre les lignes. Je suis heureuse que vous ayez ressenti cela, c’est ainsi que j’ai voulu raconter cette histoire, sans sensationnalisme et avec toute la pudeur qu’elle appelait.
Encore merci à vous,
Audrey.R

Publié le 03 Mai 2026
3
Vous, vous utilisez une écriture descriptive d'un très fort niveau avec des métaphores et des images sensorielles puissantes :" les souvenirs ont une odeur qui lui rappellent la mort ". En tout cas elle est jolie cette relation fusionnelle entre la mère et la fille et on devine dès le début entre les lignes avec le ton du texte comment se prépare de manière caché un drame qui va dévorer sa proie. On peut d'ailleurs dire que la tonalité des phrases est à la fois mélancolique et belle avec des gestes tendres derrière lesquels il y a la tristesse. "Papa est en prison, maman est au ciel". C'est une phrase qui fait mal au coeur et qui le transperce.
Publié le 02 Mai 2026