Quand abstinente, on a plus les drogues pour anesthésier : comment aimer sans risquer d'être effacée?
Louise a cinquante-deux ans, huit ans d'abstinence et un équilibre enfin trouvé auprès de Raphaël, son compagnon, alors que Victor, l'ancien amour, est rangé là où l'on range ce qui ne fait plus mal.
À un mariage breton, persuadé de protéger sa meilleure amie, Simon jardine dans l'ombre pour rapprocher le compagnon et l'ex. Il plante une graine, une seule.
Elle prend. Trop bien. Ces deux hommes que tout oppose se reconnaissent, et de cette amitié improbable, Louise se découvre exclue – une peur plus vieille que la jalousie : celle de ne plus compter. Encore.
Reste la question qu'elle fuit depuis toujours : comment aimer, quand aimer c'est risquer d'être effacée une fois de plus ?
Ce livre est noté par
@Jérome Riiv
Bonjour Jérome
Merci de votre lecture et de votre commentaire. J'ai conscience de la justesse de votre analyse. Mais j'avoue que raconter un mariage sans un grand nombre de personnages est difficile. Mais je vais y réfléchir.
@Marie-Amélie Laporte
Merci Marie-Amélie pour ce merveilleux commentaire. Votre lecture me réchauffe. Vous avez lu avec tellement d'attention, je suis très touchée et elle m'encourage beaucoup.
@Clarybele
En effet, le sujet est complexe, il alterne entre la joie retrouvée et les tourments des émotions. Merci de votre lecture et de cette note malgré votre perplexité.
@Marc Bonnet
Merci Marc pour votre long et instructif commentaire. Il semblerait que la mention du personnage en début de chapitre ne suffise pas à faire comprendre qui parle, je note ce précieux enseignement.
Quand à l'écho de votre livre sur le mien, en effet, là aussi, je comprends que cet extrait ne vous permette pas à le percevoir, c'est dans ce qui se déroule ensuite qu'il apparaît.
La violence inscrite dans ces deux hommes cherche à les rendre anguleux et à rendre difficile à comprendre l'attirance de Louise pour ce duo.
Merci infiniment de votre lecture et de votre analyse.
Je vous remercie aussi de l'invitation ;)
@Serge Gubert
Merci pour l'intérêt que vous avez porté à mon texte et votre lecture attentive. En effet, au delà de ce qui est perçu par l'extérieur c'est ce qui se développe à l'intérieur que j'essaye de montrer.
Je vois que vous venez aussi de publier un texte, je vais aller le lire aussi.
Bonjour Valérie,
J’ai lu les premières pages avec beaucoup d’intérêt. Ce qui m’a frappé d’emblée, c’est la justesse du conflit intérieur : l’amour n’apparaît pas seulement comme une relation à l’autre, mais comme un risque de disparition de soi. Cette idée donne au texte une vraie profondeur psychologique.
Votre synopsis annonce une tension très fine, presque silencieuse : deux hommes qui se rapprochent, une femme qui se sent progressivement déplacée, et derrière cela une blessure plus ancienne que la jalousie. C’est précisément ce type de fragilité humaine qui donne envie de poursuivre la lecture.
Bien cordialement,
Serge Gubert
@Camille Meneret
Merci Camille de cette lecture et de votre commentaire qui me va droit au coeur. Vous avez pris le temps de répondre à mes interrogations et je vous en suis très reconnaissante. La bienveillance de votre analyse me touche beaucoup.
Merci Florent de votre lecture et de ce commentaire. Je suis heureuse que ça vous ait plu ça et j'avoue ça me rassure :)
@jeanne lauverdale
Merci ! Votre commentaire me fait chaud au coeur. Vous arrivez à analyser en quelques lignes ce que j'ai essayé de faire passer. Merci beaucoup pour cette lecture et ce commentaire.
@manuel ferreira
Merci beaucoup pour ce commentaire. Je suis si contente que ça vous ait plu. C'est très encourageant.
@arielle couraud
Merci, ça me touche beaucoup.
@wickey
Merci beaucoup pour ce commentaire très réfléchi et qui répond vraiment à mes questionnements
@Valérie Lafougère
**Le début donne-t-il envie de poursuivre ?**
Oui, l’histoire m’intéresse suffisamment pour me donner envie d’en connaître la suite. Cela dit, j’ai eu l’impression, par moments, de devoir résoudre un véritable casse-tête relationnel pour avancer dans ma lecture. Les nombreux personnages, les différents narrateurs, les profils très distincts et les interactions complexes donnent au récit une grande richesse, mais aussi une certaine densité qui demande un réel effort de décodage.
Cela crée chez moi une forme d’ambivalence : d’un côté, je sens qu’il y a beaucoup de potentiel et j’ai envie de comprendre où tout cela va mener; de l’autre, le début exige une attention soutenue avant que l’attachement aux personnages ne s’installe vraiment.
**Simon séduit-il le lecteur ou est-il agaçant ?**
Pour l’instant, Simon m’intrigue plus qu’il ne me séduit. Il semble agir avec de bonnes intentions, mais j’ai aussi l’impression qu’il cache quelque chose, ou du moins qu’il contrôle beaucoup plus qu’il ne le laisse paraître. Il y a chez lui une forme de bienveillance mêlée de manipulation, ce qui le rend intéressant, mais pas encore pleinement attachant.
D’ailleurs, presque tous les personnages donnent l’impression de porter un passé lourd, ce qui renforce l’atmosphère de mystère, mais peut aussi créer une certaine distance au départ.
**La polyphonie est-elle immédiatement compréhensible ?**
Pas tout à fait pour moi. Au début, je n’ai pas compris immédiatement que le nom placé en tête de chapitre désignait aussi le narrateur. J’ai d’abord cru qu’un narrateur unique mettait simplement l’accent sur un personnage différent à chaque chapitre.
Cette confusion m’a fait envisager, pendant un moment, d’autres interprétations possibles, comme celle d’un personnage à personnalités multiples ou d’un procédé narratif plus ambigu. Une fois le principe compris, la structure devient plus claire, mais l’entrée dans le récit pourrait peut-être être légèrement facilitée.
**Louise suscite-t-elle de l’empathie dès les premiers chapitres ?**
Louise m’intéresse, mais elle demeure encore mystérieuse à ce stade. Je ressens le besoin de continuer à la découvrir avant de me faire une idée plus précise d’elle. Est-elle une victime ? Est-elle naïve ? Est-elle dans le déni ? Je n’ai pas encore de réponse claire.
J’ai surtout l’impression qu’elle cache certaines choses, autant à Raphaël qu’au lecteur. Cela nourrit le mystère autour d’elle, mais retarde aussi un peu l’empathie immédiate. Je ne suis pas encore pleinement attaché à elle, mais j’ai envie de comprendre ce qu’elle porte réellement.
**Impression générale**
Je serai franc : j’ai eu besoin d’un peu d’aide pour démêler les fils du récit. Ce n’est pas un problème en soi, surtout dans un roman psychologique ou choral, mais j’ai eu l’impression qu’il manquait peut-être un petit élément pour inviter le lecteur à patienter davantage. Quelque chose qui lui donnerait plus clairement le sentiment qu’une lumière l’attend au bout du tunnel, même si tout n’est pas encore expliqué.
Après cette pause et ce temps de réflexion, je suis prêt à lire la suite. Toutefois, ce choix n’a pas été entièrement spontané : il est venu après avoir pris un peu de recul à la fin des premiers chapitres.
En résumé, je crois que ce roman et ses personnages ont beaucoup de potentiel. Le début est riche, dense et intrigant, mais il tarde peut-être un peu à créer un attachement fort envers au moins un personnage ou à faire apparaître clairement le principal fil conducteur. L’auteure a probablement voulu construire cette impression de mystère et de complexité, mais c’est un choix qui peut dérouter, voire décourager, certains lecteurs.
Pour ma part, malgré ces réserves, j’accorde au roman mon vote de confiance.
Si vous aviez deux minutes à m'accorder, il serait particulièrement intéressant pour moi de savoir si:
Le début donne envie de poursuivre ?
Simon séduit le lecteur ou est-il agaçant ?
La polyphonie est immédiatement compréhensible ?
Louise suscite de l'empathie dès les premiers chapitres ?
Immense merci par avance.
Valérie