Les gants blancs

65 pages
Extrait
de Valérie Lafougère
Les gants blancs Valérie Lafougère
Synopsis

Quand abstinente, on a plus les drogues pour anesthésier : comment aimer sans risquer d'être effacée?
Louise a cinquante-deux ans, huit ans d'abstinence et un équilibre enfin trouvé auprès de Raphaël, son compagnon, alors que Victor, l'ancien amour, est rangé là où l'on range ce qui ne fait plus mal.
À un mariage breton, persuadé de protéger sa meilleure amie, Simon jardine dans l'ombre pour rapprocher le compagnon et l'ex. Il plante une graine, une seule.
Elle prend. Trop bien. Ces deux hommes que tout oppose se reconnaissent, et de cette amitié improbable, Louise se découvre exclue – une peur plus vieille que la jalousie : celle de ne plus compter. Encore.
Reste la question qu'elle fuit depuis toujours : comment aimer, quand aimer c'est risquer d'être effacée une fois de plus ?

Publié le 23 Juin 2026

Les statistiques du livre

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13 commentaires , 9 notes
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@Jérome Riiv

Bonjour Jérome
Merci de votre lecture et de votre commentaire. J'ai conscience de la justesse de votre analyse. Mais j'avoue que raconter un mariage sans un grand nombre de personnages est difficile. Mais je vais y réfléchir.

Publié le 05 Juillet 2026
2.01
Beau texte, bien écrit, plaisant à lire. Les personnages sont complexes. J'ai eu un peu de mal, car ils sont nombreux à intervenir, et surtout trop homogènes dans leurs perceptions, leur façon de raconter. Résultat, la focale change sans arrêt etle lecteur a du mal à suivre. Un peu dommage, mais on sent l'écriture maîtrisée, donc une réécriture sans doute facile. Désolé pour ce qui peut paraître une critique, mais ne se veut que du commentaire pour aider.
Publié le 05 Juillet 2026

@Marie-Amélie Laporte

Merci Marie-Amélie pour ce merveilleux commentaire. Votre lecture me réchauffe. Vous avez lu avec tellement d'attention, je suis très touchée et elle m'encourage beaucoup.

Publié le 01 Juillet 2026
3
@ Valérie Lafougère. Merci pour cette lecture revigorante. Le personnage central a une forte personnalité. Quand on s'appelle Louise, on est forcément une héroïne romanesque et lyrique. Les autres femmes sont plutôt des figurantes (mis à part Tosca). Mais il y a les hommes et avec eux on est gâtées ; ils sont omniprésents et leurs caractères sont décrits avec précision et sensibilité. Il y a Simon qui dans son souci de rendre les gens heureux, en fait évidemment trop.. De quoi se mêle-t-il ? Il a peur de l'épée de Damoclès que représente Victor. En quoi ce dernier est-il dangereux ? C'est un des mystères de ce récit, c'est un des moteurs de l'action qui nous fait aimer cette histoire. En tous cas, Victor est un sale type. Je suis révulsée par sa façon de traiter Camille. Pour qui se prend-il ? Un mâle alpha dans toute sa splendeur. A fuir ! Le métal joue son rôle, dans les armes à feu, dans la bécane de Raphaël, dans la tour Eiffel qui n'est ni en fonte, ni en acier mais en fer presque pur. Raphaël m'apparaît moins toxique, on pourrait presque lui faire confiance. Apparemment il n'a pas le lourd passé toxico de beaucoup de protagonistes mais qu'en savons nous finalement ; et il y a Marco, Paul, Martin et les autres. Bref on ne s'ennuie pas. J'aime la narration, le style riche en métaphores et en oxymores : p 42 : "la vie en communauté, horrible et merveilleuse" ; et la si jolie phrase p 46 : "Louise et Victor ne sont pas prêts à s'enrouler avec docilité autour du tuteur de mon script". J'attends avec impatience la suite...
Publié le 01 Juillet 2026

@Clarybele

En effet, le sujet est complexe, il alterne entre la joie retrouvée et les tourments des émotions. Merci de votre lecture et de cette note malgré votre perplexité.

Publié le 01 Juillet 2026
3
J'ai lu votre livre avec intérêt Cette histoire étrange et complexe me laisse perplexe . Je laisse les lecteurs faire leur propre opinion. Merci
Publié le 30 Juin 2026

@Marc Bonnet

Merci Marc pour votre long et instructif commentaire. Il semblerait que la mention du personnage en début de chapitre ne suffise pas à faire comprendre qui parle, je note ce précieux enseignement.
Quand à l'écho de votre livre sur le mien, en effet, là aussi, je comprends que cet extrait ne vous permette pas à le percevoir, c'est dans ce qui se déroule ensuite qu'il apparaît.
La violence inscrite dans ces deux hommes cherche à les rendre anguleux et à rendre difficile à comprendre l'attirance de Louise pour ce duo.
Merci infiniment de votre lecture et de votre analyse.
Je vous remercie aussi de l'invitation ;)

Publié le 30 Juin 2026
3
Je me joins en grande partie à Wickey. Le début du roman est ardu. J’ai eu du mal à identifier le lien entre les (trop) nombreux personnages. Ce n’est qu’après avoir compris que chacun d’eux s’exprimait sur la relation entre les uns et les autres que la lecture s’est simplifiée et l’envie de poursuivre la lecture m’est venue. Si l’on entre difficilement dans le roman, on n’en sort pas plus facilement. Les personnages ne vous lâchent pas d’un claquement de doigts. L’intrigue n’est pas achevée. Tous les personnages cachent un cadavre, peut-être même deux, dans leur placard. Cela vaut pour Louise, bien sûr, mais tout aussi bien pour Simon, Victor que Raphaël, etc. Je n’ai pas réussi à m’identifier avec les personnages. Le milieu dans lequel ils ont évolué et, parfois, évoluent encore m’est grandement étranger. Je n’y ai jamais été confronté, et si j’ai tout de même eu connaissance de celui-ci, j’avoue qu’il ne m’attire pas. Peut-être est-ce parce qu’il me fait peur. De même, ce qui lie Victor et Raphaël (les armes) me rebute fortement. Est-ce ce qui cause mon manque de sympathie pour eux ? Dans ce sens, je ne vois pas en quoi « Les gants blancs » et mon roman « Je te vois longer » se font écho, comme vous l’avez écrit. À moins que vous vous limitiez à ce que mes trois personnages ont un passé lourd que j’ai cependant révélé, ce qui n’est pas le cas pour Louise, Victor, Raphaël et les autres. Leurs placards à cadavre ne sont qu’entrouverts. J’aurais aimé pouvoir discuter de tout cela plus directement avec vous. Si vous passez cet été aux Sables-d’Olonne, là où je vis et où d’autres vont en vacances...
Publié le 30 Juin 2026

@Serge Gubert

Merci pour l'intérêt que vous avez porté à mon texte et votre lecture attentive. En effet, au delà de ce qui est perçu par l'extérieur c'est ce qui se développe à l'intérieur que j'essaye de montrer.
Je vois que vous venez aussi de publier un texte, je vais aller le lire aussi.

Publié le 29 Juin 2026

Bonjour Valérie,

J’ai lu les premières pages avec beaucoup d’intérêt. Ce qui m’a frappé d’emblée, c’est la justesse du conflit intérieur : l’amour n’apparaît pas seulement comme une relation à l’autre, mais comme un risque de disparition de soi. Cette idée donne au texte une vraie profondeur psychologique.

Votre synopsis annonce une tension très fine, presque silencieuse : deux hommes qui se rapprochent, une femme qui se sent progressivement déplacée, et derrière cela une blessure plus ancienne que la jalousie. C’est précisément ce type de fragilité humaine qui donne envie de poursuivre la lecture.

Bien cordialement,

Serge Gubert

Publié le 29 Juin 2026

@Camille Meneret

Merci Camille de cette lecture et de votre commentaire qui me va droit au coeur. Vous avez pris le temps de répondre à mes interrogations et je vous en suis très reconnaissante. La bienveillance de votre analyse me touche beaucoup.

Publié le 28 Juin 2026
3
Chère @Valérie Lafougère, À mon tour de lire les premiers chapitres de votre roman, et d'y prendre beaucoup de plaisir. Vos personnages sont à la fois singuliers, intrigants et attachants, on a envie de les connaître davantage et de plonger avec eux dans ce quotidien où leurs passés respectifs s'entremêlent et se répondent. Pour répondre, humblement, à vos différentes interrogations : Oui, on a envie de connaître la suite, très clairement ; Je trouve le personnage de Simon très intéressant, dans le sens où l'on ressent immédiatement l'importance qu'il a pour chacun des personnages, tout comme la forme de stabilité et de présence à la fois omnisciente et rassurante qu'il leur confère, alors même que lui aussi a visiblement ses zones d'ombre et secrets ; À mon sens, la polyphonie est parfaitement compréhensible, car vous avez su donner à l'univers de chacun des protagonistes ses couleurs, émotions et sonorités propres ; Quant au personnage de Louise, je la trouve pour le moment discrète mais toutefois attachante. On a envie d'en savoir plus sur cette femme au passé douloureux, et dont le courage et la résilience forcent l'admiration. En conclusion, c'est un très bon début, poursuivez (si ce n'est pas déjà fait). Vous avez une écriture fluide, sensible et agréable, tout comme une manière délicate et juste d'exprimer les ressentis et émotions de vos personnages. Merci pour ce partage... et j'attends la suite ! Camille
Publié le 27 Juin 2026

Merci Florent de votre lecture et de ce commentaire. Je suis heureuse que ça vous ait plu ça et j'avoue ça me rassure :)

Publié le 26 Juin 2026
3
J'ai beaucoup apprécié ces premiers chapitres. Vous installez très rapidement une intrigue qui donne envie d'avancer. Je me suis laissé porter par les différents points de vue sans jamais me sentir perdu. Chaque personnage possède une voix et une présence qui lui sont propres. J'ai eu un vrai coup de cœur pour Simon. Son humour, son humanité et sa façon de prendre soin des autres apportent une belle respiration au récit. Louise, quant à elle, suscite rapidement de l'empathie. On sent qu'elle porte une histoire qui ne demande qu'à se dévoiler. Je poursuis la lecture avec curiosité.
Publié le 26 Juin 2026

@jeanne lauverdale

Merci ! Votre commentaire me fait chaud au coeur. Vous arrivez à analyser en quelques lignes ce que j'ai essayé de faire passer. Merci beaucoup pour cette lecture et ce commentaire.

Publié le 26 Juin 2026
3
Alors là, foncez. Roman choral, et le truc malin c'est qu'on change de tête à chaque chapitre : le même mariage breton ne raconte JAMAIS la même histoire selon qu'on est dans le crâne de Louise, de Victor ou de Simon. On recolle les morceaux nous-mêmes, et c'est jubilatoire. Simon m'a eue dès le prologue, ce personnage qui « jardine » la vie des autres en jurant que ce n'est pas de la manipulation. Mais c'est Louise qui m'a gardée : une coach qui sait tout faire sauf s'appliquer ses propres conseils, et qui le sait. On se reconnaît un peu trop. Et puis ça parle d'addiction et de rétablissement sans jamais te faire la leçon, avec de l'humour, du vrai. La scène de Stalingrad, j'ai arrêté de respirer. Le style claque, les dialogues sonnent, et il y a cette tension sourde entre les trois hommes autour de Louise qui monte sans qu'on voie comment ça va péter. Bref : j'ai dévoré ces premières pages et j'avais envie d'en parler à quelqu'un. C'est exactement pour ça que je laisse ce mot. Je veux la suite.
Publié le 26 Juin 2026

@manuel ferreira

Merci beaucoup pour ce commentaire. Je suis si contente que ça vous ait plu. C'est très encourageant.

@arielle couraud

Merci, ça me touche beaucoup.

Publié le 24 Juin 2026
3
Je suis d'accord avec la lectrice précédente, on veut la suite ! Votre écriture est un défi, plusieurs voix, plusieurs personnalités dans les voix. Et ce milieu de l'addiction, vu après l'enfer m'intéresse beaucoup. Ce mariage laisse présager une suite compliquée avec des personnages complexes, votre langue très proche du corps fait ressentir les personnages. j'aime beaucoup. Merci.
Publié le 24 Juin 2026
3
Bonjour, Oui j'ai très envie de lire la suite, allez-vous la publier sur le site ? J'avoue que ces personnages m'intriguent avec leurs voix si particulières, c'est rare une polyphonie où le style change vraiment d'un personnage à l'autre. Quant à vos personnages, ils ont nombreux mais leurs trajectoires, leurs passés sont d'emblée ressentis comme compliqués sans qu'on sache vraiment pourquoi. En tout cas, oui, vous m'avez donné vraiment envie de savoir où tout cela mène.
Publié le 24 Juin 2026

@wickey
Merci beaucoup pour ce commentaire très réfléchi et qui répond vraiment à mes questionnements

Publié le 24 Juin 2026

@Valérie Lafougère

**Le début donne-t-il envie de poursuivre ?**

Oui, l’histoire m’intéresse suffisamment pour me donner envie d’en connaître la suite. Cela dit, j’ai eu l’impression, par moments, de devoir résoudre un véritable casse-tête relationnel pour avancer dans ma lecture. Les nombreux personnages, les différents narrateurs, les profils très distincts et les interactions complexes donnent au récit une grande richesse, mais aussi une certaine densité qui demande un réel effort de décodage.

Cela crée chez moi une forme d’ambivalence : d’un côté, je sens qu’il y a beaucoup de potentiel et j’ai envie de comprendre où tout cela va mener; de l’autre, le début exige une attention soutenue avant que l’attachement aux personnages ne s’installe vraiment.

**Simon séduit-il le lecteur ou est-il agaçant ?**

Pour l’instant, Simon m’intrigue plus qu’il ne me séduit. Il semble agir avec de bonnes intentions, mais j’ai aussi l’impression qu’il cache quelque chose, ou du moins qu’il contrôle beaucoup plus qu’il ne le laisse paraître. Il y a chez lui une forme de bienveillance mêlée de manipulation, ce qui le rend intéressant, mais pas encore pleinement attachant.

D’ailleurs, presque tous les personnages donnent l’impression de porter un passé lourd, ce qui renforce l’atmosphère de mystère, mais peut aussi créer une certaine distance au départ.

**La polyphonie est-elle immédiatement compréhensible ?**

Pas tout à fait pour moi. Au début, je n’ai pas compris immédiatement que le nom placé en tête de chapitre désignait aussi le narrateur. J’ai d’abord cru qu’un narrateur unique mettait simplement l’accent sur un personnage différent à chaque chapitre.

Cette confusion m’a fait envisager, pendant un moment, d’autres interprétations possibles, comme celle d’un personnage à personnalités multiples ou d’un procédé narratif plus ambigu. Une fois le principe compris, la structure devient plus claire, mais l’entrée dans le récit pourrait peut-être être légèrement facilitée.

**Louise suscite-t-elle de l’empathie dès les premiers chapitres ?**

Louise m’intéresse, mais elle demeure encore mystérieuse à ce stade. Je ressens le besoin de continuer à la découvrir avant de me faire une idée plus précise d’elle. Est-elle une victime ? Est-elle naïve ? Est-elle dans le déni ? Je n’ai pas encore de réponse claire.

J’ai surtout l’impression qu’elle cache certaines choses, autant à Raphaël qu’au lecteur. Cela nourrit le mystère autour d’elle, mais retarde aussi un peu l’empathie immédiate. Je ne suis pas encore pleinement attaché à elle, mais j’ai envie de comprendre ce qu’elle porte réellement.

**Impression générale**

Je serai franc : j’ai eu besoin d’un peu d’aide pour démêler les fils du récit. Ce n’est pas un problème en soi, surtout dans un roman psychologique ou choral, mais j’ai eu l’impression qu’il manquait peut-être un petit élément pour inviter le lecteur à patienter davantage. Quelque chose qui lui donnerait plus clairement le sentiment qu’une lumière l’attend au bout du tunnel, même si tout n’est pas encore expliqué.

Après cette pause et ce temps de réflexion, je suis prêt à lire la suite. Toutefois, ce choix n’a pas été entièrement spontané : il est venu après avoir pris un peu de recul à la fin des premiers chapitres.

En résumé, je crois que ce roman et ses personnages ont beaucoup de potentiel. Le début est riche, dense et intrigant, mais il tarde peut-être un peu à créer un attachement fort envers au moins un personnage ou à faire apparaître clairement le principal fil conducteur. L’auteure a probablement voulu construire cette impression de mystère et de complexité, mais c’est un choix qui peut dérouter, voire décourager, certains lecteurs.

Pour ma part, malgré ces réserves, j’accorde au roman mon vote de confiance.

Publié le 24 Juin 2026

Si vous aviez deux minutes à m'accorder, il serait particulièrement intéressant pour moi de savoir si:

Le début donne envie de poursuivre ?
Simon séduit le lecteur ou est-il agaçant ?
La polyphonie est immédiatement compréhensible ?
Louise suscite de l'empathie dès les premiers chapitres ?

Immense merci par avance.
Valérie

Publié le 23 Juin 2026