LES DOCKS EN FOLIE

41 pages
Extrait
de cloclo CARRON
LES DOCKS EN FOLIE cloclo CARRON
Synopsis

Pérégrinations d'une famille de dockers rouennais dans les très désopilantes années 70.

Le baron, ses frangins et leur queue de comète découvrent un trafic d'armes et de drogue sur un rafiot grec en chargement de farine à Rouen. Plutôt allergiques à la maréchaussée, ils mèneront dans un premier temps leur enquête eux-même, mais s'allieront finalement avec cette dernière, en vue d'envoyer au trou cette mafia criminelle. Ceci grâce aux retrouvailles du beau Serge devenu commissaire et son copain d'école l'avocat, un frangin du baron plutôt futé et un tantinet farceur.

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8455 lectures depuis la publication le 30 Juin 2013

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Les dockers entraînèrent aussitôt dehors, les matelots après les avoir mis KO, avant de les jeter dans le fourgon de la boîte prévu pour çà et les emmenèrent dans le local des dockers situé à une borne de là, à proximité des portiques à farine. Le bosco et l’autre matelot étaient encore en train de se vidanger dehors en faisant de la fumée, tandis que Gastounet guettait le balafré qui lui aussi, semblait réviser ses classiques en matière de corde à bateau. D’autant qu’il avait fait une tentative de sortie lors d’une brève accalmie et qu’il s’était pris le réservoir de la chasse d’eau sur la tronche en tirant sur la chaînette, l’assommant pour le compte, tandis qu’il continuait de débourrer inconsciemment dans son ben.
Ce qui fit dire à Gastounet, en s’adressant à l’Américain encore en train de rire depuis un bon quart d’heure et resté sur place pour surveiller les deux chiasseux qui n’en finissaient pas de se vider dehors.

- J’lavais pourtant prévenu de ne pas tirer trop fort sur la chasse, mais non. Et bah la prochaine fois il apprendra le français, au lieu de jacter rosbif.
- T’as raison Gaston, c’est d’amafia.
- C’est quoi? De la mafia?
- Hein? Ah oui c’est ça, d’amafia.

Et voilà l’Américain qui se marre encore une fois, tandis que Gaston reste comme deux ronds de flan.

- Bah c’est qu’est-ce que je dis!
-On est d’accord, mon bon Gaston c’est d’amafia et pour la peine mets-moi une bière.

A ce moment-là, des bruits derrière la porte des vécés indiquèrent que le gus avait repris connaissance. Gaston déguisé en Don Qui chiotte ès moulinet, poussa la porte avec la brosse à pavés et la toile au bout. Laquelle s’ouvrit progressivement dans un grincement digne du plus bidon des films d’horreur. Le gus était debout en se tenant le crâne et pissait sérieux le résiné. Semblant comprendre tout à coup que sa bande avait été ceinturée, le méchant jeteur de couteau attrapa le poignard de son étui par reflex, à la vitesse de l’éclair et voulut le lancer à un Gastounet estomaqué par sa rapidité. L’homme s’arrêta net, en pleine course, constatant qu’il n’avait non pas son couteau de lancer dans la main, mais un gode rose vibrant d’un assez beau gabarit, tandis que Gaston se ressaisît et lui envoya la brosse avec la toile à pavés dans la tronche, le faisant valdinguer contre le mur, qui lui répondît en l’assommant à nouveau. Il est des jours comme çà.

- V’là qu’ils se défendent au gode maintenant, et rose en plus. Y a plus d’jules. Tout fout l’camp.

Publié le 11 Février 2015

Devinez ce que dit la petite pancarte laissée par le patron du bistrot : "Aux inscrits maritimes" (ayant existé à Rouen des années 50, au début de l'année 2000. CC

Publié le 29 Décembre 2014

Merci Hubert. Le langage correspond, de surcroît, à une époque et des situations vécues à peine romancées. CC

Publié le 29 Décembre 2014
5
Il faut parfois plusieurs lectures pour saisir toute la "gouaille" du vocabulaire. De l'Audiard revisité. Mais l'effort mérite le détour. la lecture, quand on prend le temps, en devient presque jubilatoire. A déguster, par petites doses. bravo
Publié le 16 Décembre 2014

extrait : CHEZ LA MÈRE THEVENOS Le gros Bébert chargé initialement du premier contact physique – son péché mignon - décida donc de passer à l’offensive en choppant le second par le colbac, et le décolla de terre d’un bon mètre, ce qui eut pour effet de faire tomber le colt sur le sol. La tête de moulot, décida même de jouer avec lui comme un ours avec un saumon. Une vraie gamine follette avec une poupée de chiffon dans les bras. Tandis que la bande de matelots appelés à la rescousse avec le capitaine à leur tête, arriva à bord de cinq taxis. Les vingt marins et leur chef entrèrent en furie dans la cantine avant de se faire encercler par les soixante-dix dockers présents, tandis que la mère THEVENOS sortant de sa cuisine, choppa son nerf de bœuf et sauta sur le capitaine des grecs. Bataille générale, belote et rebelote et dix de der. Puis ce fut le tour de Gastounet qui déboula à son tour avec son berger allemand un peu dingo et tout aussi myope, le genre dog allemand dingo, mordant tous membres passant à proximité de son champ de vision appauvri, qu’il s’agisse d’ennemis ou d’amis, traînant à portée de ses crocs. Gaston passait plus de temps à éviter les crocs de son cabot que les coups d’un marin bourré qui n’en finissait plus de se ramasser. La question qui resta en suspend fut précisément : «  Gaston devait-il songer à acheter un humain voyant à ce pauvre chien aveugle en quête de psy ? » Les dockers entraînèrent aussitôt dehors, les matelots après les avoir mis KO, avant de les jeter dans le fourgon de la boîte prévu pour çà et les emmenèrent dans le local des dockers situé à une borne de là, à proximité des portiques à farine. Le bosco et l’autre matelot étaient encore en train de se vidanger dehors en faisant de la fumée, tandis que Gastounet guettait le balafré qui lui aussi, semblait réviser ses classiques en matière de corde à bateau. D’autant qu’il avait fait une tentative de sortie lors d’une brève accalmie et qu’il s’était pris le réservoir de la chasse d’eau sur la tronche en tirant sur la chaînette, l’assommant pour le compte, tandis qu’il continuait de débourrer inconsciemment dans son ben. Ce qui fit dire à Gastounet, en s’adressant à l’Américain encore en train de rire depuis un bon quart d’heure et resté sur place pour surveiller les deux chiasseux qui n’en finissaient pas de se vider dehors. - J’lavais pourtant prévenu de ne pas tirer trop fort sur la chasse, mais non. Et bah la prochaine fois il apprendra le français, au lieu de jacter rosbif. - T’as raison Gaston, c’est d’amafia. - C’est quoi ? De la mafia ? - Hein ? Ah oui c’est ça, d’amafia. Et voilà l’Américain qui se marre encore une fois, tandis que Gaston reste comme deux ronds de flan. - Bah c’est qu’est-ce que je dis ! -On est d’accord, mon bon Gaston c’est d’amafia et pour la peine mets-moi une bière. A ce moment-là, des bruits derrière la porte des vécés indiquèrent que le gus avait repris connaissance. Gaston déguisé en Don Qui chiotte ès moulinet, poussa la porte avec la brosse à pavés et la toile au bout. Laquelle s’ouvrit progressivement dans un grincement digne du plus bidon des films d’horreur. Le gus était debout en se tenant le crâne et pissait sérieux le résiné. Semblant comprendre tout à coup que sa bande avait été ceinturée, le méchant jeteur de couteau attrapa le poignard de son étui par reflex, à la vitesse de l’éclair et voulut le lancer à un Gastounet estomaqué par sa rapidité. L’homme s’arrêta net, en pleine course, constatant qu’il n’avait non pas son couteau de lancer dans la main, mais un gode rose vibrant d’un assez beau gabarit, tandis que Gaston se ressaisît et lui envoya la brosse avec la toile à pavés dans la tronche, le faisant valdinguer contre le mur, qui lui répondît en l’assommant à nouveau. Il est des jours comme çà. - V’là qu’ils se défendent au gode maintenant, et rose en plus. Y a plus d’jules. Tout fout l’camp. - Ah oui, le coup du gode. En fait, c’est une copine qui avait eu l’idée hier soir, de lui piquer son poignard de lancer pour le remplacer par le sien, tellement plus câlin. Le gode vibreur, c’est tout de même plus doux comme « poignardage », non ? - Ah bon ! Et bah  du coup, je t’offre la bière et tu remercieras ta copine de ma part. Tu t’rends compte ? Pour un peu il me plantait c’t’enfoiré. Et la mère THEVENOS d’enchérir pour son Gastounet chéri : - Ah ouais môssieu Jean, je suis d’accord avec mon homme, vous méritez même deux bières, pour avoir sauvé mon Gaston, l’homme de ma vie. A quoi ça tient une vie tout de même. D’autant que la fin de vie se termine toujours par une bière. -Bien dit manman et je veux qu’tu saches que j’aurai fait de même si ça avait été toi. -Et ouais, ces gars-là faut s’en méfier comme de la chiasse verte, c’est d’amafia. - Qu’est-ce vous dites môssieu Jean, d’afia, c’est quoi ça ?

- Laisse manman, j'texpliquerai...

Publié le 12 Novembre 2014

Comme des pro de la gonflette chargés aux Amphétamines, les téméraires volatiles se pensèrent fins prêts pour se rendre sur le terre-plein du BRQ où ils étaient certains de piéger le beau Serge qu’ils soupçonnaient de malversation. Du moins le croyaient-ils, car au lieu de bifurquer à droite à la hauteur du quai de Quevilly, ils continuèrent tout droit sur leur lancée pour aller se paumer à MOULINEAUX, dix bornes de là et à cinq en aval de la cantine de la mère THEVENOS, qu’ils avaient pourtant quitté deux heures plus tôt dans l’autre sens et pour le même but. Cà, pour la perte des repères il n’y avait pas mieux. Il est vrai que pareille biture, vous flingue assurément les patates, autant que le cervelas.

Une grosse fatigue choppa brutalement le planton MARTIN qui conduisait de droite à gauche, à l’aveuglette entre deux soubresauts, tandis que les deux bœufs-carottes étaient en train de ronfler en concert à l’arrière. Voyant les trottoirs jouer le grands huit, il gara sa bagnole plus ou moins bien et s’écroula sur le volant en se gerbant sur les nougats. Manque de bol, une estafette de gendarmes qui suivait la voiture zigzagante depuis cinq bonnes minutes, les récupérèrent dans la bagnole et les embarquèrent manu militari en cellule de dégrisement, sans avoir pu être réveillés en raison d’un coma plutôt carabiné. Les choses s’annonçaient un tantinet scabreuses pour les poulagas, car ainsi accoutrés en marins et délestés de leurs porte-feuilles par les farceurs de la mère THEVENOS, ils allaient avoir du mal à sortir de cellule au réveil. D’autant que leur griserie virait furieusement à l’obscur pas vraiment clair pour ces messieurs de la maréchaussée pourtant habituellement si subtils et ouvert à l’étrange.

Publié le 15 Septembre 2014

EXTRAIT : C’était un estaminet de la rue Ste Croix des pelletiers. Une petite rue en pente derrière le Vieux-Marché, où les clients à jeun arrivaient par la montée et repartaient décalqués par la descente. Un vieux rade figé dans le temps, qui abritait une faune bigarrée et figée, elle aussi, sertie qu’elle semblait être sur l’époque du président Coty et pour laquelle LECANUET était un jeune révolutionnaire. La cavalcade turbulente des poulets noirs, mal emplumés et chargés à blanc pour être aussi ronds que des queues de pelle, passa donc par ce drôle de cosmos à hannetons. Une pièce mal montée, oscillant entre les saccades verbeuses d’un « ti dédé » la tremblante se roulant sa clope d’une main sans en perdre une miette malgré sa tremblote congénitale et le chignon choucroute monté en nid de guêpes de Josy la caissière de monoprix toujours accro aux scoubidous et aux robes vichy, en passant par la Réussite hebdomadaire de « môssieu » Ferdinand, l’ex receveur des PTT un peu timbré, jouant les colis composté bloqué sur un quai de gare, ainsi que l’angoisse fébrile de Marie-Chantal la gagneuse ménopausée de la rue des bons enfants, tirée de partout et dans tous les sens du terme, accro qu’elle était de surcroît aux voyantes, au point de vivre son futile avenir par correspondance. Une ambiance, un tiers Macao et deux tiers St Anne dans le shaker, pour produire le breuvage secoué en permanence dans ce troquet plutôt baroque situé en plein centre-ville de ROUEN, à un tir d’arbalète de la place du Vieux Marché qui avait vu Jeanne d’ARC se faire griller la politesse, et pas seulement, par les Anglais en 1431. Les volatiles virant coqs au vin, venaient donc de rencontrer poules au pot déplumées et gallinacés boiteux évoluant dans une atmosphère exténuante durant deux bonnes heures, où chaque situation vira à l’étrange comme dans un vilain trip hérité d’un shoot de coke. Ayant sérieusement effeuillé le calendrier à l’envers en massacrant allègrement le Larousse au point de nécessiter un interprète en beuverie, ils décidèrent de descendre de la machine à remonter le temps, avant d’arriver au gouvernement provisoire de la libération. Grâce à quelques clients bien disposés, ils se firent transbahutés jusque dans la 4L chargée de PV qu’ils avaient garée deux heures plus tôt devant le bateau du troquet.

Publié le 31 Août 2014

Merci, c'est sympa. CC

Publié le 12 Août 2014
5
De la bonne lecture, bravo !
Publié le 11 Août 2014

Extrait ;

LES BOEUFS CAROTTE S'ETAIENT HASARDE A METTRE UN PIED DANS LA CANTINE DES DOCKERS...

Çà, les babouchkas genre THEVENOS et de ce gabarit-là, quand elles sont moroses comme çà, avec la tête rentrée dans les endosses, il vaut mieux éviter de les chatouiller sous les bras ou de leur balancer des fadaises. Le chef des bœuf-carottes se la joua malgré tout au rantanplan, en croyant pouvoir placer son bobard comme si de rien n’était.

- Bien voilà. Mes amis et moi-même passions par-là, et en nous arrêtant pour chercher notre route sur la carte, quand nous avons cru apercevoir le fourgon de notre ami l’Avocat. C’est bien le sein ?

- Ouais et alors ? Le bœuf mironton sentit aussitôt le vent du boulet lui raser les étiquettes et comprit tout à coup que ses carottes étaient déjà cuites, par cette réponse saugrenue, au ton un poil inquisiteur. Il avala sa salive de limace boulottant une verrue, en déglutissant bruyamment et en sursautant. Puis il essaya malgré tout de se ressaisir en continuant à sortir son bobard, au lieu de changer de registre. Persuadé, qu’il était- en bon fonctionnaire fonctionnant qu’il restait contre vents et marées- que la mayonnaise prenait, alors que c’est surtout le bœuf mironton qui sentait le cramé et la marmite qui collait du cul, produisant fumée par un jus s’évaporant à gros bouillons. La mère THEVENOS se mit à interpeller la horde de dockers hilares, qui chahutaient comme des gosses turbulents jouant au cerceau en cour de maternelle, les prenant à témoins.

- Eh! Les gars! Ces marins-là souhaitent voir l’avocat. Qu’en pensez-vous? Les colosses commencèrent par encercler les matafs déguisés en boites de pilchard ambulantes. Les trois asticots hameçonnés n’en menaient pas large et comprirent, mais un peu tard, qu’ils étaient faits aux pattes. Pour ce qui était de battre en retraite il était trop tard. Erreur de stratégie et manque d’anticipation caractérisée comme à Waterloo. C’était du propre pour des fonctionnaires de la police des polices si policée. Le chef poulaga se demandait comment il allait bien pouvoir se sortir de ce guêpier, d’autant qu’il avait beau jeter des coups de périscope de droite à gauche, point d’avocat en cette auberge espagnole à la sauce mexicaine prête à leur tailler un steak tartare dans la bavette.

- Ben ! Rien ! Je souhaitais juste le voir, c’est tout.

- Et le voir pour quoi faire ? Qu’est-ce qu’elle lui veut à l’avocat, la marine à voile ? Et voilà la cantine au grand complet qui se mit à exploser de rire, tandis que les trois poulets se transformaient progressivement en autruches se rentrant la tronche dans le col. - Ben, au moins pour lui payer un coup et évoquer des souvenirs.

- Des souvenirs ? Quel genre de souvenirs ? Du genre de ceux d’il y a deux ou trois jours ? - Heu, non, je ne sais pas. D’il y a cinq ans.

- A ouais, tu passais par là par hasard et voilà que tu vois le fourgon d’un gars avec qui tu veux causer de souvenirs d’il y a cinq ? Tu nous prends pour des quiches ? - Ben, ne vous vexez pas madame. S’il n’est pas là je repasserai et puis c’est voilà quoi. Je voulais juste lui payer un coup, c’est tout. Le père la Crevette qui ne perdait jamais le nord, sauta sur l’occasion. - Bah ! Si l’avocat n’est pas là, nous on y est et je trouve qu’il fait drôlement soif, moi. - Mais bien sûr mes amis, bien sûr. Je paie la tournée générale. Le chef poulet venait de sortir le morlingue chargé d’oseille, en tremblant comme une feuille d’automne en sursit un jour de grand vent. - Et ben voilà. C’est par là qu’il fallait commencer citoyen. Gaston, prend commande ! Confirma le père la Crevette. Les trois poulets se pensaient sortis du four où la broche commençait déjà à tourner, et desserrèrent le col de leur chemise en voyant le cercle s’élargir.

- Alors comme çà vous êtes sur quel rafiot ?

- Heu ! le SHIAFFINO qui décharge en phosphate.

- Ah ouais ! Là à côté à la SAMS ?

- Oui c’est ça, là à côté.

- Mais alors, vous n’avez aucun rapport avec ces enfoirés qui sont venus nous chercher des poux y a trois jours au moins ?

- Ah ! Non, nous sommes là que depuis deux jours.

- Ah ! Bon, c’est tant mieux pour vous les gars.

- Ah ! Oui ? Tant mieux ? Et pourquoi ?

- Pourquoi ? Et ben, parce que si ça avait été des copains à vous, on aurait été obligés de vous décalquer à coups de lattes, c’est tout. Ah ! Ah ! Ah ! La Grenade ne parlait jamais à la légère et ses saillants biscottos s’étaient raidis juste avant qu’il n’envoie une mandale dans le bar renforcé, qui en avait vu tant d’autres. Les trois faux moussaillons d’eau douce en avaient sursauté en lâchant une caisse en chœur, pour cause de contraste entre contraction inconsidéré du valseur et relâchement exagéré du trou de balle en contrepoint. En terme scientifique, il s’agit d’un relâchement gazeux impromptu. Bref, ils chiaient dans leur froc.

- Ah ! Ah ! Ah ! Ah ! Oui quand même. Rigola connement par un sourire virant rictus nerveux, le planton Martin. - Ouais, moi les casse-burnes ça me recroquevilles les artères. Quand j’en rencontre, j’les pulvérise, j’les disperse, j’les ventile, j’les écrabouille. Compris ?

Les argousins marinés étaient sur des œufs et suaient gras, tout en pétant mou. Ils les avaient tellement à zéro qu’en prêtant l’oreille, on pouvait même entendre leurs bijoux de famille jouer des castagnettes. Pour éviter de commettre de nouvelles bévues, ils évitèrent donc de l’ouvrir, tout en guettant les verres de la bande de nounours un rien roublards. Se contentant de commander une nouvelle tournée avant même que les verres soient complètement vides. On ne sait jamais. L’ivrogne, comme la nature, ont tous deux horreur du vide.

Publié le 19 Mai 2014
5
N'oublions pas que c'est en grande partie du vécu
Publié le 11 Avril 2014

Bientôt une signature pour les docks en folie...

Publié le 23 Mars 2014

Daniel, j'ai reçu un appel d'un de vos amis. pourriez-vous me contacter, car je ne peux pas remettre la main sur vos coordonnées. Merci. CC

Publié le 02 Mars 2014

Formidable aventure que celle de ces dockers des années 70. On a à la fois du "sur les docks" d'Elia KAZAN avec Marlon BRANDO et carrément du Eugène SUE avec ses "Mystères de Paris" où on retrouve la mère la chouette, le maître d'école, le chourineur et même le comte RODOLPHE sous la forme débonnaire du baron. Incontournable ! Il y a très certainement un super film de comédie à faire. Très drôle, très étrange et pourtant vécu à 70 %. Chapeau bas Claude. Je ne vais pas manquer d'en parler à des amis scénaristes.

Publié le 09 Février 2014

Je suis un peu limité à ce niveau. J'ai pris celui là qui m'a l'air bien. CC

Publié le 27 Janvier 2014

MERCI POUR CE COMMENTAIRE
AVEZ-VOUS UN AVIS SUR LES PACK WEB ET LEQUEL CHOISIR ?

Publié le 27 Janvier 2014

Pas mal aussi les docks...

Publié le 13 Janvier 2014
Oui, j'aime bien aussi ce clin d’œil portuaire des années 70. Très frais et cocasse...
Publié le 03 Novembre 2013
5
Quel humour ravageur ! Bravo. A très bientôt.
Publié le 23 Octobre 2013
Bonjour STRAUSBERG, oui c'est à tout le moins hilarant et de plus c'est du vécu, alors... CC
Publié le 17 Octobre 2013
Ah ! Cà fonctionne à nouveau normalement. Je vais enfin pouvoir les aventures de ces dockers normands pas tristes. Merci. STRAUSBERG.
Publié le 15 Octobre 2013
Evidement qu'il chute le roman, pas moyen de l'ouvrir...
Publié le 05 Octobre 2013
Mince, un roman marrant à souhait et presqu'entièrement autobiographique qui chute de 16 points, on est bien dans une période cherchant le sentimental ou carrément la violence et le crime glauque. Epoque fort minable dont on a hâte desortir. Vite un coup de docks en folie, en guise d'antidote au bourdon qui m'étreint. STRAUSBERG.
Publié le 05 Octobre 2013
Ah Ok. Merci. Je vais voir çà tout de suite. CC
Publié le 30 Septembre 2013
STYLE ACCROCHEUR, LES MOTS SONT COLORES ET IMAGES. J'AI APPRECIE LA COUVERTURE ET LES ILLUSTRATIONS INTERIEURES. ....C'EST FAIT! J'AI CHANGE LA POLICE DE MON ROMAN. BONNE JOURNEE.
Publié le 28 Septembre 2013
Ah ! Notre vie portuaire des années 70, à peine romancées. Un délice à lire. Ton vieux frangin,Dédé
Publié le 16 Septembre 2013
Comme pour des milliers d’aspirants romanciers, la première hantise de la page blanche passée, juste après avoir osé se lancer dans ce grand bain, le roman commence enfin à prendre forme dans votre tête puis sur le papier. Comme un potier donnant vie à un bloc de glaise informe, chaque mot modèle peu à peu le récit qui peut suivre nonchalamment son cours ou bien rebondir au hasard d’une phrase pour partir dans un parcours tentaculaire où risque de se perdre à tout moment le romancier. Aussi sûr de sa création qu’un cavalier sur un un cheval de rodéo, il fait corps avec son histoire pour réduire tout risque d’embardée, la dirigeant quand elle se fait nonchalante, la suivant du regard quand elle s’éloigne du parcours initial, épiant même la moindre cabriole cherchant à le désarçonner. Le combat entre l"oeuvre et son créateur s’achève finalement quand les deux finissent par ne plus faire qu’un pour en dessiner la fin. De là ne restera plus qu’à emballer l’éditeur ayant en charge de promouvoir le roman auprès de lecteurs ne demandant qu’à découvrir cette nouveauté sortie d’on ne sait où, créée par on ne sait pas encore qui… Claude CARRON http://claudecarronromancier.over-blog.com/
Publié le 23 Août 2013
5
Papa, çà vaut bien 5. Ton fils...
Publié le 20 Août 2013
Merci Daniel, que le "ciel" vous entende et vous donne raison. CC
Publié le 10 Août 2013
Dard n'est pas loin, il plane au-dessus de vos œuvres et se frotte les mains.
Publié le 09 Août 2013
5
Et ce morceau de vie burlesque qui correspond à ce que recherche un ami depuis près d'un an. Décidément, j'ai eu la main heureuse aujourd'hui. MV
Publié le 06 Août 2013
Oh ! Oui, le coup de la sécu. Et celle du gros Paulo qui passe la nuit sur son trône, puis aussi l’atmosphère de la cantine de la mère THEVENOS, de vrais morceaux d'anthologie. J'en ri encore.
Publié le 06 Août 2013
Extrait : un dock à bec de lièvre convoqué à la sécu... "C’est, en effet, une de ces drôles d’histoires qui était arrivée aussi à ce pauvre Nanard, dont les moustaches dissimulaient habilement un vilain bec de lièvre. Une de ces disgracieuses gerçures de babine dont il hérita, en plus de l’esprit simplet du papa. La nature est parfois taquine en chargeant la tare. Ce fameux jour où il fut invité à venir à la sécu, pour faire contrôler l’évolution des séquelles résultant de son accident du travail. Oh ! Rien de bien grave, un poignet cassé qui finissait de se guérir de sa belle mort."
Publié le 03 Août 2013
C'est bien ce que je pensais, ma femme s'est encore plus amusée en le lisant que lorsque je lui ai lu des passages. Pour l'instant sur ce site, nous n'avons lu que vos romans et c'est ma femme qui avait choisi "on a tué la mère Michel" par intuition, et on peut dire qu'elle eu la main heureuse. Nous ne manquerons pas de venir faire dédicacer nos ouvrages quand ils seront publiés Vos plus fidèles lecteurs du site, Audrey et Alexis.
Publié le 26 Juillet 2013
5
Ma femme va lire le bouquin, mais vu ce que j'ai déjà lu, voilà pour l'instant.
Publié le 24 Juillet 2013
Quelle belle maladie... La lecture c'est comme l'amour, il faut pouvoir y être disponible et plus c'est long meilleur c'est. Bonne lecture. Moi, je ne vais pas tarder à m'atteler à lire le votre chère Lizbeth (lol itou). je vous l'avais bien dit... Claude CARRON
Publié le 23 Juillet 2013
5
Décidément je jubile. Les docks sont en folie et pas seulement...
Publié le 22 Juillet 2013
Oui, quatrième sur 6 et un extrait de suite du polar. Espérons que votre enthousiasme sera communicatif. Claude CARRON
Publié le 04 Juillet 2013
Donc, celui-là serait le quatrième romans d'après ce que j'ai lu sur vous sur le Net? Ah mais je vous suis comme une ombre... J'aime le style et je suis sûr qu'il va s'imposer sous peu.
Publié le 03 Juillet 2013
J'aime bien ce style dépouillé. Un roman d'aventures plein de rebondissements. Mais dites-moi, on n'avait pas l'air de s'ennuyer sur ROUEN et dans son port en 74. On sent bien le souffle post soixante-huitard. Bravo.
Publié le 02 Juillet 2013