Camille Descimes

Biographie

Je suis médecin, spécialisée dans les maladies de la femme, mais aussi passionnée de littérature/philo/histoire avec des débuts en hypokhâgne, amoureuse de la montagne, d'alpinisme, d'escalade, de canyoning, ou de virées en mer sous spi, toujours en quête d'horizons nouveaux, d'adrénaline, à partager avec d'autres qui comme moi ont des yeux immenses et des émotions intenses.

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Bonjour Damian, beaucoup de sérénité dans votre texte, de l'apaisement, une forme de lucidité (il me laissera quand son désir d'enfant sera trop fort) qui renvoie à des questions que doivent se poser par exemple les couples avec une forte différence d'âge. J'ai cherché à comprendre cette détermination à ne pas vouloir enfanter, tout en acceptant l'éventualité d'adopter, ce qui n'est tout de même pas fréquent :) J'y ai vu une réflexion sur le désir masculin d'enfanter, le fantasme d'avoir aussi cette capacité de ressentir un autre en soi. Et peut-être une tentative pour comprendre ce que cela peut produire dans le corps des femmes, ce qui n'est tout de même pas que du bonheur en barre. Ou peut-être aussi l'idée de vouloir vraiment partager ce moment pour le rendre plus équitable. J'ai écouté récemment un podcast sur ce qu'une IVG pouvait engendrer comme réactions chez les hommes partenaires, sur le fait que cet acte était souvent assumé de façon solitaire, alors que la responsabilité est double. J'ai même entendu les propos rapportés d'un concubin qui se demandait sérieusement si au lieu de prendre des médicaments, on ne pourrait pas plutôt "flanquer des coups de pieds dans le ventre" de sa copine. Avec cet éclairage du monde actuel réel, votre texte résonne encore différemment, une sorte d'allégorie, en définitive. Merci pour votre créativité et votre ouverture d'esprit :)
Publié le 05 Novembre 2022
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Allez, encore 5, juste pour le plaisir ;) J'ai commencé à tâtons, me demandant ce que signifiait "j'arrête", de quoi, de vivre ? Oh my god, vite j'appelle Thérèse, SOS Amitié, ne bouge pas ! Mais non, on peut raccrocher, replier la serpillère, c'est en fait une sorte d'éloge de l'action maitrisée, de la vie non plus subie mais choisie. Finalement, tous, nous devrions plus souvent nous arrêter, faire le point, nos vies, nos jobs, nos relations, nos échanges, où sont nos priorités, qu'est-ce qui nous enrichit réellement ? Qu'est-ce qu'on s'impose inutilement ? Y a-t-il des casse-pieds dont il faut se délester d'urgence ? etc. En fait, c'est un appel à l'arrêt, qui pourrait englober plus de facettes de nos vies (il n'y a pas que nos jobs qui nous font perdre notre temps, il y a aussi tout ce qui détruit notre enthousiasme, par exemple). Nous ne sommes pas assez minimalistes :)
Publié le 03 Novembre 2022
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Un petit détour par ici aussi, évidemment, rien qu'au titre, on se précipite :) Rien à dire, le guide pratique est éloquent (quoi que ne permettant d'aboutir qu'à un format standard, alors qu'il y a tant de variétés !) Je vous recommande une excellente émission de RTS (une chaine suisse) "Dans la tête d'un con" (c'est pas si con, au contraire ;)
Publié le 29 Octobre 2022
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Re-bonjour @Damian Jade, en balade chez vous depuis mon train, j'en profite pour faire quelques arrêts afin de vous renouveler mes plus chaleureux compliments. Evidemment, c'est très drôle, et bien sûr j'ai bien rigolé :))) L'ensemble est remarquablement amené, on sent à quel point vous vous amusez vous-même à nous raconter vos petites fourberies ;) Du coup, on se laisse embarquer avec le sourire, sûrs que la chute sera détonante, comme une bonne blague carambar indémodable ! Une qui plairait à Antoine : "tu peux dire château fort ? - Oui, château fort - Non, tu peux dire château fort ?- ...-CHATEAU !!!" Par écrit, cela parait encore plus bête, j'en suis bien désolée :) Alors quelques pinailleries pour pimenter mes propos : page 4, une rupture d'anévrysme, si on veut être casse-pied, ce n'est pas inéluctable. Maintenant, on fait des traitements préventifs par embolisation (encore faut-il le savoir, qu'on en a un, mais bon, ça se fait, la prévention). Ensuite, qu'un professeur tout puissant se déplace dans la chambre d'un dément pour lui proposer un RDV, c'est de la science-fiction. Un mandarin ne se déplace pas, il daigne vous octroyer un court instant de son temps précieux pour se pencher sur votre condition. Et puis, il me semble que ces tests sont surtout réalisés par des psychologues ou des orthophonistes (les grands pontes ne font que conclure à la lecture des résultats). Mais ce ne sont que des détails pratiques qui n'enlèvent rien à la qualité de votre style narratif, il suffit d'en faire un neuropsychologue, d'un petit coup de clavier ! Vous avez su reproduire les quiproquos qui peuvent se dérouler, parfois avec des patients tout à fait "normaux", et ce sont finalement de véritables pépites comme votre facétieux mouton ;)
Publié le 29 Octobre 2022
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Bonjour @Damian Jade ! Je viens de dévorer "En retrait", magnifique. Tout d'abord, le thème, le besoin de se mettre en retrait, de s'extirper du monde, qui donne envie de vous accompagner dans ce petit chalet, aux confins de l'existence. La nature, que l'on ressent par nos cinq sens, la solitude, la tristesse... L'interprétation la plus évidente semble une rupture d'anévrysme, mais l'apaisement est tel qu'on se demande si ce n'est pas un simple camouflage, si derrière ce retrait il n'y a pas aussi une manière de nous faire part de cet essoufflement, de cette lassitude qui peut nous envahir, et nous donner envie, parfois de nous extirper définitivement de ce monde envahi d'hostilité ordinaire. Pour ne pas vous étouffer de compliments, je vous signale une infime boulette: page 8 "les pulsations de son cœur se mirent à battre d'autant plus fort dans les veines de son cerveau." Evidemment, c'est du pinaillage médical (cela me mettra au-delà de tout soupçon de vouloir vous ensevelir sous des corbeilles de fleurs par certains tristes sires officiant par ci par là…) Donc, reprenons, physiologiquement, les pulsations cardiaques battent dans les artères uniquement. Dans les veines, le flux sanguin est continu, parole de doppleriste ;) En pratique il suffit d'écrire artères à la place de veines et le tour est joué ! Pour finir, j'ai trouvé que le rendu de la légèreté, du soulagement final était très réussi. En fait, votre texte m'a fait songer à la fille d'un ami qui s'est donné la mort dans des circonstances presque semblables. C'est, je pense, pour retrouver ces sensations de plénitude que vous décrivez si bien que certains en viennent à de si tristes extrémités. Merci, et à très vite, je l'espère, sur vos prochaines pages ;)
Publié le 29 Octobre 2022

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