Bonjour @Damian Jade ! Je viens de dévorer "En retrait", magnifique. Tout d'abord, le thème, le besoin de se mettre en retrait, de s'extirper du monde, qui donne envie de vous accompagner dans ce petit chalet, aux confins de l'existence. La nature, que l'on ressent par nos cinq sens, la solitude, la tristesse... L'interprétation la plus évidente semble une rupture d'anévrysme, mais l'apaisement est tel qu'on se demande si ce n'est pas un simple camouflage, si derrière ce retrait il n'y a pas aussi une manière de nous faire part de cet essoufflement, de cette lassitude qui peut nous envahir, et nous donner envie, parfois de nous extirper définitivement de ce monde envahi d'hostilité ordinaire. Pour ne pas vous étouffer de compliments, je vous signale une infime boulette: page 8 "les pulsations de son cœur se mirent à battre d'autant plus fort dans les veines de son cerveau." Evidemment, c'est du pinaillage médical (cela me mettra au-delà de tout soupçon de vouloir vous ensevelir sous des corbeilles de fleurs par certains tristes sires officiant par ci par là…) Donc, reprenons, physiologiquement, les pulsations cardiaques battent dans les artères uniquement. Dans les veines, le flux sanguin est continu, parole de doppleriste ;) En pratique il suffit d'écrire artères à la place de veines et le tour est joué ! Pour finir, j'ai trouvé que le rendu de la légèreté, du soulagement final était très réussi. En fait, votre texte m'a fait songer à la fille d'un ami qui s'est donné la mort dans des circonstances presque semblables. C'est, je pense, pour retrouver ces sensations de plénitude que vous décrivez si bien que certains en viennent à de si tristes extrémités. Merci, et à très vite, je l'espère, sur vos prochaines pages ;)
Publié le 29 Octobre 2022