Bonjour Jean-François, je viens d'achever votre ferry. Le thème abordé me touche, forcément, mais de l'autre côté de la barrière. J'ai une opinion certainement un peu différente de la vôtre. Ce que j'ai apprécié, en dehors de vos qualités littéraires indéniables, est votre attachement à sonder les réflexions de vos personnages. Pour ne pas spoiler (car pour échanger avec vous sur ce thème, je serais obligée d'en dévoiler des bribes, multiples), je vous dirai seulement que j'ai souri en lisant "ni un patron ne saute ses étudiantes" tant l'inverse est légion (ainsi qu'à l'évocation de l'univers carcéral, bien évidemment). Bravo pour cette immersion dans le corps d'un mandarin. C'est une autre raison pour laquelle il m'est difficile de commenter, tant j'en ai trop côtoyés... tant j'ai vu leurs ravages... Ma vision de leur univers n'est pas reluisante. C'est un exercice aussi, de construire un anti-héros.
Il faut toujours tenter d'envisager le pardon comme une possibilité, à terme, mais peut-être pas l'absolution.
Bravo et merci pour ce partage !
Publié le 08 Septembre 2022