MALZIEU
Biographie

Philippe Malzieu est médecin. Il connait bien le milieu hospitalier, juridique et policier.

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5
Rien de pire qu'un mauvais pastiche. Là c'est vraiment réussi. L'attention à Pauline me touche car j'habite une maison lui ayant appartenu dans la Drôme. J'y étais ce week-end. J'attends avec impatience votre synthèse sur le confinement. Vos résumés des évènements sont excellents car vous êtes rigoureux sans parti pris. je pense même qu'il pourrait fournir aux historiens futurs une matrice pour comprendre notre époque. Tous réunis ce serait le livre d'heure du quinquennat.
Publié le 15 Juin 2020
5
Cher Laurent, 2 livres sur le wall, respect. Cela m'était arrivé aussi en son temps et je n'en étais pas peu fier. Un livre original, avec photos et dessins. J'ai aimé particulièrement la description de votre vie avec ses angoisses métaphysiques, ses tics, ses certitudes et ses doutes. Vivre avec son ex, courageux. Vous ne vous épargnez guère. Il manque le psy pour être chez Woody Allen. On pourrait en faire une minisérie assez drôle. Les chapitres des considérations générales sont alertes et rythmées. Ils m'ont fait penser par le style au bouquin de Massini sur les frères lehmann. Et enfin, le poème sur Saint Etienne. Vous décrivez bien cette période des années 80, violente et bouillonnante telle que nous l'avons vécu. Ce fut le crépuscule mais culturellement, c'était somptueux. Particulièrement en peinture avec Philippe Favier et Djamel Tatah et valérie Jouve pour la photo. Je parle toujours trop. Dernière chose, le covid nous le rappelle, vivre c'est dangereux.. L'accepter ne serait-il pas le début de la sagesse? So long Laurent.
Publié le 05 Juin 2020
5
@Laurent Peyrard J'ai eu un choc quand j'ai lu le synopsis de votre livre. Je dois avoir quelques années de plus que le narrateur et j'ai vécu la même période à Saint-Etienne. J'y ai même commencé médecine. Votre description de la bourgeoisie locale est assez croustillante. Chaque mère de famille espérait marier un enfant à la famille "princière" locale. Tout est bien vu et vous nous épargnez le stade (j'ai toujours détesté le foot). Votre bande son reflète cette époque. Un ami montait régulièrement à Paris acheter des vinyles à l'Open Market, Clash, Sex Pistols, Tom Petty, Patti Smith..On lisait assidument Pacadis et je me suis mis à l'opéra quand il a écrit Wagner était punk. je n'aime pas trop la nostalgie mais ce fut le crépuscule du rock et nous avons eu une incroyable chance de le vivre. On lisait Bukowski, Selby, Elison...je pense que la littérature nous a empêché d'être aussi auto-destructeurs que vos héros. Porphyre a raison, pour un premier roman, c'est plus que prometteur. Vous disposez d'un fort potentiel. Et votre livre me touche particulièrement pour des raisons personnelles.
Publié le 22 Mai 2020
5
Je pense à Sautet depuis que je lis cette série. J'ouvre le troisième tome et je trouve un accident. Il y a bien un coté "choses de la vie" dans cette saga. Chaque tome est différent, c'est un peu comme le désir amoureux, le premier c'est la rencontre, le deuxième l'épanouissement et le troisième, c'est quand la vie reprend le dessus. Mais ce que je trouve intéressant c'est la maturation du style. On assiste à l'éclosion d'un écrivain. Dernière chose, quelle est la part autobiographique dans l'hydre Léa/Marie.
Publié le 31 Août 2018
5
@lamish Léa Bovary le retour. Le style s'affirme. Le rythme est plus serré, les corps sont tendus comme des cordes de violons, il y a même un viol. Michèle analyse la difficulté du rapport à l'autre. Elle dessine la nouvelle géométrie des sentiments. Je ne trouve pas dans la production actuelle de textes ou de films qui me dessine cette carte du tendre actuelle. Pas de "catcher in the rye" des baby-boomers ou "un monde sans pitié" pour ma génération, Pas d'oeuvre emblématique qui reflète qui la difficulté de la relation à l'altérité, le désir, la frustration, l'incompréhension... Je trouve un peu cela ici, surtout que c'est un roman choral. J'attaque le tome 3. Un apparté pour dire que la production littéraire de ce début d'année est décevante, autant lire les romans de MBS. Deux exceptions, le sublime dernier livre de Yoko Ogawa (instantané d'Ambre) et le dernier John le Carré qui à 85 ans est éblouissant.
Publié le 13 Août 2018

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