Moins 4,4 % de Chiffre d'affaires en 2018
C’est ce que le Directeur du Syndicat national de l’édition, Pierre Dutilleul a annoncé le 28 Juin dernier à l’occasion de la publication du rapport d’activité SNE 2018/2019.
Le nombre d’exemplaires vendus a dégringolé de 430 millions en 2017 à 419 Millions en 2018.
Mais plus délicat encore, l’érosion rapide des achats est confrontée à la hausse de production de livres qui s’est accrue de 2% cette même année pour atteindre 106 800 livres (rééditions et nouveautés confondues).
Littérature générale (-6 %), Sciences, Beaux livres, dictionnaires (chute de 20 %). La plupart des catégories sont touchées. C’est donc une crise structurelle de l’édition à laquelle la corporation se confronte.
Retrouver des lecteurs
C’est le mot d’ordre du Président. Inattendu, il fait rentrer Netflix et les plateformes comme les concurrents directs de la lecture mais aussi les chaines comme Canal+, M6. Il s’attache à les décrire comme des produits écrits, marketés, scénarisés.
Loin de s’en moquer ou de montrer une pointe de mépris, il laisse sous entendre que ce peut être une référence, voire un modèle pour l’industrie du livre..
Le temps : l’ennemi du livre
Mais retrouver des lecteurs, c’est aussi retrouver le temps de lire. En dix ans le temps moyen de lecture s’est reduit de 30 mn par semaine passant de 5H 45 à 5 H 15.
L’édition doit compter avec ses nouveaux concurrents : Netflix, tablettes et écrans, sur-sollicitation des jeux, Smartphones savants.
La vitesse de nos vies qui s’éclatent en portions de consommations rémunérables. C’est à cela que le livre, sur une table de nuit, doit s’attaquer.
» Freewriting : What's that ?