Ecriture d’une grande tenue à la fois très descriptive, sensorielle, nostalgique qui personnifie, fait parler et rend très vivant les éléments qui composent la ville natale du narrateur. Au travers de vos longues descriptions, vous êtes parvenue à donner une âme aux rues, à la maison, l’école d’enfance du narrateur, ce qui est une réussite non négligeable en soi.
Puis avec une intelligence et une sensibilité remarquable, vous avez des réflexions poussées sur le regard que porte avec le recul le narrateur sur des éléments qu’il pensait très importants lorsqu’il était gosse et dont il se rend compte adulte qu’ils étaient futiles et éphémères.
Vous dressez des portraits psychologiques savoureux et très lucides quand vous évoquez des relations amoureuses intéressées passées du narrateur où se mêlait des sentiments d’attirance et de défiance.
Après pour être franc avec vous, j’ai eu du mal à croire au scénario de l’histoire en soi, j'ai trouvée celle-ci étrange même si l’idée en soi est très jolie et romantique. Peu d’humains vont penser à honorer ce type de promesse des années après une rupture amoureuse surtout qu'ils peuvent se dire que l’être en question a oublié leur existence depuis un certain moment. Peut-être me direz-vous que le cœur a ses raisons que la raison ignore...
Enfin je terminerai par le feu d’artifice à mes yeux, à savoir le passage où vous parlez des seins d’une femme, que vous décrivez comme fermes et tendres saturés de parfums enivrants et de promesses d'abandon tels 2 collines rondes et moelleuses. Comme la langue de Sandrine pleines de sortilèges érotiques. Même l’homme le plus frigide et le plus asexué de la terre aurait très envie de succomber à la tentation ultime de la chair en lisant ce passage savoureux, voir jouissif. Et oui j'ose parler ainsi.
Publié le 14 Mai 2026