Frida C
Présentation

J' alterne deux pôles des romans que je dévore pour l’intensité et des essais que je picore pour comprendre le monde. J'aime quand c’est écrit “avec de la matière”, quand il y a une ambiance, des corps, un danger, une vérité émotionnelle.

Frida C a noté ces livres

3
Un petit bijou de manipulation narré avec élégance et ironie. Ça se lit vite, ça fait mouche, et la dernière phrase te laisse avec un sourire mauvais. Du polar psychologique déguisé en chronique provinciale. J'adore.
Publié le 07 Février 2026
3
Une nouvelle fantastique hilarante qui transforme un simple dîner en tribunal alimentaire. Le fou rire te prend en otage pendant que tu lis un cadre parisien broyé par son taff qui entre dans un resto miteux et se fait littéralement sermonner par sa soupe. Les nouilles s'élèvent du bol, prennent vie, et lui font un speech digne d'une AG étudiante sur les droits des féculents opprimés. Le narrateur finit par s'excuser comme s'il passait devant un tribunal populaire. L'écriture est vive, drôle, efficace. La phrase sur le pain qui "contient du levain donc c'est vivant donc ça peut penser" m'a achevée. Une satire parfaite de notre époque où tout, absolument tout, peut te faire la morale. Même ta soupe.
Publié le 07 Février 2026
3
Je viens de finir et j'ai les mains qui tremblent. Pas parce que c'est gore – il n'y a même pas de sang. Mais parce que c'est glaçant, court, sec, brutal. L'écriture est chirurgicale. Pas un mot de trop. Le pire, c'est que ça existe. Ces mecs qui suivent des femmes dans la rue en se disant que c'est du romantisme. Qui interprètent l'indifférence comme un défi. Qui tuent parce qu'ils se sentent "trahis" par une nana qu'ils ne connaissent même pas. La fin m'a donné la nausée. Pas de rédemption, pas de prise de conscience. Juste la logique terrifiante d'un esprit qui a basculé. Court, sans fioritures, insoutenable de réalisme. Ça se lit en 5 minutes et ça te hante pendant des jours.
Publié le 07 Février 2026
2.01
Putain, l'ambiance. Dolny sous la neige, Baba Yaga qui se transforme avec ses pattes de poule, les rusalkas qui suintent de l'eau de partout… Le folklore slave est saignant, glauque à souhait, et ça sent le vieux conte qui file des cauchemars. Les twists sont violents : Monika qui est en fait la mère de Marek tuée par Baba Yaga, Agnieszka la rusalka vengeresse, le lien génétique maudit… Y'a de vraies idées fortes. Mais bordel, le problème Monika. Elle couche avec Marek PUIS découvre que c'est son fils, et on glisse là-dessus comme si de rien n'était ? Ça aurait mérité une vraie scène de confrontation, de dégoût. Là, c'est juste esquivé et ça met ultra mal à l'aise. Marek est trop passif, il subit tout sans jamais prendre de vraies décisions. L'écriture manque de finesse par moments (dialogues qui sonnent faux, répétitions). Les règles de la magie sont floues – pourquoi l'œil noir maintenant ? Le parfum fait quoi exactement ? La fin m'a quand même scotchée : Marek dans l'avion avec son œil noir qui apparaît, cette nana qui ressemble à Agnieszka… C'est cruel, désespéré, et ça reste en tête. Bref, un polar fantastique slave ambitieux mais bancal. L'atmosphère est dingue, les créatures flippantes, mais ça manque de couilles pour creuser ses propres zones d'ombre. Frustrant parce que le potentiel était énorme.
Publié le 07 Février 2026
2.01
Crime en mer est un polar classique, bien ficelé, avec une ambiance très « sud de la France » qui sent le sel, le mistral et les intrigues de notables qui se haïssent en souriant. On est clairement dans du cosy-noir provençal revisité : yacht-club huppé, chirurgien séducteur, champagne sur le pont, mais avec un meurtre en pleine parade olympique – le contraste est malin et donne tout de suite du relief. Les points qui m’ont plu :L’ambiance est réussie. Marseille, le Vieux-Port, les calanques, les régates… on sent que l’auteur connaît les lieux (ou les a très bien documentés). Les descriptions sont précises sans être lourdes, et ça donne vraiment envie d’y être. Le tandem Alexis Casanova / Lucie Roussel fonctionne bien. Juste ce qu’il faut de tension personnelle (la J’aime bien ce côté « vieux briscard + jeune collègue qui le remet à sa place ». Les suspects sont variés et bien typés : le président du club un peu rigide, la femme trop parfaite, la secrétaire dévouée qui sait tout, le chirurgien play-boy… Ça sent le vrai monde des notables marseillais, avec leurs hypocrisies et leurs petites guerres d’ego. C’est savoureux.
Publié le 31 Janvier 2026

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