Putain, l'ambiance. Dolny sous la neige, Baba Yaga qui se transforme avec ses pattes de poule, les rusalkas qui suintent de l'eau de partout… Le folklore slave est saignant, glauque à souhait, et ça sent le vieux conte qui file des cauchemars. Les twists sont violents : Monika qui est en fait la mère de Marek tuée par Baba Yaga, Agnieszka la rusalka vengeresse, le lien génétique maudit… Y'a de vraies idées fortes.
Mais bordel, le problème Monika. Elle couche avec Marek PUIS découvre que c'est son fils, et on glisse là-dessus comme si de rien n'était ? Ça aurait mérité une vraie scène de confrontation, de dégoût. Là, c'est juste esquivé et ça met ultra mal à l'aise.
Marek est trop passif, il subit tout sans jamais prendre de vraies décisions. L'écriture manque de finesse par moments (dialogues qui sonnent faux, répétitions). Les règles de la magie sont floues – pourquoi l'œil noir maintenant ? Le parfum fait quoi exactement ?
La fin m'a quand même scotchée : Marek dans l'avion avec son œil noir qui apparaît, cette nana qui ressemble à Agnieszka… C'est cruel, désespéré, et ça reste en tête.
Bref, un polar fantastique slave ambitieux mais bancal. L'atmosphère est dingue, les créatures flippantes, mais ça manque de couilles pour creuser ses propres zones d'ombre. Frustrant parce que le potentiel était énorme.
Publié le 07 Février 2026