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Le 22 avr 2015

Les escrocs de l’auto édition

Isis de Paname, blogueuse émérite a le talent de draguer des centaines de lecteurs tous les jours sur son site, elle s’en amuse et décide de structurer ses chroniques pour en faire un livre,"Le guide de survie de la quadra", déposé sur monBestSeller. Mais environnement oblige et quarantaine alerte, elle scrute, juge, et dénonce. Le discours de « Oui Oui et la gomme magique » de certains éditeurs, c’est peut-être pour des trentenaires ou des cinquantenaires ;-), mais ce n’est pas pour elle ! Elle a testé et partage son expérience.
Comment éviter les pièges de l'auto édition ?Comment éviter les pièges de l'auto édition ?

Attention à ne pas céder aux sirènes de certains éditeurs spécialisés dans l’auto édition.

Beaucoup d’écrivains sont prêts à tout pour être édités. Malheureusement des vautours les attendent au tournant.
Il suffit de taper « auto édition » sur le net et là vous avez une liste de maisons d’édition qui se disent « professionnelles en la matière ». J’en ai contacté plusieurs. Toutes vous tiennent le même discours : « Votre livre est formidable, il mérite d’être publié et grâce à nous, on vous verra partout. Notre réseau de distribution est le meilleur… ». Bien évidemment, j’ai eu le réflexe d’aller demander conseil à une des plus grandes librairies de Paris. Et là, cri d’horreur du spécialiste des achats : « Ce sont des escrocs ! ».

Ces pseudo éditeurs vont vous demander jusqu’à 4 000 euros pour éditer votre livre. Evidemment, vous aurez le droit à une réduction car vous êtes « exceptionnel ». Réduction de… 500 euros au mieux !
On vous propose un pack : correction,  maquette, couverture, impression, distribution, et différents supports de publicité. On vous promet une grosse commission sur les ventes. Vous vous retrouvez surtout avec 1 500 exemplaires de votre livre sur les bras… et une grosse dette envers la maison d’édition qui ne fera rien de rien pour vous une fois l’argent encaissé.

Il existe d’autres moyens pour s’auto éditer !

La première règle : ne pas passer par un éditeur. Vous êtes libre d’action, de distribution et de marketing. Et le prix de vente et le nombre d’exemplaires sont fixés par vous, seul maître à bord.

Ne pas oublier quelques mentions obligatoires.

Si vous envisagez de vendre vos livres en librairie, il est vivement recommandé de respecter les quatre points suivants :

  • Demandez un numéro ISBN.
    Cette formalité concerne aussi bien les personnes morales que les particuliers. Les numéros ISBN sont attribués gratuitement par l’AFNIL.
  • Effectuez un dépôt légal.
    C’est en outre la meilleure protection de votre œuvre. La formalité du dépôt légal est gratuite.
  • Inscrivez le prix sur le livre.
    Déclarez-vous comme éditeur, avec le nouveau statut de l’auto-entrepreneur, c’est facile et accessible à tous.
    Si vos livres sont essentiellement destinés à votre entourage, vous pouvez vous passer de ces formalités.
  • Fixez votre prix de vente.
    Le calcul du prix de vente au public est fonction de l’ensemble des coûts et de l’espérance de vente : en divisant le total des coûts par le nombre d’exemplaires que vous espérez vendre, vous obtenez le prix de revient par exemplaire. N’oubliez pas d’y ajouter la TVA si vous y êtes assujetti, la remise libraire, le montant du bénéfice souhaité pour chaque exemplaire, etc.
 En tout état de cause, essayez de pratiquer des prix raisonnables.

Isis de Paname

Dommage que cet article ne fasse pas vraiment la différence entre auto-édition, édition à compte d'auteur, et "édition participative", qui est juste le nouveau faux-nez de la précédente.
Dans la pratique, c'est pourtant simple : si entre l'auteur et la publication de son livre, il y a un intermédiaire qui est (ou qui se prétend ou se revendique) éditeur, alors IL NE S'AGIT PAS D'AUTO-EDITION...

Publié le 27 Avril 2015

C'est vrai Chris, que les auteurs auto-edites en France ne doivent pas etre nombreux a recevoir plus de 30k euros de royalties par an grace a leurs ebooks... :)

Publié le 22 Avril 2015

Bah qu'importe l'argent ! 

Il suffit d'être lu !^^^^

http://www.monbestseller.com/manuscrit/le-sens-dune-presence-essai#.VTfINiHtlBc

Publié le 22 Avril 2015

Oui, c'est vrai, attention aux raccourcis, il ne faut pas associer ou confondre auto-édition et édition à compte d'auteur. L'auto-édition veut dire que l'auteur garde les droits sur l'œuvre (tous les droits), ce qui n'est pas le cas de l'édition à compte d'auteur qui fait signer des contrats le plus souvent erronés, voire illégaux !

Autre chose. Pour démarrer, je conseille à l'autoédité de ne pas s'embarquer dans l'auto-entreprise, ce n'est pas nécessaire et lui évitera de la paperasserie. Dans un 2e temps si les recettes de son livre autoédité dépassent les 30 000 Euros par an, alors oui, il faudra penser à une structure adaptée. Une chose à la fois. ;-)

 

Publié le 22 Avril 2015

je pense qu'il ne faut pas mélanger édition à compte d'auteur, ce dont nous parle cet article et auto-édition.

C'est justement pour éviter les escroqueries dans le premier cas de figure que l'on se tourne vers le second, car le principe de l'auto-édition, c'est bien de tout faire soi-même, sans passer par un éditeur sinon ce n'est plus de l'auto-édition.

Donc cet article me laisse perplexe; à mon avis il n'y a pas de maison d'édition spécialisée dans l'auto-édition, car l'idée même est contradictoire pour moi, mais bien des maisons d'édition qui font croire au jackpot à de pauvres auteurs comme nous qui peinent à trouver un "vrai" éditeur et qui sont une proie facile.

Dommage que certains se fassent encore pièger par ces pseudo éditeurs à l'heure ou internet nous permet d'éditer nous-mêmes nos ouvrages sans aucun frais. 

Et grâce à des sites comme monbestseller, l'auteur auto édité a toute une palette d'outils à sa disposition pour l'aider dans sa démarche d'auto édition, conseils que vous n'aurez jamais avec ces pseudo éditeurs.

 

 

Publié le 22 Avril 2015

On faisait, et on fait toujours, la distinction entre auto-edition et edition a compte d'auteur.

Ces plateforme qui vous demandent plusieurs milliers d'euros pour publier votre roman sont des plateforme ou des editeurs a compte d'auteurs. Ils vous facturent un prix/livre et vous livrent quelque centaine de bouquins papiers que vous devrez vendre par vous-meme. En general vous payer 2000-4000 euros. Ces editeurs a compte d'auteur pullulaient dans les annees 2000, et la plupart avaient mauvaises reputations. Souvent a raison. Mais l'edition acompte d'auteur n'a pas toujours ete une arnaque, et certains auteurs (et non des moindres) ont debute de cette facon.

Et puis est arrive Lulu qui permettait l'auto-edition. Cette fois l'auteur ne paye rien. Il/elle se contente de creer son livre sur Internet et recoit des royalties chaque fois qu'un exemplaire est commande (ou bien racheve ses propres livres et les revend directement). Au debut, Lulu.com etait leader, mais a cette epoque (debut des annees 2000) c'etait quasiment uniquement des livres papier. Quand le telechargement d'ebook est devenu possible, Amazon a sorti sa liseuse Kindle et est desormais leader. En plus, au travers de Createspace, Amazon concurrence lulu.com pour les livres papier.

Donc aujourd'hui il faut vraiment etre tres "distrait" pour depenser 4000 euros et recevoir 200-300 livres papier. Ou alors il faut etre certain de pourvoir les revendre 2 ou 3 fois le prix achete. Dans ce cas c'est rentable.

J'ajouterai que si vous avez trouve une maison a compte d'auteur qui vous facture seulement 4000 euros pour 1500 livres, alors vous auriez fait une tres bonne affaire! Parce qu'a 2 euros 60 par bouquin, c'est un prix tres bas (sauf s'il y a 10 pages,,,) :)
Aussi, et je l'avais ecrit ici, de plus en plus de sites desormais vous proposent une aide pour publier vos ebooks, pour les corrections, pour la couverture, pour quelques publicites. Et ca se chiffre tres vite en centaines voir en milliers d'euros. Or il ne faudrait pas justement que l'auto-edition se transforme a nouveau en edition a compte d'auteur subrepticement.

Publié le 22 Avril 2015