Actualité
Le 19 juin 2013

L'autoédition, une révolution favorable à tous les écrivains ?

Pendant longtemps l’autoédition a été estampillée « amateurisme » ou semblait se cantonner à des œuvres au public restreint (ex : « l’art de la pêche au bouchon dans les lacs volcaniques »). L’accueil réservé à Agnès-Martin Lugand sur le plateau de Laurent Ruquier démontre que ces a priori restent tenaces, surtout en France. Finalement, si les auteurs demeurent attachés à l’édition traditionnelle, c’est avant tout car cette institution leur confère reconnaissance et respect. Outre-Atlantique, un vent de modernité et de libération des mentalités souffle sur le monde de l’édition, nous avons été nous en imprégner.
L'autoédition, une révolution favorable à tous les écrivainsL'autoédition, une révolution favorable à tous les écrivains

« Comment l’autoédition a aidé tous les auteurs ? », voici comment débute l’article de Kristen Lamb, auteure américaine qui revendique son statut d’autoédité.

1. Ce sont les écrivains qui produisent et pourtant ils sont toujours les derniers à être rémunérés pour leur travail. Imaginons que de plus en plus d’auteurs indépendants s’allient pour construire autour d’eux des communautés de lecteurs, de critiques, de blogueurs leur donnant assez de poids pour générer des ventes. Les éditeurs et les agents modifieront-ils leur manière de traiter les auteurs ? Il y a fort à penser que oui ! C’est déjà ce qu’il se passe aux Etats-Unis où les agents tentent de recruter les auteurs indépendants à succès, ceux qui ont déjà construit un lectorat autour de leur travail.  

2. Bien sûr l’autoédition n’est pas de tout repos car elle réclame du temps, beaucoup de temps : pour s’initier aux nouvelles formes de publication, pour se faire connaître sur les réseaux sociaux, pour rencontrer ses lecteurs. Pourtant, certains auteurs commencent à très bien gagner leur vie et l’on constate alors que l’autoédition a poussé les auteurs à prendre consciences des rouages du business éditorial et donc à se professionnaliser. C’est ainsi qu’aujourd’hui, la plupart des auteurs autoédités comprennent mieux le monde de l’édition numérique que les éditeurs eux-mêmes.

3. Le nouveau paradigme de l’autoédition pousse les auteurs à passer très vite à un autre projet. Comme le dit Kristen Lamb : « Ce qui empêche les auteurs de devenir des écrivains à succès est leur volonté d’être de grands écrivains ». Or l’autoédition donne tout de suite un public, ce qui encourage les auteurs à passer à d’autres projets, d’autres écrits. C’est en écrivant que l’on devient meilleur écrivain, tous les auteurs vous le diront.

Si elle montre comment l’autoédition est aujourd’hui un vrai atout pour les écrivains, Kristen Lamb ne fait pas de discrimination : « C’est un moment merveilleux pour être écrivain. Peu importe la route choisie, l’édition traditionnelle, ou indépendante, je sens que les écrivains vont enfin bénéficier de l’estime et du succès qu’ils méritent. »

De notre côté, nous souhaitons vivement que ce vent de modernité vienne souffler un peu du côté de la France. 

Stéphanie Vecchione (Rachel Book sur Facebook et sur monBestSeller ;-) )

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