Actualité
Le 25 mai 2014

Auto-édition et auto-publication.

Auto-édition et auto-publication, voilà deux termes proches qui recouvrent une réalité commune. Une différence fondamentale : la commercialisation ou non de l’écrit.
Auto-édition et auto-publication.Auto-édition et auto-publication.

L'auto-edition consiste pour un auteur à prendre lui-même en charge son ouvrage en se passant d’une Maison d’édition.

Elle se distingue précisément de l'édition à compte d'éditeur (l'éditeur se charge des frais pour réaliser et diffuser son livre en rémunérant l'auteur selon les ventes) ou à compte d'auteur (l’auteur prend en charge ces frais)

L'auto-édition n’est plus synonyme de petits moyens ou d’amateurisme mais est devenue une activité professionnelle à part entière. Toutes les charges et la responsabilité des étapes de la publication sont de la responsabilité de l’auteur. En contrepartie, il reçoit 100 % de sa rémunération (moins la commission de vente des sites vendeurs). Les auteurs doivent avoir les compétences requises, ou les apprennent au gré du net.  

S’autoéditer, c’est choisir le format de son  livre, ebook, epub, audio-book, papier et de nombreux autres formats... C’est choisir votre couverture avec un graphiste, corriger ou faire corriger les fautes d’orthographe, et commencer à traiter ou sous traiter tout le travail éditorial…

L’auto-publication n’est pas antinomique avec l’autoédition. La différence fondamentale, c’est qu’elle prône la gratuité comme moyen de diffusion de l’écrit

Reste la promotion,  il faut aussi vous faire voir pour vous faire lire, simplement pour atteindre votre public. Faire un site, un compte twitter, une page de fan Facebook, des réseaux comme google +. Et ce n’est que le début, vous devez travailler à promouvoir votre genre littéraire et votre propre travail.

L'auto-publieur ou l’auto éditeur est un éditeur comme les autres qui exige les mêmes compétences. La seule différence c’est que son « catalogue » se restreint à sa propre production littéraire. Ces nouvelles formes de diffusion feront elles plier les Maisons d’édition

Thibault Delavaux a publié sur son blog un article en deux volets contre la gratuité (donc contre l'autopublication au sens où on l'entend ici): http://thibaultdelavaud.fr/2014/05/18/la-gratuite-pire-ennemie-de-lauteur-inde-12/ . Son argumentaire, qui s'appuie essentiellement sur une logique commerciale, où donc la gratuité est préjudiciable à divers titres, pointe aussi une logique que je dirai comportementale: le lecteur reste avant tout consommateur. La gratuité entraînant des téléchargements parfois massifs mais irréfléchis qui ne se concrétisent pas par des lectures, et encore moins par des retours. Dans le cas général, on publie gratuitement en pure perte et de manière dévalorisante puisque rien n'engage le potentiel lecteur. De fait la gratuité n'acquiert de sens que dans des cadres bien spécifiques, avec une mise en oeuvre d'une sorte de contrat différent entre l'auteur et le lecteur: le partage et le commentaire remplacent la valeur monétaire. MBS est un de ces lieux qui permettent d'échapper à une logique commerciale. Même si le réflexe du lecteur demeure de piocher sans réellement s'engager vis-à-vis de ce qu'il lit, cette tendance est quelque peu atténuée. Si l'autopublication est tenue pour nocive par l'autoédition, c'est qu'elle empiète volontiers sur un terrain qu'elle devrait peut-être s'interdire de fréquenter, sans s'établir de domaine propre. Pour le moment on confond encore deux démarches, ce qui empêche de distinguer clairement en quoi la gratuité a aussi une valeur… mais pas la même. Il revient aussi au lecteur de cesser d'être consommateur dans le sens le plus commun, et de prendre conscience que la juste rétribution du travail de l'auteur doit se faire de façon différente, au lieu d'être purement négligée.
Publié le 29 Mai 2014
"Rien en ce monde n'est aussi fort qu'une idée dont l'heure est arrivée." Victor Hugo L'édition en ligne, un concept relativement nouveau, cherche ses marques. L'important avec cet outil, c'est la facilité de diffusion et la possibilité de se lancer dans une expérience avec un budget modeste. L'auteur doit savoir s'entourer et travailler à son projet d'édition. MBS a développé un outil fabuleux, gratuit. Les auteurs doivent s'armer d'un peu de patience. En plus, la lecture est concurrencée par le multimédia, les jeux, les réseaux sociaux. Un site web doit trouver sa place et pour cela il doit se distancer de nombreux autres sites, que vous connaissez aussi. Connaissez-vous les habitudes de lecture du Français moyen? Enlevez les livres professionnels et de formation, vous verrez que c'est inquiétant. Le succès de MBS sera le succès des auteurs. Il serait bien que les écrivains présents sur MBS animent les débats pour faire vivre le site, leur site. Il faut aller à la rencontre des lecteurs. Bonne pêche.
Publié le 26 Mai 2014
Le plus difficile me semble t-il est la diffusion, voire la PUB autour d'un livre. l'auto-publication et/ou l'auto diffusion avec de la volonté c'est possible. Mais la diffusion et/ou la PUB, cela n'engage que moi, est le problème. Sans diffusion et/ou sans pub même un bon roman restera à "diffusion" intime.
Publié le 25 Mai 2014