Actualité
Le 10 déc 2012

Pourquoi ne tolère t'on pas la médiocrité en matière d'écriture ?

S'il-te-plaît, écris moi un roman ...Mais mon roman, bien sûr, est beaucoup moins ravissant que le modèle. Ce n'est pas ma faute. J'avais été découragé dans ma carrière d’écrivain par les grandes personnes, à l'âge de six ans...

L'intransigeance est de mise quand il s'agit d'écriture.

On a toujours une indulgence voire une empathie pour celui qui débute : une petite fille qui ébauche ses premiers pas dans un cours de danse classique, une jeune femme qui s’essaie aux premières vocalises, un homme qui rate ses premiers "drive" au golf, la représentation hésitante d’une pièce de théâtre en fin de collège…et même les dessins baroques, de vieux retraités.

Alors pourquoi sommes nous si sévères avec l’écrit ? D'ou vient notre tolérance zéro ? 

La littérature est elle la seule discipline ou le talent doit être formé et inné dés la première ligne.  Se doit on de la rendre parfaite avant de la montrer ?
Sans doute le lien exclusif et solitaire entre l’auteur et le lecteur y est pour beaucoup. Sans doute le lien social à l’écriture est plus distendu : personne à qui parler pendant la lecture, personne avec qui vibrer dans les instants concentrés d’un récit palpitant, personne avec qui rire à l’humour d’un auteur décalé ? 
Mais surtout personne avec qui partager les imperfections d’une intrigue  mal nouée, d’un style  maladroit ou d'une déscription qui n'en finit pas. Aucune échappatoire ! L'enfer sans les autres...

Cela répond-il à votre question ?  Vous avez le droit de prendre un club de golf sans vous appeller Tiger Woods, de prendre une raquette de tennis si vous vous appellez Federer.
 Mais avez vous le droit de prendre une plume si vous ne vous appellez pas Proust?

Christophe Lucius.

Cette impression est une conséquence directe de l'auto-édition, de la visibilité qu'elle offre à l'écrivain lambda. Un peu comme si les matchs de monsieur Durand, joueur de 3ème série et très fier de ses prouesses locales, étaient retransmis synchrones avec ceux de Federer. Je doute du fair play de ce dernier s'il se retrouvait noyé au milieu d'une foule exponentielle de joueurs des catégories inférieures... CQFD ;).

Publié le 03 Mars 2018
Je crois que l'écrit (hors BD), n'a pour lui, que le texte et qui doit accrocher le lecteur. Le cinéma propose l'image en plus, la musique permet d'écouter tout en faisant du ménage... Le livre nous impose de ne rien faire d'autre ! C'est probablement pourquoi nous sommes si exigents envers lui.
Publié le 12 Décembre 2012
est-ce un clin d'oeil au Petit Prince ?
Publié le 12 Décembre 2012