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Le 17 Jan 2013

Publier un premier roman est un pari difficile, les éditeurs misent aujourd'hui sur les valeurs refuges.

On cite toujours les deux Goncourt récents Jonathan Littell avec "Les Bienveillantes" et Alexis Jenni auteur de "L'Art français de la guerre" comme les symboles de politiques éditoriales audacieuses qui montrent que la foi dans un « premier roman » paie . Plus récemment Joël Dicker avec "La vérité sur l’affaire Harry Quebert" a créé la surprise. Mais l’arbre ne doit pas cacher la forêt
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En moyenne, un premier roman se vend autour de 600 exemplaires. Les éditeurs sont donc frileux quand il s’agit d’investir. Bien sûr, le travail éditorial, la fabrication, l’impression importent . Mais l’ investissement le plus lourd se porte surtout sur la promotion auprès des medias et des libraires. Résultat : Gallimard, la locomotive des éditeurs en France, connu pour son rôle de « découvreur de talents »  (eh oui) annonce seulement trois « premiers romans » pour la rentrée. Pour 500 000 manuscrits en moyenne écartés par an dans l'ensemble des Maisons d’édition.

Dans ces périodes de crise on se focalise le plus souvent sur des auteurs confirmés, c'est à dire les auteurs qui vendent, la course au Prix littéraire étant l’une des variables clé. Selon le Figaro (Etude GSK), les dix premiers auteurs pèsent 7 millions d’exemplaires en 2012 soit 23 % de la fiction moderne. On trouve en tête du classement (tous titres confondus) : Guillaume Musso avec 1,7 millions d’exemplaires, Marc Levy avec 1,4 millions, et Katherine Pancol avec plus de 700 000 unités vendues.

 

Mais le succès des uns ne doit pas rendre les autres jaloux. Il faut d'abord les lire (ou en lire un) avant de les juger, et surtout garder en tête que s’il y avait une recette pour écrire un "Best Seller" nous en écririons tous.

Christophe Lucius

500000 manuscrits rejetés... Le chiffre est impressionnant. Il montre avant tout combien la pratique littéraire reste ancrée, même si le bonheur de la publication reste réservé à un petit nombre. On pourra au moins se réjouir de ce petit côté positif.
Publié le 17 Janvier 2013