Interview
Du 18 mai 2020
au 18 mai 2020

Un bruyant confinement

Peu importe le volume, c'est la nature du bruit qui importe. Certains sons enchantent les uns, et font déchanter les autres... C'est la nature humaine, que voulez-vous ? Un texte pour l'appel à l'écriture monBestSeller: Ecoutez le silence.
Le silence des uns, c'est le bruit des autresLe silence des uns, c'est le bruit des autres

Il paraît que depuis que le confinement a été établi, le silence règne en maître en ville. C’est peut-être vrai dans les quartiers animés ou visités par les touristes comme Les Champs Elysées, Saint-Michel, la concorde ou Bastille. N’ayant pu me rendre, depuis un certain temps, dans ces quartiers, je n’ai pu vérifier de visu ce phénomène, je me contente de le voir à la télé. C’est triste, démotivant, mais hélas pas répandu partout.

J’en veux pour preuve mon quartier. Je vis dans une rue de Banlieue qui possède la particularité bizarre d’avoir tous ses numéros impairs appartenant à une commune et tous ses numéros pairs en relation avec une toute autre commune. Cette rue est composée de petits immeubles ne dépassant pas les six étages. Si bien, et c’est une des raisons qui m’a charmé pour acquérir un appartement dans ce secteur, que c’est plus un espace dortoir qu’un lieu animé. C’est le calme absolu !

Bien entendu, on a droit, chaque matin, au réveil des habitants se rendant à leur travail. Le départ des immeubles et en voiture ou à pieds se déroule entre 7 h 30 et 8 h 40, après le silence prend le relais et, en tant que retraité écrivant, j’apprécie énormément.
Mais avec le confinement, cela a changé du tout au tout. La rue, qui était silencieuse, est devenue une véritable volière bruyante ; les oiseaux en tout genre ont repris le pouvoir. Ca piaille, chante, croasse, pépie, gazouille, m’énerve. Mais hélas ce n’est pas tout !
Mes voisins de l’immeuble, aussi confinés que moi, s’ennuient et ne trouvent pas mieux de laisser leurs enfants jouer bruyamment dans le mini jardin, en bas de l’immeuble, ou de laisser retentir leurs claquettes en bois sur le carrelage froid de leur appartement. D’autres, plus vicieux, moins respectueux, ont décidé de renouer avec les plaisirs d’un loisir relégué aux oubliettes : le bricolage. Alors ça perce, troue, scie, vrombisse, cogne tout le long de la journée, ne respectant aucune tranche horaire de repos, comme l’heure de la sieste ou du dîner. Face à cette agression sonore, je n’ai trouvé qu’une solution : allumer ma chaîne HI FI, mettre un casque et écouter de la musique, mais hélas leurs travaux sont très exagérément bruyants et ne me permettent pas de fuir ce désagrément violent.

 
Alors quand on me dit que le confinement rime avec silence, je râle comme le pauvre retraité que je suis. Avec le déconfinement c'est le calme de mon secteur.

M. Paul Garcia

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