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Le 01 aoû 2020

L’infini présent

Un été presque parfait. Et si cet été presque normal était le dernier. Une réponse brute et poétique à l'appel à l'écriture de monBestSeller...
Toi, tu suivais, paupières mi-closes, le vol d’un songe intérieurToi, tu suivais, paupières mi-closes, le vol d’un songe intérieur

Les enfants couraient si loin

parmi les herbes folles

qu’ils ne pouvaient prononcer

en rentrant

une seule parole.

 

La corbeille

débordait

de grappes de raisin

couleur

d’ambre

et chacun se rappelait

en son cœur

qu’on était très proche

du mois

de septembre.

 

Claire

en robe blanche

se déhanchait

sur la terrasse

au rythme du jazz.

 

Toi, tu suivais,

paupières

mi-closes,

le vol

d’un songe intérieur

et j’ai souvenance

de t’avoir demandé

« A quoi tu penses ? »

Tu t’es contenté

de sourire.

 

Le sentier

tremblait

à la tombée

du bleu

comme un feu follet

et une voix

a proposé

que l’on reprenne

encore

une goutte de liqueur.

 

J’ai dit

que je préférais, moi,

du café.

 

J’espérais

que la nuit

brillerait

de toutes

ses étoiles

pour le retour.

 

Puis, nous nous promîmes

de revenir

aux prochains

beaux jours.

 

La floraison

du lilas

nous ferait

sans doute

signe

à la fenêtre

de notre désir,

où que l’on soit.

 

Personne

ne savait,

je crois,

que tout ce que nous vivions

dans l’infini

présent

de ce soir-là

était pour

la dernière fois.

 

Géraldine Andrée

 

@Géraldine Andrée, je ne suis pas un fan de poésie, mais j’ai beaucoup aimé ce poème.
Et comme votre personnage s’appelle "Claire", alors mon coeur s’est enflammé et je l’ai suivie, espérant que dans cette nuit pleine d’étoiles, l’une d’entre elles me ferait un signe manifestant qu’elle brillait pour moi.
Merci pour ce partage qui m’a permis de m’ouvrir à la poésie.
Avec toute ma sympathie. MC

Publié le 03 Août 2020

Beau texte, Géraldine... Merci !

Publié le 02 Août 2020