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Le 05 oct 2020

Renaissance

Comme un songe, comme un rêve, comme un cauchemar, Gérard Lamarque égrène les images d'un été parfait. Enfin presque... Une des dernières réponses de l'appel à l'écriture monBestSeller
Illustration : Marthé FloréanIllustration : Marthé Floréan

 Quel paysage merveilleux, comment suis-je arrivé là?

       Ces arbres en fleurs transpercés par les rayons du soleil sont magnifiques. Et ces multiples oiseaux virevoltants dans tout les sens  avec leurs cris joyeux et apaisant agissent sur moi comme une thérapie et me réchauffent le cœur.

Tiens  ma mère que fait-elle ici? 

 Je lui demande : Où est-ce que l'on est ?

- Quoi; tu ne le sais pas?

                        Puis je ne la vois plus elle s'est évanouie dans cette nature luxuriante. La prairie s'étend jusqu'au fond de la vallée telle la peinture d'un grand maître. Des fleurs à n'en plus finir de toutes sortes, marguerites, boutons d'or, gueules de loups, bleues, jaune , rouges, violettes, je n'arrive pas  à toutes les répertorier tellement il y en a.
Je m'avance, je ne vois plus mes genoux, toutes ces fleurs me caressent, je peux sentir leurs différents parfums. A chaque pas je m’enivre de ce flot de plantes multicolores. Ce petit univers peuplé d'insectes volants m'enchante. Quelques bourdons ainsi que des abeilles font des escales de fleurs en fleurs. Puis les coccinelles en rouge et noir prennent leurs envols avec leurs ailes qui se déploient comme des engins futuriste. Mon regard s’arrête sur un cheval de bois immobile sur une tige. La mante religieuse elle aussi se prélasse ou chasse.

Tout ce petit monde évolue dans un  balai incessant.

 

               Me revoilà transporté sur un sentier, on dirait que je suis en montagne. De chaque coté, des arbustes, de grosses pierres, puis à un détour un edelweiss fascinant se dresse comme pour me saluer. Plusieurs papillons m'ouvrent la marche et s’exhibent, ornés de leurs plus belle parure tel un concours de beauté. Ils dansent devant moi sur le rythme de leurs battements d'ailes orchestrés par le chant d'un pipit et de quelques grillons. J'arrive devant un torrent, le bruit de cette eau limpide qui déferle entre les galets se fracasse, gargouille venant meubler ce calme d'une jolie symphonie reposante. Une brise tiède effleure mon visage, je reste rêveur et me laisse bercer par ce lieu paradisiaque.

          Soudain une sensation m’envahit : quelqu'un m'appelle, puis un moment d'absence.

 

                 Tout à coup une voix se fait entendre, j'ouvre les yeux, j'émerge lentement. Deux personnes me parlent elles sont masquées avec une tenue étanche. Je me souviens: l’hôpital. Me voilà revenu.

            

    Gerard Lamarque

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