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Du 22 fév 2021
au 22 fév 2021

Le choix des lecteurs Aresior Janvier 2021 : Errances d'un pantouflard

Des lecteurs de monBestSeller, jean Benjamin Jouteur disait : "Des gens qui lisent avec leur cœur et qui dévoilent leurs sentiments". C'était vrai, mais ça l'est aussi pour notre groupe de lecteurs Arésior qui ont élu notre anti-héros, digne héritier des Road movies, Jean Benjamin Jouteur, comme auteur du mois.

En janvier 2021, les lecteurs d’ARESIOR ont sélectionné « Errances d’un pantouflard ». Jean Benjamin Jouteur, déjà sélectionné pour le Prix Concours 2020, est décidément plebiscité. Gageons que le succès est à la clef.

Une plongée dans le monde des communautés post soixante huitardes

Une citation du livre de Jack Kerouac « Sur la route » en exergue donne le ton. C'est une transposition à la "française", d'un type de roman qui a bercé la littérature des années 60. Inspiré mais unique car calqué sur un anti-héros à la fois aspiré par l'esprit d'aventure et influencé, presque prisonnier, de son époque.

Yohann décide de prendre la route avec son copain Kiss pour se rendre à Marseille par esprit de liberté, histoire de voir ailleurs ce qui s'y passe. Ce ne sont pas des contestataires, juste deux jeunes des années 70 se demandant ce qu’ils vont faire de leur vie.
Mais sur leur chemin, Yohann rencontre Dahlia, il en tombe amoureux.

Ainsi que l’a dit l’auteur à nos lecteurs « Je crois que quelques minutes d’échanges peuvent changer une vie ». Et sans être un coup de foudre au sens traditionnel du terme, cette rencontre va modifier son destin, le détourner de son chemin pour une vie nouvelle.

Les deux amis vont alors suivre Dahlia aux Combes (Ardèche) dans une communauté comme il y en avait dans les années 70 avec la proposition d’un mode de vie alternatif. 
Ce n’est pas que Yohann adhère à l’idéologie de partage, d’amour libre et de mise en commun, mais il y a Dahlia dont l’oncle dit : « On ne cueille pas une fleur des collines pour la mettre en pot. »

Cette expérience lui permettra d’associer à jamais à son amour de la liberté un second mot primordial : la tolérance.

Les chansons et la musique dans le récit

La musique fait partie du livre, c'est une partition qui parfois s'efface, parfois prend le devant de la scène. Yohann cite très fréquemment des paroles de chansons de Jacques Brel dont il est un fan absolu. Nous en avons dénombré 15 dont certaines peu connues, comme « Je m’en remets à toi », qui fut écrite pour Edith Piaf. Ces textes ponctuent le récit, l'apaise, lui redonne un souffle...

Pour le lecteur, cela s’apparente à un jeu de retrouver le titre avec quelques phrases, d’autant que parfois certaines sont un peu modifiées pour coller à la pensée du personnage. Cela devient une convention entre le lecteur et l'auteur. Comme un jeu, une pause, une respiration.

L’on comprend très bien qu’il y eut pour Yohann deux rencontres très marquantes dans sa jeunesse : Brel et Dahlia. Deux musiques complémentaires, qui s'affrontent et se chevauchent.

Les grands : Pink Floyd, Ange, Statu Quo etc occupent les pages. L’auteur définit aussi l'époque par sa musique !

Un récit prenant pour une époque caractéristique

Les personnages sont bien campés, les années 1970 parfaitement retranscrites, tout cela au service d’une « autobiographie romancée » pour reprendre les termes de l’auteur et qu’il définit comme une « bio parsemée de saynètes, peut être fantasmées »

Le style combine l’émotion et l’autodérision (rien que le mot « pantouflard » dans le titre en est une illustration), et c'est sur ce registre double que l'auteur entraine ses lecteurs, comme dans un exercice d'équilibrisme dont on ne connait pas l'issue.

Une écriture fluide, alerte et de qualité avec une chute très réussie !
Nous attendons avec impatience la suite de cette errance dont la sortie est prévue à la fin du printemps.

J-C Georget

18/02/2021

 

 

 

 

Jean Benjamin Jouteur, un auteur célébré par monBestSeller, Arésior, et bientôt par...

@Jean Benjamin Jouteur
Ayant eu le plaisir de tutoyer et le roman dès sa sortie, et son auteur pour oeuvrer avec lui au collectif des Indés ( auteurs indépendants), je me réjouis de partager avec des lecteurs de plus en plus nombreux le plaisir d'avoir lu le récit des errances d'un jeune homme sur le point de ranger définitivement ses pantoufles. Et je découvre Aresior avec beaucoup d'intérêt.

Publié le 05 Mars 2021

Au vingt-deuxième jour de l’an de grâce 2021, je décidai unilatéralement que désormais Dame Viti Catarina et votre humble serviteur, se tutoieraient… Qu’il en soit ainsi… Donc, @Catarina Viti Je te remercie vivement de tes louanges… Je pense que dans cette distinction, pas grand-chose à entraver il y a… Des lecteurs ont lu, ils ont aimé, ils l’ont dit puis ont exprimé l’envie d’échanger avec l’auteur… n’est-ce pas le but que nous poursuivons tous ?

Publié le 25 Février 2021

Cher auteur, j'espère que cette distinction ARESIOR (dont au sujet de la quelle je n'entrave que dalle) apportera de nouveaux lecteurs à ce livre (dont au sujet duquel vous savez tout le bien que j'en pense).

Publié le 25 Février 2021

Merci @Kroussar. J'espère que certains feront le détour, si ce n'est pas le cas, tant pis, tant mieux, rien n'est plus agréable qu'une petite route d'Ardèche déserte et tranquille ! On entend les cigales, même tard le soir, quand il fait vraiment chaud.

Publié le 23 Février 2021

Comme quoi, les lecteurs d'Arésior ont la même sensibilité que les membres du mCL, puisque "Errances d'un pantouflard" fut l'un de nos coups de cœur. Un roman autobiographique qui mérite le détour.

Publié le 23 Février 2021

J’ai passé deux heures réellement agréables en compagnie des lecteurs d’Arésior. Plus qu’un simple jeu de questions/réponses, ce fut un moment d’échanges. Lecteurs et auteurs ont tant de choses en commun, tant d'histoires à partager en fait. Souvent, les souvenirs des uns sont le miroir du passé des autres. Tant de fois on m’a dit : « Votre bouquin me rappelle ma jeunesse » Normal, votre jeunesse, fut aussi un peu la mienne. Même si parfois je me suis risqué à des sorties de route. Merci à MbS d’avoir permis cette rencontre.

Publié le 22 Février 2021