Actualité
Le 10 aoû 2022

Le voyage des mots ; de la rue, de la vie au dictionnaire

Quand on emploie un terme, on peut dire qu'il fait déjà partie intégrante de notre vocabulaire. Soyons donc patients, car c'est Larousse qui en décidera. Un mot vit, évolue, s'inscrit dans les habitudes puis disparait ou s'institutionnalise. Le dictionnaire le suit, en fonction de l’évolution de la société française. Les critères : être en adéquation avec notre époque, être d'un usage courant, être signifiant...et peu ou non substituable. Des mots s'ajoutent chaque année officiellement à notre quotidien, ces mots ont dépassé le phénomène de mode et font partie de notre langue. Avec poésie, Antonia Delpopolo nous le dit à sa manière avec ses mots. Elégant.
Tous les ans des mots disparaissent, d'autres naissentTous les ans des mots disparaissent, d'autres naissent

D'abord les mots étaient paroles, puis les paroles se sont écrites dans des livres

D'abord les mots étaient paroles.

Depuis toujours le besoin de s'exprimer existe. En onomatopée, en dessins, en langage du corps, en signes cabalistiques ou en hiéroglyphes bien ordonnés, l'homme a toujours voulu dire.

Au début, les mots n'étaient que des paroles glissant du forum aux cours des maisons, de l'estrade des puissants aux rues obscures des villes, aux chemins creux des campagnes. Paroles des chansons de gestes ou d'antiques épopées qui faisaient de l'homme un héros ou un martyr. Puis les paroles se sont écrites dans des livres, sur des lettres d'affaires, d'amour, d'insulte, sur des documents officiels ou pas.

Et le grand livre des mots, le Dictionnaire, est né.  Petit à petit, les mots de l'ordinaire, ont rejoint ceux des érudits pour créer le miroir fidèle d'une société humaine en constante évolution.

Les maladies, leur cause et leurs conséquences ont toujours eu leur place dans le grand livre des mots. Aujourd'hui distanciel, présentiel, enfermiste, rassuriste, passe vaccinale, queue de Covid, vaccinodrome, cluster ont donné leurs « lettres de noblesse » à cette épidémie. Le néologisme est devenu respectable et plus personne n'en ignore le sens.

Le pinzutu, qui veut dire pointu, nom qu'ont donné les Corses aux soldats de Louis XV venus occuper l’île parce qu'ils portaient des tricornes pointus, est devenu le terme générique désignant le Français du continent. Pour les Charentais, le touriste est un baignassoute, chacun son style !

« Homme toujours tu chériras la mer » écrivait Baudelaire. L'homme toujours a voyagé et des voyages naît la connaissance de cultures différentes et des mots qui les composent. Venu du Canada, le Commentariat est un ensemble de journalistes, experts, communicants qui analysent et commentent l'actualité ; l'amusant Kakapo, un perroquet néo-zélandais ; l' halloumi, une fromage chypriote ; la chick lit littéralement :une littérature de poulette importée des États-Unis  et le wokisme « une idéologie d'inspiration woke, centrée sur les questions de justice et de défense des minorités, parfois perçue comme attentatoire à l'universalisme républicain » définition du Larousse.

Ces mots nouveaux qui bâtissent notre histoire

Dans ce monde en perpétuel bouillonnement aujourd'hui, que sont le sexe, l'origine ethnique, le genre, les différences morphologiques, l'appartenance religieuse ou, et communautaire ? Peut-on seulement les nommer, si oui, comment ? Racisé, séparatisme, indivisibilisation, grossophobie, cyberharcèlement et bien d'autres encore en devenir.

D'hier, d'aujourd'hui et de demain les mots bâtissent une histoire, notre histoire commune. Ils sont à notre image, décrivent nos peurs, nos espoirs, nos horreurs, nos découvertes, nos splendeurs et nos misères.  Les mots, les mots...

 

Antonia Delpopolo

 

L'évolution du mot qu'il soit mode ou complaisance et bien souvent à mon avis une hérésie du langage verbale.
Je reste choqué de cette prétendue évolution qui pour moi doit rester cohérent avec son histoire.
maintenant, je constate que tout va à vau-l'eau, notre belle langue se détériore, elle, déjà si riche de poésie. Maintenant, elle fera racaille à l'expression transgenre mais surtout déconstruit pour plaire aux ignares qui refusent d'ouvrir un livre sans image, par flemmingite aiguë.
Il suffit pour s'en convaincre de lire quelques passage sur des sites tel FB,
Et pourtant, je fais moi aussi des fautes, mais cela dépasse l'entendement ! Horrible !...

Publié le 19 Septembre 2022

Je vis avec les mots des trois langues que j’utilise au quotidien, et j’avoue que quelquefois, par paresse (?) le mélange se fait sans que mon interlocuteur s’en offusque…puisqu’il lui arrive d’en faire autant ! J’aime les néologismes dont certains, avec persévérance et force, traduisent une idée, un sentiment, un état d’être et dont l’usage peut les conduire, pourquoi pas, vers … le Larousse !

Publié le 17 Août 2022

Le langage se nourrit de rencontres, sans cesse il change et les mots, les sons qui le composent ont des origines et des nationalités les plus diverses, bien que les mots se fichent des nationalités. On peu leur attribuer un pays de naissance comme un être qui serait né dans un pays et qui se scindant vivrait dans un autre. Son double assurément vivant sous d’autres tropiques, dans un autre climat, se nourrissant d’une autre terre...se forgerait sa propre identité tout en reconnaissant sa parenté avec son double. Il m’est agréable de penser que la langue de Molière mais aussi celle de Ronsard qui bâtit des chaumières avec des tronçons de colonnes grecques, s’est enrichi de l’apport de ma langue maternelle,la langue arabe et comme des boutures que l’on aurait planté, elles son partie intégrante du paysage et nous sommes comme le voyageur qui se promène dans une forêts de symboles qui l'observent avec des regards familiers.

Publié le 16 Août 2022