
J’avais 13 ans au compteur et, en visite chez mon grand-père, farfouillant pour me distraire dans sa vaste et très achalandée bibliothèque, j’ai eu l’idée de m’aventurer dans Le Tour du monde en 80 jours de Jules Verne. Il s’agissait d’une édition originale Hetzel, un fort volume avec une couverture en épais carton toilé portant des ornementations au fer à dorer et lourd comme un demi-âne mort. Et il se passa ceci, que, maladroite et sans doute surprise par le poids du livre, je le lâchai et qu’il m’atterrit sur le pied, me causant une douleur des plus vives.
Je n’hésite pas à dire aujourd’hui que Le Tour du monde en 80 jours est le premier livre qui m’ait autant marqué, la preuve en étant que je garde de cet incident, sur le dessus du pied, une cicatrice en forme d’étoile qui fait de moi la risée des astéries lorsque je prends un bain de soleil en bord de mer.
Notez que je n’en garde aucune rancune à Jules Verne ou à M. Hetzel (après tout, chacun faisait honorablement son métier), mais je trouve quand même que les étoiles de mer mériteraient parfois qu’ont leur botte le derrière. À condition, bien sûr, de le trouver.
Maxine Laforgue, militante de la cause amibienne

Vous avez écrit un livre : un roman, un essai, des poèmes… Il traine dans un tiroir.
Publiez-le sans frais, partagez-le, faites le lire et profitez des avis et des commentaires de lecteurs objectifs…
J'adore Jules verne, j'ai sans doute lu la plupart de ses romans ; mais il n'est pas responsable de votre cicatrice, votre maladresse est la cause de cet accident. Lisez cet auteur extraordinaire, visionnaire, adapté au cinéma, un vrai plaisir pour les petits et les grands. @Sylvie de Tauriac
@Michel Laurent
Cher monsieur, j'en suis vraiment navrée, mais je n'ai jamais eu entre les mains (ni même sur le pied) le livre dont il est question ici. En vérité, je n'ai même jamais lu une seule ligne de Jules Verne, celui-ci étant de ces innombrables auteurs que je n'ai jamais eu l'occasion d'aborder (je ne vous en dresse pas la liste ; toutes les cases "commentaire" de mBS n'y suffiraient pas). De la même manière, les astéries dont je parle ici n'ont jamais existé - ce que je tiens à souligner, au cas tout de même improbable où vous auriez eu un doute sur la chose. Dans la réalité, celle que nous partageons plus ou moins dans ce monde virtuel, j'ai la plus grande estime pour ces légumes, dont je sais qu'ils sont à la base de bien des gastronomies extraterrestres.
Bien à vous, et la prochaine fois que vous croiserez sur votre route la philosophie (grande ou petite), le désordre ou l'un de leurs affidés, prenez grand soin de les éviter : la lecture des astres me signale qu'ils ne sont pas nécessairement bons pour votre santé.
M. L. , athlète marxo-freudienne
@Michel Laurent
Ah Servadac, mon exemplaire est en piteux état tant j'ai pu le lire et le relire !
Et pourtant, on ne peut pas dire que ce Monsieur Verne écrivait comme un pied (et pas davantage pour les pieds).
Quand votre organe ira mieux et dans l'hypothèse où vous auriez toujours accès à cette bibliothèque, pourriez-vous me dire si l'original de la collection Hetzel contient bien la nouvelle "Hector Servadac" (écrite à Formentera et que l'on a du mal à retrouver dans certains fac-similés) ?
@Phillechat 3
Non, c'est vrai, Jules Verne est innocent. Mais ces petites salopes d'étoiles de mer, je les déteste !
@Jézabel Foutredieu (mieux connue des services d'urgence du CHS Sainte-Anne sous le sobriquet de la Folle aux Mille Pseudos)
Peut-être vais-je te surprendre, peut-être même te matagraboliser de pied en cap, mais je ne suis pas tout à fait mécontente de mon morceau de prose hallucinée.
J'adore Jules Verne et je suis heureux de voir que vous ne lui tenez pas rigueur de ce fâcheux incident !
@Maxine Laforgue
J'ai déjà lu dans les parages nombre d'histoires idiotes, mais là on atteint véritablement un sommet. Je me demande même si mBS va parviendre à s'en remettre.