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Le 16 avr 2021

Cuisine et littérature

Lully, Rameau, Delalande ont composé une partie de la musique du Grand Siècle pour accompagner les repas royaux. Le cinéma s'est aussi mêlé de cuisine "Francois Vatel" "Ratatouille" "L'aile ou la cuisse", et même de ses excès" La grande bouffe". La télévision, enfin, nous envahit de ses Top Chef et Master Chef et autres Cauchemars en cuisine. Mais c'est la littérature qui donne sans doute à la cuisine et la gastronomie ses meilleures lettres de noblesse.
Alexandre Dumas aux fourneauxAlexandre Dumas aux fourneaux

"Il ne suffit pas qu’un aliment soit bon à manger, encore faut-il qu’il soit bon à penser". C'est le lien entre littérature et cuisine.

Si l’on écoute Claude Lévi-Strauss : « il ne suffit pas qu’un aliment soit bon à manger, encore faut-il qu’il soit bon à penser ».

La gastronomie, l’écriture imagée que les auteurs utilisent pour valoriser la nourriture et son traitement, sont un thème permanent en littérature. Epicure invente  l’"art de vivre" (sensations et perceptions), Balzac et Dumas alimentent leurs textes de recettes et de banquets et des jouissances qui y sont liés. Zola peint les scènes des Halles et ses descriptions dans "Le ventre de Paris" de charcuteries, de viandes, de fromages, de fruits constituent un monde en soi d'abondance, de vie, d'odeurs et de couleurs.

Les plaisirs de la table offrent aux lecteurs, des écrits, des textes, un espace où culture société et tradition se mêlent pour créer un nouvel art. C'est un chant pour les yeux, les oreilles et les papilles. La Nourriture, la gastronomie, les ingrédients, la recette sont intimement liés à la culture d’un peuple, à son mode de vie, à ses traditions et donc à ses arts. Pour nous, à la littérature en particulier.

La cuisine pour Balzac  "C’est la manière pas les apprêts"

 Balzac va jusqu'à qualifier le genre humain, puiser des références philosophiques à travers la cuisine, prenant appui sur les catégories d'aliments : "La marée donne les filles, la boucherie fait les garçons, le boulanger est le père de la pensée".

La cuisine pour Balzac, "c’est la manière pas les apprêts". Et ses récits de recettes sont plus vivants et évocateurs que nombre de récits de fiction qui se veulent palpitants. Il va droit à l'essentiel en cuisine comme en littérature.
Pour s’en convaincre lisons ce passage sur le poisson "Coup de pied"**de Balzac, un poisson à peine servi dans l’assiette et décrit avec jubilation.

Le “ poisson au coup de pied ” saute de son vieux gril dans votre assiette. Vous verrez qu’il est roide, vêtu d’une peau qui craque, s’exfolie et baille sur une chair blanche, ferme, dont la saveur se souvient de la mer et des baumes sylvestres. La nuit résineuse descend, une lampe faible, sur la table, dénonce la couleur de grenat du vin qui emplit votre verre... Marquez, d’une libation reconnaissante, cet instant heureux.

Dumas célèbre la cuisine comme un art

Dumas, fier de ses talents culinaires se retire près d’un an dans le Finistère pour concevoir le "Grand Dictionnaire de Cuisine". Avec le talent inspiré de Marie sa cuisinière, et ses dons de « conteur », il écrit un ouvrage qui devient un hymne à la cuisine. Rédigé dans un style vif, amusant, il fait de la cuisine un huitième art, loué par l’écriture… On reconnait son travail plus comme une œuvre enjouée de bon vivant, que comme une encyclopédie scrupuleuse des dosages et des recettes.

Karen Blixen : un repas parfait comme sujet de livre

Cette approche (celle de Dumas), plus truculente que parfaite, est à l’opposé du "Festin de Babette" de Karen Blixen.
Dans son roman, l'héroïne réalise un repas qui touche au firmament tant les harmonies, la rareté des mets, et les alliances parfois audacieuses en font le banquet des Dieux. Un repas qui fait de Babette une artiste comblée, une artiste qui a pu se surpasser sur terre pour accomplir consciemment le chef d’œuvre d'une vie. 
Un beau livre, un beau film.

Avec Rostand : la recette peut devenir poésie

Plus élémentaire mais très parlant (et charmant), la recette des tartelettes aux amandines d’Edmond Rostand.
Elle s’écoute comme un poésie de l’école primaire ou l’équilibre parfait entre la simplicité, la ritournelle et le charme discret d’une naïveté maitrisée, nous prend par la main pour danser.

Battez, pour qu'ils soient mousseux,
Quelques oeufs ;
Incorporez à leur mousse
Un jus de cédrat choisi ;
Versez-y
Un bon lait d'amande douce ;
Mettez de la pâte à flan
Dans le flanc
De moules à tartelette ;
D'un doigt preste, abricotez
Les côtés ;
Versez goutte à gouttelette
Votre mousse en ces puits, puis
Que ces puits
Passent au four, et, blondines,
Sortant en gais troupelets,

Ce sont les Tartelettes amandines 

Littérature : l'apologie du chocolat peut faire un roman

Comment ne pas citer, pour en finir, Roal Dahl qui, avec "Charlie et la chocolaterie", nous invite dans un paradis polysensuel d'un produit unique avec des rivières de chocolat, des collines de sucre glace, des écureuils trieurs de noix et un merveilleux chewing-gum équivalent à un repas complet ?

Vous aimez cuisiner et lire, voici pour les écrivains gastronomes quelques références. Le thème est riche, et la production très riche, c’est pourquoi nous pensons que les auteurs monBestSeller ne doivent pas être en reste.

**Votre feu n’est plus que braise bientôt. Un lit épais de braise qui chante bas, des tisons qui flambent encore un peu ; une fumée translucide, légère, porte à vos narines l’âme consumée de la forêt... C’est le moment de donner le magistral coup de pied qui envoie, au loin, bûches, brandons et fumerolles, qui découvre et nivelle le charbon ardent d’un rose égal, met à nu le coeur pur du feu sur lequel halète un petit spectre igné, bleuâtre, plus brûlant encore que lui.

Les auteurs monBestseller : recettes d'auteurs

Deux de nos auteurs ont rallié des auteurs et concocté un ouvrage où tous les auteurs volontaires pourront nous livrer une recette simple, évocatrice de leur personnalité, d’un souvenir, d’une mémoire objective ou subjective ou d’un style de récit. Goûtons donc avec la communauté monBestSeller les formes que peuvent revêtir la cuisine en littérature ; un sujet savoureux mais plus complexe qu’il n’y paraît.

Le règlement de ce jeu sera publié en fin de semaine.
Interdit de grignoter en’écrivant.

 

Livre de cuisine et analyse approfondie de l'oeuvre de Michel Houellebecq, cet essai d'un genre inédit, s'appuie sur l'intérêt de Houllebecq pour la cuisine.

Jean-Marc Quaranta explore ce sens de la gastronomie, explique son rôle romanesque, tout en donnant les recettes qui la composent, mélange de terroir et d'exotisme où l'on découvre aussi bien la tarte aux pommes que les poivrons à l'huile, le pot-au-feu, le poulet aux écrevisses, les baklavas, le biryani d'agneau. Il nous convie à lire les romans de Houellebecq, à entrer dans la bibliothèque en passant par la cuisine (Babelio)

Oui mais voilà ! Que la gastronomie soit dans notre culture, nos traditions associé au savoir-faire connu dans le Monde, que la poésie y soit, désolé mais cette mayo ne prend pas mes tripes.
En revanche, quand je prépare un plat, je lui offre un parfum car c'est lui qui oppose toute discussion. Quand au visuel, certes bien ancré dans nos traditions, j'aime y trouver la quantité, pas le fugace, je ne m’en satisfais jamais. Pour moi, un restaurant qui t'offre de quoi nourrir ton oiseau sous prétexte que l'assiette est belle ne m'a jamais convenu, sortir du restau avec la faim et une ardoise salée n'est pas une option valide.

Publié le 04 Mai 2021

@Parthemise33, quel plaisir de trouver quelqu'un qui a entendu parler de Marie-Antoine dit Antonin Carême (il y a des noms qui font sourire quand on les oppose à une autre signification de leur homonyme), roi des cuisiniers et cuisinier des rois… et empereur des fourneaux ! Quel personnage ! Et surtout, quelle progression depuis ses 8 ans, placé dans une gargote contre le gîte et le couvert.
Entré à 13 ans comme apprenti chez le pâtissier Sylvain Bailly, l'une des meilleures tables de Paris, il y devient premier tourtier et se fait remarquer pour ses pièces montées. Au service du ministre Talleyrand (le diable boiteux, fieffé coquin, grand séducteur, raffiné, gourmet, homme d'esprit et diplomate avisé) qui tient table ouverte, il apprend à développer (déjà !) une nourriture raffinée à base de produits de saison et de légumes.
Quelle revanche sur son enfance miséreuse ! Il devient la star (le terme est moderne) des fourneaux. On disait alors « chef ». Il fut le premier à se faire appeler « chef ». Comme avant lui Vatel et son homologue contemporain Brillat-Savarin, il écrira des livres devenus des best-sellers (Le cuisinier parisien : Ou L'art de la cuisine française au dix-neuvième siècle).
« En publiant ce nouveau traité des socles, des grosses pièces, des entrées froides et de l’entremets de sucre, j’ai pensé qu’il était nécessaire, tant pour les hommes du métier que pour moi-même, de diviser mon grand traité sur la cuisine moderne en cinq ouvrages publiés séparément : d’abord pour en faciliter l’acquisition, et ensuite pour obtenir le temps convenable à l’achèvement de cette longue et difficile besogne que je me suis imposée(…) mes ouvrages prouveront que pour devenir cuisinier parfait, il faut avoir été pâtissier distingué(…) »
S'il est connu pour avoir été le cuisinier de Talleyrand, il faut savoir que son succès lui a valu d'être demandé chez les rois et les princes : à la Cour du tsar Alexandre II, chez le régent d'Angleterre futur George IV, à la Cour d'Autriche auprès de l'empereur François Ier, chez le banquier James de Rothschild à Paris, chez le lord Steward… où il a inventé la « toque », plus impressionnante que le bonnet qui servait de couvre-chef aux cuisiniers.
Un parcours qui n'est pas sans rappeler celui de quelques très grands « chefs » de notre époque, Paul Bocuse et Guy Savoye.
Vais-je me relever en cachette cette nuit pour me trancher une rondelle du bon saucisson bien souple et sans gras que je garde roulé dans son linge ? Voilà à quoi mène de disserter sur la cuisine !

Publié le 23 Avril 2021

La cuisine... Un truc qui me titilla bien avant de vouloir poser mes premiers mots sur ce qui devait un jour devenir une histoire. Et pourtant... Dans les deux usages, il existe cette envie de partager de la sensation et du sentiment pour créer du lien et du souvenir. On dit quelque fois, écrire avec ses trippes et bien moi vous savez quoi, je mange aussi quelques fois avec ma matière grise.... De quoi laisser planer un doute, le genre de connivence naturelle qui existerait entre le ventre et le cerveau pour faire vivre le souvenir même des années après.
Si Pangloss était parmi nous, il se dirait peut-être, assis sur les marches du Parthénon en toge blanche faisant fi de la disgrâce représentée par sa bedaine tombante :
" Le ventre, une colline de sagesse lorsque le penseur atteint la maturité du vieillard"

Pangloss.. Un mec comme ça... Une référence dans la métaphysico-théologo-cosmolo-nigologie qui à ce jour n'a encore jamais été égalé.

Un homme plein de sagesse qui avait compris avant l'heure que ce qui nourrit l'esprit alimente le souvenir de l'assiette.

Bonne journée à toute et à tous,

Et surtout bon appétit,

Fred Opalka.

Publié le 22 Avril 2021

@Michel Canal Ce brave Carême ! Il a apporté un vent de modernité dans la cuisine du début du XIXème. Quant à ce génie de Talleyrand, il a démontré une fois de plus qu’il était un homme de qualité. Votre contribution a fait remonter des tréfonds de ma mémoire un roman policier « Le cuisinier de Talleyrand : Meurtre au Congrès de Vienne » (Jean-Christophe Duchon -Doris) que j’avais lu il y a quelques années.
En parlant de repas gargantuesques, on peut compter sur La marmite du duc de Lesdiguières pour être dans le top des dix. Ce fameux plat, roboratif en diable, tire son nom du duc de Lesdiguières, dernier connétable de France et originaire du Dauphiné. Ce repas fut servi lors d'un repas de noces au XVIème siècle au cours duquel le duc était présent. Ce repas fut tellement mémorable qu'il a été archivé et est réapparu au XXème siècle.
La recette initiale est prévue pour 50 personnes mais elle est réalisable à partir de 15 convives avec 2 mots d'ordre : bien manger et convivialité ! Merci Bisous Merci pour votre contribution très intéressante.

Publié le 22 Avril 2021

@Parthemise33 Merci à vous, Annie. Non seulement pour avoir favorisé l'émergence de ce projet, mais pour cet incroyable humour qui est vôtre et souffle, depuis pas mal de temps déjà, un vent de bonne humeur par ici. @Michel Canal Waouh, impressionnant, en effet, tous ces chiffres ! Et sais-tu que c'est à la suite de ce monumental banquet que naquit l'idée de faire des élevages de faisans et de saumons, faute d'en trouver assez à l'état sauvage ? Je te taquine, bien sûr :-), mais je ne peux m'empêcher de visualiser la scène de l'approvisionnement qui me fait froid dans le dos. A vous deux, à vous tous, des bises et une bonne fin d'après-midi. Michèle

Publié le 21 Avril 2021

Merci @monBestSeller pour toutes ces informations très instructives. On peut dire que la gastronomie est liée à notre culture, à nos traditions... et à un savoir-faire reconnu dans le Monde.
La cuisine m'a imprégné par les excellents repas de famille tels qu'on les pratiquait dans le Sud-Ouest (je n'ose avouer le nombre de plats).
Plus tard, c'est la cuisine séduction diplomatique de Talleyrand qui a suscité mon attention. En bon connaisseur de l'art culinaire français introduit par le Roi Soleil pour rayonner sur l'Europe, il avait usé de cette stratégie de séduction pour influer sur la recomposition de l'Europe au Congrès de Vienne après la chute de Napoléon.
Plus tard encore, je lus avec plaisir et admiration l'organisation du Banquet des maires de France, d'Algérie et des Colonies, à Paris au Jardin des Tuileries, sous deux immenses tentes, le 22 septembre 1900, en pleine Exposition universelle, à l'initiative du Président Emile Loubet et de son Président du Conseil Waldeck-Rousseau pour célébrer le 108ème anniversaire de la proclamation de la République.
Le plus grand banquet au Monde semble-t-il. 25.000 maires furent conviés, 22.222 (selon mes sources) firent le déplacement, placés par département et par ordre alphabétique. Le convive le plus éloigné était à 1 km du Président. Les personnages éminents de la nation étaient à la table présidentielle. Y ont participé aussi le président du Sénat, le président de la Chambre des députés, les ministres, les députés, les sénateurs, la magistrature et l'armée, soit au total 22.965 convives.
La maison Potel & Chabot en assura l'organisation avec 3.000 personnes (11 chefs, 220 chefs de partie, 400 cuisiniers, 2.150 maîtres d'hôtel, 50 préposés aux vestiaires). La coordination se faisait depuis un poste de commandement, la communication à bicyclette. Une De Dion-Bouton pour le général superviseur pouvait circuler dans les allées.
Ce sont les chiffres plus encore que le menu qui impressionnent : 700 tables de 10 m de long, 10.000 mètres de nappes, 125.000 assiettes, 126.000 verres, 170.000 couverts Cristofle (55.000 fourchettes, 55.000 cuillères, 60.000 couteaux), 3.500 salières, 700 pots à moutarde… Le banquet nécessita 500 boeufs, 2.000 kg de saumon, 1.430 faisans, 2.500 poulardes, 1.200 litres de mayonnaise, 10.000 pêches, 1.000 kg de raisin, 3.000 litres de café, 9.000 bouteilles d'eau, 39.000 bouteilles de vin dont (10.000 Preignac blanc et 8.000 Saint-Julien servis en carafe, 3.000 Haut Sauternes, 4.000 Beaune Margaux Jean Calvet 1887, 5.000 Champagne Montebello, 1.500 Cognac Fine champagne, 3.000 de gros rouge pour le personnel). Le repas (qui ne devait pas durer plus de 90 minutes) fut servi dans le temps record de 1 heure et 25 minutes.
Au menu : Hors-d'oeuvre, Darnes de saumon glacées parisienne, Filet de boeuf en Bellevue, Pains de canetons de Rouen, Poulardes de Bresse rôties, Ballotines de faisan Saint-Hubert, Salade Potel, Glaces succès et Condés, Fruits.
Je me réjouis que monBestSeller ouvre cette page gastronomico-littéraire, une belle occasion de faire l'union entre les auteurs, comme jadis les banquets républicains.
Merci @Catarina Viti, merci @lamish... et merci à tous les auteurs qui ont accepté de participer à ce recueil de recettes.

Publié le 21 Avril 2021

@monbestseller @lamish Petite, j’ai rêvé aux gimblettes des Petites filles modèles, salivé au repas de noces d’Elfy et Moutiers dans l’auberge de l’Ange Gardien. Vous avez raison, les auteurs glissent instinctivement des gourmandises dans leurs œuvres, l’air de rien, pour notre plus grand plaisir. Dans les romans d’Agatha Christine (grande gourmande devant l’Eternel), se mêlent gastronomie (si, la cuisine anglaise peut être succulente) et crime. Attention ! Chez elle, un cocktail ou un toast peuvent être mortels au premier sens du terme. A l’étranger, Les Mille et une nuits nous font découvrir des plats exotiques. Merci Bisous Merci pour nous avoir apporté une nouvelle raison de déguster encore plus attentivement les livres.
Ps Merci à @Fernand Fallou qui, avec ses deux nouvelles L’omelette d’œuf et L’œuf de bœuf et à l’insu de son plein gré, a inspiré @Catarina Viti, relayée par @l’amish pour cette excellente idée de partage de textes et de recettes.

Publié le 20 Avril 2021

@monBestSeller Le rapprochement "écriture-cuisine" a quelque chose de très touchant, je trouve. Il crée une proximité avec le lecteur, même si la prouesse littéraire n'est pas forcément au rendez-vous, contrairement au cas des "grands" cités dans ce billet. En lui disant : "Regarde-moi, toi qui n'écris pas mais me lis, moi aussi j'aime la bonne table", l'auteur accueille une autre forme de regard sur lui, provoque une rencontre moins intellectuelle, plus humaine et complice...
Merci à toute l'équipe pour cette tribune, et à très vite lors de la mise en ligne de "Recettes d'auteurs" rédigé par les "écrivistes-tambouilleurs" (comme dit Catarina ;-)).
Bonne journée à tous. Amicalement,
Michèle

Publié le 20 Avril 2021