Georges Sand, Louise Michel, Anna de Noailles : les rares écrivains femmes qui émergent au XIX è siècleIl y a quelques mois, j’ai trouvé un livre dans un débarras. Un Album Pochotèque intitulé Colette au temps de Claudine. À ce moment-là, je « vivais » avec Colette, immergée dans ses phrases, sa violence, ses audaces. J’achète le livre sans hésiter.
Grâce à ce livre, je découvre beaucoup sur Colette. Mais surtout sur son monde, son époque.
Et puis, page 64, une phrase glissée presque par hasard me sidère : « … rappelons qu’en 1897, 1219 femmes auteurs étaient inscrites à la Société des Gens de Lettres ».
En 1897, 1 219 femmes sont inscrites à la Société des Gens de Lettres.
Un membre de la SGL est un auteur, ayant édité au minimum un manuscrit. Je me figurai jusque-là le XIXe siècle comme un siècle essentiellement masculin, squatté par une poignée de femmes d’exception : Sand, Michel, de Staël, Ségur (plus Russe que Française d’ailleurs). Bref, une demi-douzaine de célébrités féminines égarées dans une foule d’hommes. 1 219 écrivaines au temps de la plume et de l’encrier… ça fait un chiffre. On m’avait raconté de ce siècle une tout autre histoire. J’en avais forgé une image sévère, un modèle de domination masculine où la femme a place d’utilité.
Encore sous le coup de la surprise, j’ai décidé qu’une enquête devait être menée.
La révélation de Gallica BNF
La théorie de l’exception de la femme écrivaine ne tient plus. 1 219 femmes écrivent et publient en même temps dans la même société. 1219, cela représente entre 20 et 30 % des Gens de Lettres de l’époque. Des romancières, des journalistes, des conférencières, des fondatrices de journaux, des voyageuses : des femmes qui travaillent ensemble, qui se soutiennent. Certaines, vivant entre elles. Certaines aimant des femmes. Beaucoup, je l’apprends, fatiguées des hommes, de leurs droits unilatéraux et de leur pesanteur sociale, cherchent ailleurs tendresse et écoute — parfois auprès d’une autre femme.
Je croyais Sand, de Staël, et leurs sœurs des êtres d’exception. La réalité de la fin du siècle est l’inverse : une profusion de femmes de lettres. Mon enquête me mène droit sur Gallica BNF. Et je découvre une foison d’œuvres qui ne sont pas des manuscrits perdus. Ces textes existent : ils sont répertoriés, scannés, fichés. Mais leur vie, elle, a été figée.
On nous a laissés penser que les femmes actives du XIXe siècle étaient rares. Elles étaient au contraire nombreuses. Organisées. Impliquées. Solidaires. Professionnellement reconnues en 1897.
Elles écrivent. Elles publient. Elles polémiquent, se citent, se préfacent (George Sand préfaçant Allart). Elles fondent des Prix littéraires, créent des journaux. Elles établissent des dictionnaires des femmes de lettres. Il y a sororité, réseau, conscience historique et politique.
Une pléiade de femmes de lettres.
C’est une constellation que je découvre sur Gallica. Et cette constellation contredit frontalement le récit simplifié qu’on nous sert : quelques grandes dames isolées, héroïques, exceptionnelles. Non seulement ces femmes existent, mais elles sont célèbres, certaines traduites en langues étrangères, quand d’autres vendent des dizaines de milliers d’exemplaires de leurs livres.
Chacune semble s’emparer de la littérature pour défendre, soutenir, témoigner, construire.
- Hortense Allart — amour libre, scandale, autobiographie.
- Virginie Ancelot — salons parisiens, sociabilité intellectuelle.
- André Léo — romans, essais politiques, pacifisme.
- Hubertine Auclert — suffragisme radical.
- Olympe Audouard — reportages, critique sociale.
- Léonie d’Aunet — voyage au Spitzberg.
- Sarah Bernhardt — mémoires, romans, théâtre.
- Fortunée Briquet — dictionnaire des femmes auteures dès 1804.
- Juliette Drouet — correspondance, écrits.
- Jeanne Gacon-Dufour — pamphlets contre l’interdiction d’apprendre à lire aux femmes.
- Delphine de Girardin — œuvre complète en six volumes.
- Louise Michel — romans, poèmes, essais.
- Marie Pape-Carpantier — invente l’école maternelle.
- Fanny Raoul — égalité civile et politique dès 1801.
Ce qui a disparu n’est pas un courant littéraire. C’est un écosystème.
L’histoire littéraire serait-elle un cimetière ou un entonnoir ?
Chaque génération, on le sait, produit des centaines, des milliers d’auteurs. La mémoire collective en retient quelques-uns. Le reste devient archive.
Mais les 1 219 ne sont pas seulement des autrices écrivaines, nous le sentons. Et pour le coup, je me pose une question inconfortable :
>> Si tant de femmes solidaires, sœurs, unies dans les luttes ont pu écrire, publier, exister… et disparaître de notre mémoire en quelques décennies, que deviendront les milliers d’autrices d’aujourd’hui ?
>> Écrire suffit-il à survivre ?
>> L’histoire littéraire continuera-t-elle, tranquillement, sa fabrique d’amnésie ?
Ce qui me trouble n’est pas qu’on ait oublié quelques femmes de lettres, mais qu’on ait oublié combien elles étaient nombreuses. Ce qui était un phénomène collectif a été transformé en exception individuelle.
Le basculement du canon littéraire au début du XXᵉ siècle
Mais poursuivons l’enquête.
À quel moment cette vie littéraire foisonnante a-t-elle été effacée ?
Nous savons maintenant qu’à la fin du XIXᵉ siècle, la littérature est un champ extrêmement foisonnant. Elle circule surtout par :
- la presse
- les feuilletons
- les collections populaires
- les conférences
- les salons
- les journaux politiques ou littéraires.
Des milliers d’écrivains publient, et la frontière entre journalisme, roman, chronique, essai et pamphlet est très poreuse. Les femmes y sont nombreuses, certaines vendent leur livre à des milliers d’exemplaires dans un espace littéraire beaucoup plus ouvert et dynamique que celui que nous imaginons aujourd’hui.
Puis tout change : la littérature devient une discipline universitaire
Au tournant du XXᵉ siècle, un phénomène nouveau apparaît : la littérature est institutionnalisée. Les universités, les critiques et les historiens commencent à écrire des histoires officielles de la littérature française. Ils cherchent à établir :
- une chronologie
- des mouvements
- des « grands auteurs »
- des œuvres majeures.
On construit alors ce qu’on appelle aujourd’hui le canon littéraire.
Le canon fonctionne comme un filtre
Le canon ne peut pas contenir des milliers d’auteurs. Il sélectionne donc : quelques figures centrales, quelques œuvres représentatives, quelques courants esthétiques.
La littérature du XIXᵉ siècle se voit ainsi résumée par quelques noms devenus incontournables :
- Stendhal
- Honoré de Balzac
- Gustave Flaubert
- Émile Zola…
Chez les femmes, la sélection est très réduite :
- George Sand
- Louise Michel…
Le reste disparaît progressivement du récit.
Pourquoi les femmes disparaissent-elles plus vite ?
Ce phénomène tient moins au talent qu’aux formes littéraires dans lesquelles beaucoup d’autrices écrivaient. Or, ces formes ont été jugées secondaires par l’histoire littéraire universitaire :
- littérature populaire
- feuilletons
- presse
- chroniques
- littérature domestique ou sentimentale
- textes militants ou pédagogiques.
Ces genres ont été considérés comme moins nobles que le grand roman psychologique, la poésie, l’œuvre philosophique.
Comme beaucoup de femmes publiaient dans ces espaces vivants de la littérature, elles ont été statistiquement plus nombreuses à disparaître du canon.
Le XIXᵉ siècle comptait des milliers d’écrivains actifs s’exprimant dans un milieu ouvert, vif et dynamique. Mais le récit scolaire et universitaire les réduit à quelques-uns.
Le matrimoine littéraire
Le terme matrimoine n’est pas une invention récente. Au Moyen Âge, il désignait les biens hérités de la mère, par opposition au patrimoine, qui venait du père. Les deux mots coexistaient dans le vocabulaire juridique. Mais avec le temps, le mot matrimoine disparaît de l’usage, et le terme « patrimoine » finit par englober tout l’héritage culturel, qu’il vienne des hommes ou des femmes.
Conséquence : l’héritage culturel féminin devient invisible dans la langue elle-même.
Aujourd’hui, le mot est réhabilité pour désigner : l’héritage culturel transmis par les créatrices du passé — écrivaines, artistes, compositrices, penseuses.
Depuis les années 2010-2015, plusieurs institutions culturelles en France organisent des « Journées du matrimoine », en parallèle des Journées du patrimoine, pour remettre en lumière les créatrices oubliées.
Lectures, conférences, rééditions, expositions… le but est précisément de faire réapparaître ce matrimoine effacé de la mémoire collective.
La bonne nouvelle du côté de Marcelle Tinayre
Parmi les 1 219 femmes de lettres recensées à la fin du XIXᵉ siècle, Marcelle Tinayre est toujours là.
« J’ai mes droits à l’amour et ma place au soleil ». Par ces mots empruntés à « La Prison » d’Alfred de Vigny, Marcelle Tinayre inaugure à 27 ans son premier roman « Avant l’amour » paru en 1897 au Mercure de France.
On y redécouvre une écriture vibrante, d’une lucidité et d’un courage qui parlent encore. Amélie Nothomb s’en est émue lors de l’émission « dans la bibliothèque d’Amélie Nothomb », France Culture, 2 janvier 2026. Preuve que l’amnésie n’est jamais tout à fait définitive — et que la littérature sait parfois retrouver son chemin.
Il existe un festival Marcelle Tinayre à Saint-Trojan-les-Bains, fondé par Stéphanie Roumegous. Il se tiendra les 18, 19 et 20 septembre prochain.
Les femmes du XIXe siècle n’ont peut-être pas dit leur dernier mot !
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Un article passionnant ! Merci
@Catarina Viti
Merci pour votre retour de commentaire qui me touche. Tout dépend de ce que l’on écrit dans une pierre tombale. On pourrait y noter, ci-gît la fin des servitudes.
Dans mon premier commentaire, j’ai évoqué Karoline Von Günderode qui, avec Novalisi, représente la figure majeure du romantisme allemand. Du romantisme tout court. Elle s’est suicidée à 26 ans des suites d’une déception amoureuse. Elle était l’amante d’un philosophe marié. Cet homme, si valeureux, si viril, a provoqué l’interdiction d’une œuvre de cette femme exceptionnelle. Cet ostracisme a duré un siècle. Je vous invite à découvrir des extraits de ses écrits. Honnêtement, c’est un autre niveau de sensibilité et de style.
Extrait 1
ROUGE VIF
Toi, rouge intense,
Que jusqu’à la mort,
Mon amour soit à ton image,
Que jamais il ne pâlisse,
Jusqu’à la mort,
Toi, rouge ardent,
Qu’il te ressemble.
Extrait 2
Sur les ailes rapides du vent, je me laissais emporter au loin ; je me joignais aux rougeurs du couchant et au septicolores gouttes de l’arc en ciel ; avec mes campagnes de jeu, je venais me ranger autour de la lune alors qu’elle voulait se cacher, et je suivais sa course. Le passé pour moi se trouvait aboli !…. Libre voici que je l’étais, des frontières étroites de mon individu … dans l’océan j’étais une onde, dans le soleil j’étais rayon, avec les astres la gravitation »
Je suis toujours ému lorsque je lis ces passages
Un immense merci pour votre intervention, @aj.michel.
Vous avez bien lu d'article : on y parle de l'effacement d'un écosystème, de l'étouffement d'une envolée, dont 14-18 fut la pierre tombale.
Merci pour Flora Tristan.
@Michel CANAL @Sylvie de Tauriac
Contrairement à ce que l’on pourrait penser, les femmes n’ont pas été cantonnées à un genre littéraire particulier. Bien au contraire. Dans un précédent commentaire, ici même, j’ai donné des exemples. Flora Tristan, non seulement est à l’origine de la lutte des ouvriers, elle était une femme courageuse qui donnait des conférences jusqu’à sa mort.
En dehors de la littérature, les suffragettes n’étaient pas des écervelées comme cela est présenté dans le film Mary Poppins. Leur combat était dur, elles ont été battues, elles ont été martyrisées, elles ont été emprisonnées, elles ont fait la grève de la faim, on les nourrissait de force. Emily Davison est morte de son courage. Il faudrait évoquer ce courage et ressusciter leurs écrits.
Lors de la Première Guerre mondiale, lorsque les hommes étaient au front, les femmes les ont remplacés dans les travaux auparavant réservés aux hommes. Elles ont conduit des bus, nettoyé les rues, etc. Probablement, leur courage a été malmené par le livre de Raymond Radiguet, le diable au corps. Je ne dénigre pas cet auteur.
Les écrits de ces femmes sont toujours présents. Il faudrait simplement avoir le courage de les faire sortir de l’oubli. C’est le rôle des historiens, c’est le rôle des écrivains, celui des traducteurs. Ce ne serait pas une réhabilitation, mais de la rigueur historique, et de la justice.
L’article évoque 1219 femmes inscrites à la Société des Gens de Lettres en 1897. On peut évidemment s’interroger sur la disparition de ces autrices. Mais un autre chiffre mérite peut-être aussi notre attention : ces 1219 femmes représentaient environ 30 % des membres de la Société.
Autrement dit, si l’on raisonne simplement, cela signifie que plusieurs milliers d’écrivains – hommes et femmes – ont publié, été lus, parfois réédités, parfois traduits… puis ont disparu de la mémoire littéraire.
Ces livres ont pourtant existé pleinement dans la vie culturelle de leur temps. Ils ont circulé, été commentés, discutés. Ils ont eu une présence sociale réelle. Leur disparition n’est pas celle de textes restés dans un tiroir ou mal diffusés : ce sont des œuvres qui ont vécu quelques années, parfois quelques décennies, avant de s’effacer.
Aujourd’hui, la situation est presque inverse.
Avec les technologies de publication actuelles, des dizaines de milliers de livres apparaissent chaque année – et beaucoup disparaissent sans même avoir connu ce moment d’existence sociale. Certains vivent quelques mois, d’autres quelques jours, parfois quelques heures, étouffés dans la masse, invisibles avant même d’avoir trouvé un seul lecteur. Et pour cause : un livre ne peut apprendre à marcher que dans une société attentive, dans un groupe qui va l'accueillir, l'écouter, le découvrir... ce que nous n'avons plus de nos jours, ou si peu.
La question devient alors moins historique que très actuelle.
Si l’histoire littéraire oublie la grande majorité des écrivains, et si le présent produit chaque jour des livres voués à disparaître presque immédiatement, qu’est-ce qui pousse encore les auteurs à écrire ?
Est-ce la reconnaissance espérée ?
Le désir de laisser une trace ?
Ou bien autre chose, plus profond, qui n’a peut-être rien à voir avec la mémoire littéraire ?
C’est peut-être là la question la plus vertigineuse que cette petite enquête aura soulevée en ce qui me concerne.
Avec mes remerciements pour l'article.
Merci pour cet article intéressant et instructif. J'ai appris beaucoup sur cette littérature passée aux oubliettes, surpris du nombre d'autrices inscrites à la Société des gens de lettres en 1897... et je ne serai probablement pas le seul.
Sylvie de Tauriac a évoqué justement l'explication de leur disparition comme références eu égard à leurs thèmes d'écriture, limités aux problèmes des femmes et aux histoires d'amour.
Cet article la journée internationale des femmes est une manière de leur rendre justice.
MC
Trop de littérature tue la littérature, c'est bien connu.
@MBS
Dans mon commentaire, j’élargis le sujet à toutes les femmes, dans tous les domaines. Il faut prêter attention au sens des mots. Patrimoine signifie un héritage culturel ou non, aussi bien d’une femme que d’un homme. Probablement, le mot matrimoine pourrait se résumer à une transmission de femmes envers des femmes. Cela rejoindrait le terme sororité qui n’est pas l’opposé de fraternité. La sororité ne concerne que les femmes. La fraternité les hommes et les femmes. Ne pas commettre l’erreur de n’évoquer l’apport des femmes qu’une fois par an.
Les femmes ont toujours été présentes dans l’évolution humaine et dans tous les domaines. Je vous parle de mon expérience personnelle.
Il y a quelques années, je m’intéressais à la condition ouvrière du XIXe siècle. Entre autres, j’ai entendu une conférence d’un philosophe. Bien sûr, il a développé les idées de Karl Marx, d’Engels et d’autres. Lorsqu’il a évoqué Flora Tristan, il a mis en avant le fait qu’elle buvait de la bière dans les tavernes, comme les hommes. Il ne s’agit pas de la présenter ainsi, il fallait parler de son œuvre. Il aurait dû préciser si c’était une brune blonde.
Je me suis rétracté et je considérais cette femme comme quelqu’un qui singe les hommes. Je ne l’ai pas prise au sérieux. Ce n’est que trois ans après que je me suis dit, allons-y, prenons connaissance de cette brave buveuse de bière. Et j’ai été surpris par le courage, par la pensée d’une femme exceptionnelle. Elle est passée par la misère, par l’humiliation, par un mari qui la harcelait. Femme rebelle, femme courageuse, femme prolétaire et grande penseur du prolétariat. C’est elle qui est à l’origine l’union universelle des ouvriers et des ouvrières.
J’ai consacré un dossier à cette femme hors du commun. En publiant ce dossier, j’avais peur des réactions féministes qui auraient pu dire :
1, toi le mec, de quoi tu te mêles ?
2, c’est du paternalisme déguisé.
Finalement, qui connaît cette femme, son œuvre, ainsi que son combat ?
Je faisais également une recherche sur les penseurs anglo-saxons des dix-huitièmes et dix-neuvièmes siècles. Lorsque j’étudiais William Godwin, j’appris qu’il était marié avec Mary Wollstonecraft. Cette femme exceptionnelle a créé des œuvres majeures. Où sont les œuvres de cette femme morte jeune ? On connaît plus sa fille, Mary Schelley, qu’elle-même. Où se trouvent les traductions en français de ses œuvres par les féministes ? Qui évoque son action importante sur son époque ?
Dès que je le pourrai, après la lecture ardue en anglais de ses ouvrages, je lui consacrerai un dossier.
Ce qui est grave est que des féministes la considèrent en tant que martyre. Ce n’est là pas la question, ce qui est importance est de présenter son œuvre et son action. Pis, lui a consacré une statue laide et hideuse.
Je pourrais multiplier les exemples en parlant de Karoline von Günderode, la plus grande représentante du romantisme allemand. Pendant un siècle, elle a été effacée par son amant, un homme marié et abruti.
Les femmes ne sont pas présentes uniquement dans la littérature. Souvent là où on les attend le moins. Flora Tristan en représente l’exemple le plus frappant de la lutte ouvrière.
Contrairement à ce qui a été dit, les œuvres des femmes ne s’effacent pas prématurément. Leurs écrits sont toujours présents. Il est temps de sortir de l’idéologie, féministe ou non, pour présenter les œuvres des femmes, leurs actions. Ce serait se comporter d’une manière juste historiquement, honnête et avec rigueur.
Merci pour cet article intéressant. Les auteurs de sexe féminin disparaissent plus vite car elles se cantonnent dans un genre unique et leurs thèmes sont limités aux problèmes des femmes et aux histoires d'amour. Elles devraient écrire pout tout le monde. Il y a des exceptions, mais en général je trouve les jeunes écrivaines assez décevantes. @Sylvie de Tauriac